Massacre de Kamani
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Le massacre de Kamani se déroula le durant le conflit abkhazo-géorgien. Il fut perpétré contre les habitants géorgiens de Kamani (un petit village situé au nord de Sokhoumi, en Abkhazie), principalement par les milices armées des séparatistes abkhazes et leurs alliés de Russie et de la Confédération des Peuples des Montagnes du Nord-Caucase (CPMNC). Cet acte devint une partie de la campagne sanglante des sécessionnistes, connu sous le nom de nettoyage ethnique des Géorgiens en Abkhazie.
Durant la Guerre d'Abkhazie (1992-1993), les villages des alentours de la rivière Goumista (nord et est de Sokhoumi), tels que Kamani, Chroma et Atchadare, étaient principalement peuplés par des Géorgiens.
Toutefois, la région était très importante stratégiquement car elle permettait aux unités motorisées d'atteindre Sokhoumi, la capitale de la république autonome. Après la tentative échouée de prendre Sokhoumi par l'ouest, les formations abkhazes et leurs alliés dévièrent leur offensive sur les côtés nord et est de la ville. Le , sous les directives militaires russes et sous un support naval, les Abkhazes et leurs alliés (CPMNC) arrivèrent à Otchamtchira et attaquèrent les villages de la région de la rivière Goumista. La Garde nationale géorgienne, des unités de volontaires et des bataillons constitués de civils furent pris par surprise. Le côté géorgien n'espérait en effet pas une attaque ennemie des flancs nord et est de Sokhoumi. Pour cette raison, la bataille fut sanglante et les Géorgiens perdirent 500 hommes en près d'une heure de combat[1]. La barrière défensive de Sokhoumi fut également brisée et le , les détachements abkhazes, russes et nord-caucasiens et le Bataillon Bagramian (Arméniens) pilonnèrent les villages d'Akhalcheni, Gouma et Chroma (district de Sokhoumi). Les résidents de ces villages furent alignés et massacrés. La dernière offensive se déroula le dans le village de Kamani. Kamani était un village svane (les Svanes sont, avec les Mingréliens, la principale ethnie géorgienne vivant en Abkhazie) qui contenait une église orthodoxe (nommée d'après Saint Georges de Lydda) et un couvent habité par des prêtres et des nones).
