Marie de Vitry (morte en 1580) est une personne née de sexe féminin et pendue après avoir refusé de vivre «en état de fille», mentionnée par Michel de Montaigne[1],[2] et Ambroise Paré[3].
Originaire des environs de Chaumont en Bassigny, avec six ou sept filles des alentours, elle décide de vivre sous une identité de genre masculine et le prénom Marie[4].
S'installant à Vitry-le-François, Marie y travaille comme tisserand et se fiance une première fois mais la relation tourne court. Marie s'installe alors à Montier-en-Der et se marie ensuite avec une autre femme, le couple vit maritalement pendant cinq mois. À la suite d'une dénonciation, le tribunal prononce sa condamnation «ce qu'elle disoit aymer mieux souffrir que de se remettre en estat de fille.».
La sentence est exécutée par pendaison à Montier-en-Der vers .
↑Ambroise PARÉ, Les Œuvres d'Ambroise Paré ... divisées en vingt neuf livres. Reveues et augmentées par l'Autheur, peu auparavant son decez, (lire en ligne), p. 656
↑Audrey Gilles-Chikhaoui, «Henri Estienne, Ambroise Paré et Montaigne face à la confusion des genres: faits divers sur l'hermaphrodisme et le travestissement féminin à la Renaissance:», Littératures classiques, vol.N° 78, no2, , p.111–126 (ISSN0992-5279, DOI10.3917/licla.078.0111, lire en ligne, consulté le )