Massacre de Kiryat Shmona
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| Massacre de Kiryat Shmona | |
L'étage de l'immeuble où s'étaient réfugiés les assaillants. | |
| Localisation | Kiryat Shmona, Israël |
|---|---|
| Coordonnées | 33° 13′ nord, 35° 34′ est |
| Date | |
| Type | prise d'otage, fusillade |
| Organisations | Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général |
| Mouvance | Nationalisme palestinien |
| modifier |
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Le massacre de Kiryat Shmona est une attaque terroriste menée par trois membres du Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général contre des civils à Kiryat Shmona, en Israël, pendant la fête juive de Pessah, le . Dix-huit personnes ont été tuées, dont huit enfants, et seize personnes ont été blessées.
Kiryat Shmona est un petite ville israélienne près de la frontière israélo-libanaise[1],[2]. Au petit matin du , trois membres du Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général traversent la frontière du Liban vers Israël. Ils entrent d'abord dans l'école primaire Janusz Korczak, mais les salles de classe étant vides en raison de la fête juive de Pessah, les assaillants passent inaperçus pendant plus d’une heure. Ils entrent ensuite dans un immeuble et y tuent plusieurs résidents. Ils font de même dans un autre immeuble où ils se barricadent ensuite dans le dernier étage après avoir pris plusieurs otages[2]. Ils affirment qu'ils les tueront à midi si leurs exigences (libération de Kōzō Okamoto et de cent fedayins) ne sont pas accomplies. Ce n'est qu'après plusieurs heures d'échanges de coups de feu que les soldats israéliens finissent par rentrer dans le bâtiment. Il reste alors peu de temps avant l'ultimatum. Selon les autorités israéliennes, c'est lors d'un échange de tirs avec des soldats israéliens que le sac à dos rempli d'explosifs d'un des assaillants explose, les tuant tous en même temps[3], tandis que le FPLP affirme qu'ils se sont fait exploser volontairement[3].
Dix-huit personnes ont été tuées, dont huit enfants. Deux des Israéliens tués étaient des soldats et les autres étaient des civils[3],[4]. Seize personnes ont été blessés[1].
Revendication
Le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général a revendiqué l'attaque dans un communiqué où il exigent la libération de fedayins détenus dans les prisons israéliennes[2].
Réactions internationales
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Abba Eban, a exprimé sa déception face à la réaction des médias égyptiens, après qu'Israël ait espéré que le traité de désengagement israélo-égyptien de 1974 signifiait « un nouveau vent de changement soufflant du Caire »[4].
François Mitterrand, candidat à la présidentielle, a adressé un télégramme de condoléances au Premier ministre israélien Golda Meir pour « l'agression criminelle qui a frappé une fois de plus des victimes civiles innocentes »[4]. Plusieurs jours après les faits, le ministre des affaires étrangères Michel Jobert condamne aussi le massacre, mais affirme qu'il ne peut pas justifier des frappes punitives au Liban[4].
