Martin Crimp
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Dartford, Kent,
(Martin Crimp est le deuxième à droite.)
| Naissance |
Dartford, Kent, |
|---|---|
| Activité principale |
dramaturge |
| Langue d’écriture | Anglais britannique |
|---|
Martin Crimp est un dramaturge britannique né le à Dartford dans le Kent.
Martin Crimp grandit à Londres et dans le Yorkshire de l'Ouest, puis étudie à l'université de Cambridge où il termine ses études en 1978.
Dans les années 1980, il débute avec une série de pièces[1] produites par l'Orange Tree Theatre à Richmond, dans la banlieue de Londres :
- Living Remains (1982)
- Four Attempted Acts (1984)
- Definitely the Bahamas (1987)
- Dealing With Clair (1988)
- Play With Repeats (1989)
En 1991, il effectue une résidence à New York. Il collabore par la suite avec le Royal Court Theatre où il monte les pièces suivantes :
- No One Sees the Video (1990)
- Getting Attention (1991)
- The Treatment (1993)
- Attempts on Her Life (1997)
- The Country (2000)
- Face to the Wall ()
Sont ensuite montées, à Londres, les pièces Cruel and Tender (Young Vic, 2004), Fewer Emergencies (Royal Court Theatre, 2005), The City (Royal Court Theatre, 2008) et In the Republic of Happiness (Royal Court Theatre, 2012).
Il est aussi l'auteur de plusieurs livrets d'opéra de George Benjamin : Into the Little Hill (2006), Written on Skin (2012), Lessons in Love and Violence (2018), et Picture a day like this (2023).
Il obtient le John Whiting Award for Drama en 1993. Son succès est maintenant[Quand ?] international.
Il a également traduit et adapté plusieurs pièces du répertoire classique, dont Les Bonnes de Jean Genet, Les Chaises d’Eugène Ionesco, Le Misanthrope de Molière et Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand[2].
Sur le théâtre de Crimp
Les pièces de Crimp traitent de la violence contemporaine avec cruauté et humour. Selon Élisabeth Angel-Perez[3], qui a traduit deux de ses œuvres de l’anglais vers le français, Crimp « construit un théâtre de la violence et du deuil »[4],[5] et, de manière expérimentale et radicale, « un théâtre post-humain qui s'articule sur la construction de l'absence[6]. »
Selon Heiner Zimmermann[7], on peut qualifier son œuvre de « postdramatique » dans la mesure où elle met en place une dramaturgie de l'après-Auschwitz rendant caduques les catégories habituelles du théâtre.