Martin Motte
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| Président Institut de stratégie comparée | |
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| depuis | |
| Secrétaire (d) Société des félibres de Paris | |
| - | |
Francis d'Abrigeon (d) Francis d'Abrigeon (d) | |
| Tuteur de l'Institut Bossuet (d) |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Martin Bruno René Motte |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) |
| Activité | |
| Conjoint |
Anne Motte (d) (depuis ) |
| Membre de | |
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| Directeur de thèse | |
| Distinctions | Liste détaillée Grand prix de l’Académie de marine () Abeille d'or (d) () Médaille de bronze de Florian () Chevalier de la Légion d'honneur () |
Une éducation géostratégique : la pensée navale française, de la Jeune École à 1914 (d) |
Martin Motte est un historien français. Il est notamment spécialiste de l'histoire de la stratégie.
Formation
Martin Bruno René Motte intègre l'École normale supérieure (promotion 1988)[1]. Il obtient l'agrégation d'histoire en 1991[2], puis un doctorat en 2001[3][source insuffisante].
Carrière professionnelle
Maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne en 2006, il est élu directeur d'études à l'École pratique des hautes études en 2014[réf. nécessaire].
Depuis 2022, il préside l'Institut de stratégie comparée[réf. nécessaire].
En 2025, il est fait chevalier de la Légion d'honneur au titre de ses activités d'enseignement et de recherche[4].
Engagement régionaliste
Mainteneur du Félibrige[1], il appartient à la Société des félibres de Paris, dont il est brièvement secrétaire entre 2015 et 2016[5]. Son investissement lui vaut par ailleurs la médaille de bronze de Florian en 2013[6].
Engagement militaire
Il est capitaine de corvette de réserve depuis 2011[7].
Production intellectuelle
Après un mémoire en 1990 sur Le Mouvement fédéraliste provençal de 1892[8], il oriente ses recherches vers l'histoire des relations internationales et de la stratégie. Pour la version publiée de sa thèse, Une éducation géostratégique : la pensée navale française, de la Jeune École à 1914, il reçoit le grand prix de l'Académie de marine dès 2005[1],[9].
En 2010, il dirige avec Georges-Henri Soutou un ouvrage collectif consacré à la pensée des relations internationales par Charles Maurras, dont Jean Klein estime qu'il vient « comble[r] une lacune dans l’historiographie française »[10],[11].
En 2013, il supervise avec Hervé Coutau-Bégarie une histoire des Approches de la géopolitique[12],[13],[14],[15]. La même année, il publie trois conférences (Le Bailli de Suffren, héros mistralien ; La Provence maritime dans l'œuvre de Mistral ; Une évocation de Louis Denis-Valvérane) données devant les Félibres de Paris, ouvrage qui lui vaut une Abeille d'or de l'Essaim de Salon-de-Provence[16].
En 2018, avec Jérôme de Lespinois, Soutou et Olivier Zajec, il livre un traité de stratégie intitulé La Mesure de la force, qui se veut dans la continuité des travaux de Coutau-Bégarie[17]. Rémy Hémez le range à cette occasion par les « meilleurs stratégistes français »[17].
Il retourne à Maurras en 2018, en lui consacrant une anthologie sous le titre L'Avenir de l'intelligence et autres textes[18]. Elle est jugée « complaisante » par Antoine Compagnon[19], tandis que Laurent Joly y voit une entreprise de « réhabilitation » du maître de Martigues[20].
