Massacre d'Hébron (1517)
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Le Massacre d'Hébron de 1517 désigne des violences survenues dans la ville d’Hébron lors de la conquête ottomane du Levant, s’inscrivant dans une période de désordres affectant plusieurs villes de la région, notamment Safed, sans qu’il soit possible d’établir une coordination directe entre ces événements.
Une partie de la communauté juive de la ville fut victime d’attaques violentes : certains furent attaqués, certains furent tués ou blessés, et des biens pillés, dans le contexte de l’arrivée de troupes ottomanes dans la région. Ces violences sont rapportées notamment dans des témoignages contemporains et analysées par des historiens modernes dans le contexte des troubles accompagnant la transition du pouvoir mamelouk à ottoman.
Un compte rendu de ce massacre, qui intervint peu après que les Ottomans eurent pris le contrôle de la Palestine dans la guerre qu'ils firent aux Mamelouks de 1516 à 1517, fut rédigé par Japhet ben Manassé en 1518. Il relate l'attaque qui a été lancée par les troupes turques dirigées par Mourad Bey, l'adjoint du sultan de Jérusalem, et la manière dont les Juifs furent attaqués, battus et les femmes violées. Un grand nombre furent tués, leurs maisons et leurs commerces pillés et saccagés. Selon Fred Skolnik (en), « le fait que le représentant du sultan se soit donné la peine d'envoyer son armée piller Hébron […] prouve que les juifs d'Hébron avaient des biens considérables ». Alan David Crown, professeur émérite d'histoire des peuples sémites de l'Université de Sydney évoque une révolte locale contre le nouveau régime ottoman.
Les survivants du massacre fuirent à Beyrouth. Seize ans plus tard, en 1533, une communauté juive se réinstalla à Hébron[1],[2],[3],[4].