María Victoria Fernández-España

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LégislatureIIe
PrédécesseurLeopoldo Torres
María Victoria Fernández-España
Illustration.
Fonctions
Deuxième secrétaire du Congrès des députés espagnol

(3 ans, 5 mois et 5 jours)
Président Gregorio Peces-Barba
Législature IIe
Prédécesseur Leopoldo Torres
Successeur José Manuel Paredes Grosso (es)
Troisième vice-présidente du Congrès des députés

(4 ans, 10 mois et 13 jours)
Président Fernando Álvarez de Miranda
Landelino Lavilla
Législature Constituante et Ire
Prédécesseur Poste créé
Successeur Josep Verde Aldea (es)
Députée aux Cortes Generales

(8 ans, 9 mois et 10 jours)
Élection
Réélection
Circonscription La Corogne
Législature Constituante, Ire et IIe
Groupe politique AP/CD (1977)
Mixte (03/1986)
Biographie
Nom de naissance María Victoria Fernández-España y Fernández-Latorre
Date de naissance
Lieu de naissance La Corogne (Espagne)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique AP
Profession Journaliste

María Victoria Fernández-España y Fernández-Latorre (/maˈɾia βiˈtoɾja fɛɾˈnãdɛθ ɛsˈpaɲa i fɛɾˈnãdɛð laˈtore/[a]) est une journaliste et femme politique espagnole, née le à La Corogne (Galice) et morte le à Madrid.

Elle est journaliste pour le journal galicien La Voz de Galicia pendant plus de quatre décennies. Elle siège au Congrès des députés entre et sous les couleurs d'Alliance populaire. Jusqu'en , elle en occupe l'une des quatre vice-présidences, étant la première femme à exercer une telle fonction. Elle se retire de la vie politique à l'issue des élections de 1986.

María Victoria Fernández-España y Fernández-Latorre naît le à La Corogne, dans un logement situé juste au-dessus des rotatives du journal La Voz de Galicia[1]. Elle reçoit le surnom de « Totora »[2].

Son oncle, Juan Fernández Latorre, était le fondateur de ce même journal[3].

Journaliste

María Victoria Fernández-España obtient sa licence en journalisme en [1] au sein de l'École officielle (es) (EOP)[4]. Elle épouse un an plus tard Felipe Fernández Armesto, également journaliste[5]. Elle écrit des articles pour La Voz de Galicia sous le pseudonyme de Victoria Armesto pendant plus de 40 ans[2].

Après avoir vécu en Allemagne puis aux États-Unis, où son époux est correspondant pour le journal La Vanguardia, elle s'installe de nouveau en Galice en . Le couple acquiert la propriété de la Casa Grande de Xanceda, sur le territoire de la commune de Mesía, et y installe une exploitation agricole tournée vers l'élevage[1]. Elle publie trois ans plus tard La Galicia feudal, un livre sur l'histoire médiévale galicienne[2].

Députée au Congrès

À la demande du parti Alliance populaire (AP), María Victoria Fernández-España  qui n'a jamais milité en politique  se présente aux élections constituantes du 15 juin 1977 dans la circonscription de La Corogne[6].

Le , elle est élue troisième vice-présidente du Congrès des députés[b]  un poste créé par le nouveau règlement de l'assemblée  par 33 voix favorables[7],[8]. Son élection provoque une insatisfaction parmi les députés galiciens de l'Union du centre démocratique (UCD), qui voient une personnalité extérieure à leur parti accéder à une importante responsabilité institutionnelle[9]. Elle est la première femme à exercer la vice-présidence du Congrès[2]. Elle accède le à la présidence de la section d'Alliance populaire dans la province de La Corogne[10].

À la suite des élections générales du 1er mars 1979, elle est reconduite comme troisième vice-présidente avec 34 voix en sa faveur. Elle bénéficie du soutien des députés de l'UCD, ce qui lui permet de ne pas être rétrogradée comme quatrième vice-présidente par le communiste Ignacio Gallego, soutenu de son côté par le Parti socialiste, lors du vote du [11]. Lors de la séance de constitution définitive du Congrès tenue le suivant, le bureau est appelé à être confirmé, mais lors du scrutin, elle recueille autant de suffrages qu'Ignacio Gallego, soit 45 voix chacun ; le second vote destiné à les départager dans l'ordre protocolaire résout cette égalité au bénéfice de María Victoria Fernández-España, qui reçoit 161 voix contre 118 au député communiste[12]. Elle est la femme occupant la plus haute responsabilité institutionnelle en Espagne jusqu'en [2], lorsque Soledad Becerril est nommée ministre de la Culture.

Après que le projet de statut d'autonomie de la Galice a été remis aux Cortes Generales le , elle signale que le texte ne devrait pas être trop retouché dans la mesure où il ne comprend pas de dispositions conflictuelles, tout en considérant qu'il « marginalise [la Galice] » alors « les autres régions plus développées ont connu la croissance grâce à l'épargne et au travail des Galiciens émigrés »[13]. Elle est désignée deux mois plus tard pour siéger à la délégation parlementaire chargée d'étudier le projet de loi aux côtés des membres de la commission constitutionnelle, étant la seule représentante de la Coalition démocratique[14]. Elle indique le , au lendemain du vote du projet de loi en commission parlementaire, « ne pas aimer ce statut » et dénonce que l'UCD a tenté d'en négocier le contenu avec le seul PSOE, qui a finalement fait part de son opposition[15].

Réélue présidente d'AP dans la province de La Corogne en contre le candidat soutenu par la direction nationale avec 248 voix favorables contre 139[16], elle est confirmée plus tard dans l'année comme tête de liste pour les élections générales du 28 octobre 1982[17], elle continue de siéger au bureau du Congrès, mais change de poste puisqu'elle devient le deuxième secrétaire[c] avec 104 voix[18].

Fin de carrière politique

María Victoria Fernández-España indique le qu'elle quitte Alliance populaire et le groupe parlementaire associé pour intégrer le groupe mixte. Elle justifie sa décision par le fait qu'AP appelle ses militants à s'abstenir lors du référendum sur le maintien de l'OTAN convoqué une semaine plus tard. Au cours d'une conférence de presse organisé au palais des Cortès, elle explique que pour elle, cette position équivaut à dire non à l'OTAN, donc non à l'Europe[19].

Deux mois après son renoncement, elle accepte d'être candidate en deuxième position sur la liste du parti centriste et régionaliste Coalition galicienne (es) (CG) dans la circonscription de La Corogne[20]. La CG ne remporte aucun siège dans la province, ce qui met un terme à son parcours parlementaire. Elle devient en vice-présidente du conseil d'administration de La Voz de Galicia[6].

Mort

Notes et références

Voir aussi

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