María (roman)
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| María (roman) | |
Couverture du roman María incluant un prologue de José María de Pereda (1899). | |
| Auteur | Jorge Isaacs |
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| Pays | |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Espagnol |
| Titre | María |
| Date de parution | 1867 |
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María est un roman de langue espagnole, écrit par l'écrivain colombien Jorge Isaacs. Publié en 1867, le seul roman de l'auteur est devenu l'une des œuvres les plus notables du romantisme de la littérature espagnole, et est considéré comme un des chefs-d'œuvre de la littérature hispano-américaine. Le roman relate l'histoire de personnages appartenant à des classes sociales différentes, et des histoires d'amours impossibles, dont celle d'Efraín et María.
Il commence à écrire les premiers chapitres du roman María en 1864 dans un campement appelé La Víbora (La Vipère) et situé sur les rives du río Dagua. Il finit l'écriture de son roman un an après[1] dans la maison paternelle située dans le quartier El Peñón à Cali [2] et achetée le [3]. Le texte de cette première édition est d'abord corrigé à Cali par son frère Alcides qui est professeur de grammaire, avant d'être envoyé à Bogotá pour être relu par José María Vergara y Vergara, Ricardo Carrasquilla, Ricardo Silva et José Manuel Marroquín. María est publié pour la première fois en à l'imprimerie de José Benito Gaitán et est tiré à 800 exemplaires, se vendant au prix de 1,60 $[A 1],[4]. Bien que ce soit un échec sur le plan économique, Jorge Isaacs ne recevant que 200 pesos pour les 200 exemplaires vendus, le livre est un succès littéraire, José Joaquín Ortiz déclarant dans le journal La Caridad, lecturas del hogar que les vers de ce volume « furent accueillis avec un rare enthousiasme ».
Deuxième édition
En 1869, la deuxième édition, corrigée par Miguel Antonio Caro, est réalisée à l'imprimerie de Medardo Rivas[B 1]. Dans cette nouvelle mouture, Isaacs décide notamment d'augmenter de deux ans l'âge de María[A 1]. Le succès de María est rapide. En effet, la première édition de cette œuvre apparaît en 1870 au Mexique, en 1874 en France, en 1882 en Espagne et en 1890 aux États-Unis[5].
Déroulé de l'histoire
María raconte plusieurs histoires d'amour impossibles, les personnages appartenant à des classes sociales ou ethnies différentes, et notamment celle entre Efraín et sa cousine María[6]. Alors que le jeune homme doit quitter son village du Cauca afin de poursuivre des études à Bogotá, il y laisse María qui est folle amoureuse de lui. Ils se revoient 6 ans plus tard, éprouvant toujours les mêmes sentiments l'un envers l'autre, mais Efraín doit de nouveau partir pour terminer ses études à Londres. À son retour, deux ans plus tard, il apprend par sa sœur Emma que María est morte durant son absence. Efraín demeurera inconsolable, pleurant sur la tombe de sa bien-aimée.