María Teresa Uribe

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María Teresa Uribe
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
MedellínVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Guillermo Hincapié Orozco (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

María Teresa Uribe de Hincapié, née le à Pereira et morte le à Medellín est une sociologue colombienne. Elle est connue pour ses recherches sur la construction de l'État colombien, les conflits armés et la violence que le pays a subi et l'étude du processus de post-conflit.

María Teresa Uribe naît le à Pereira[1]. Son enfance est marquée par la violence qui arrive régulièrement aux portes du cabinet de son père, médecin libéral et socialiste, qu'elle aide pour soigner les personnes blessées[2]. Cet épisode est marquant dans la suite de son parcours professionnel et elle y fait régulièrement référence dans ses choix intellectuels[1]. A 19 ans, María Teresa Uribe se marie avec l'ingénieur Guillermo Hincapié Orozco (es) et le couple déménage à Medellín (dont son mari est un temps maire) où ils ont trois enfants[3],[4]. Elle reprend des études de sociologie à l'Université pontificale bolivarienne et obtient une maîtrise en urbanisme à l’Université nationale de Colombie[1].

Elle travaille ensuite à l'Université pontificale bolivarienne de Medellín puis à l'Université d’Antioquia[1],[5]. Pendant plusieurs années, elle publie tous les dimanches une chronique humaniste dans le journal El Colombiano[6]. En 1998, elle doit quitter la Colombie pour l'Espagne durant six mois afin de fuir des menaces de mort[7]. Elle est ensuite revenue dans son pays pour continuer ses travaux[8].

María Teresa Uribe meurt le à Medellín ; la presse rend hommage à « l'une des intellectuelles en sciences sociales les plus importantes des dernières décennies »[8].

Travaux

Les recherches de María Teresa Uribe portent sur la violence, les conflits et la situation de post-conflit[8]. Elle s'appuie sur un travail de terrain avec une approche interdisciplinaire (historiographie, sociologie, philosophie politique, anthropologie...) qui rend difficile la catégorisation de son métier[1].

Elle montre, à travers sa reconstitution de la construction de l’État en Colombie à partir du 18e siècle, que s'applique le concept de « souveraineté violente »[1]. L’État colombien, en ne parvenant pas à assoir sa souveraineté, a conduit à une contestation de son monopole de la force par plusieurs groupes de populations, d'autant plus que le pouvoir, dans un contexte de droits humains, ne peut agir avec impunité[9]. Ses recherches pointent l'importance de la mémoire, mythique et réelle sur l'histoire, l'imaginaire et les conflits[10].

Elle étudie la violence à Medellín qu'elle relit aux inégalités et à l'exclusion de groupes sociaux dans la ville[11],[3].

Elle travaille également sur le post-conflit, montrant l'importance des récits collectifs, des auteurs comme des victimes, afin d'éclairer les actes des uns et des autres et construire une histoire nationale[7].

Engagement

Elle s'est à plusieurs reprises engagée pour une refonte des universités colombiennes[12].

Sa connaissance de la situation politique colombienne l'a conduite à participer au processus de concertation avec le Mouvement du 19 avril démilitarisé, à celui avec les milices populaires de Medellín et à l'assemblée nationale constituante[2].

Hommages et distinctions

  • Antioqueña de Oro qui récompense le leadership[3]
  • Doctorat honoris causa de l'Université d’Antioquia en 2015[1] ;
  • Mérite universitaire Francisco Antonio Zea en 2004[8]
  • Prix de la Recherche de l’Université d’Antioquia en 1999[8]

Publications

Références

Liens externes

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