Massacre de Makombo
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Massacres de Makombo | |||
| Date | 14 - | ||
|---|---|---|---|
| Lieu | Makombo, |
||
| Victimes | Civils congolais | ||
| Morts | 321[1] | ||
| Prisonniers | 250[1] | ||
| Auteurs | |||
| Ordonné par | Lieutenant-colonel Binansio Okumu, dit Binany[1] Commandant Obol[1] |
||
| Coordonnées | 1° 37′ 00″ nord, 30° 10′ 00″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo
Géolocalisation sur la carte : Afrique
| |||
| modifier |
|||
Le massacre de Makombo fut un massacre des populations des localités de Makombo, Tapili et Mabanga en Haut-Uele entre le 14 et le par les forces des LRA (Armée de résistance du Seigneur) en république démocratique du Congo. Ce massacre a fait d'après diverses sources plus de 300 morts[2].
L'information ne se répandit dans les medias internationaux qu'en , soit 3 mois après les faits[3]. Il est donc intéressant de retracer la chronologie des évènements et leur communication par les médias, organisations gouvernementales et non-gouvernementales:
- : Mgr Julien Andavo Mbia rapporte le massacre commis le par des miliciens de la LRA dans sa paroisse de Tapili et appelle à l'aide. Il nie l'arrestation d'un membre de la LRA à Tapili le par le gouvernement, comme l'aurait rapporté Radio Okapi, une radio congolaise soutenue par l'ONU[4].
- : Le journal zaïrois Itimbiri ya Sika rapporte le massacre[5].
- : Terre sans frontière reprend l'entretien avec l'évèque[6].
- : L'ONG Human Rights Watch (HWR) publie un rapport issu d'une enquête menée du 18 au [7],[8]. Selon HRW, au moins 321 personnes ont été tuées et 250 enlevées dont 80 enfants[1]. Il indique dans son communiqué :
« Les forces de la LRA ont attaqué au moins 10 villages, capturant, tuant et enlevant des centaines de civils, y compris des femmes et des enfants. La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes que les combattants de la LRA ont d'abord ligotés, avant de les tuer à coups de machettes ou de leur écraser le crâne à coups de hache et de lourds gourdins. Au moins 13 femmes et 23 enfants figuraient parmi les victimes, dont la plus jeune, une fillette de 3 ans, a été brûlée vive. Les combattants de la LRA ont attaché certaines victimes à des arbres avant de leur écraser le crâne à coups de hache[1]. »
- : La division des droits de l'homme de la Monuc (la mission de l'ONU en RDC) publie les conclusions d'une enquête menée mi-mars, soit deux semaines plus tard que celle d'HWR. Celles-ci confirment les informations rapportées précédemment. Le rapport ferait état d'au moins 290 morts et environ 150 enlèvements[9]. Le rapport détaillé n'est pas encore disponible.