Massacre de la grotte de Goyang Geumjeong

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DateDu 9 au 31 octobre 1950[1]
LieuGoyang, province du Gyeonggi, Corée du Sud
VictimesIndividus et membres de leur famille soupçonnés d'être communistes ou sympathisants communistes[2]
Massacre de la grotte de Goyang Geumjeong
Date Du 9 au 31 octobre 1950[1]
Lieu Goyang, province du Gyeonggi, Corée du Sud
Victimes Individus et membres de leur famille soupçonnés d'être communistes ou sympathisants communistes[2]
Type Massacre
Morts 153[3],[4]
Auteurs Police sud-coréenne[2]
Motif Anticommunisme
Guerre Guerre de Corée
Coordonnées 37° 41′ 58″ nord, 126° 46′ 49″ est
Géolocalisation sur la carte : Corée du Sud
(Voir situation sur carte : Corée du Sud)
Massacre de la grotte de Goyang Geumjeong
Localisation de Goyang dans la province du Gyeonggi.

Le massacre de la grotte de Goyang Geumjeong (en coréen : 고양 금정굴 민간인 학살 ; hanja : 高陽衿井窟民間人虐殺 ; litt. « massacre de civils de la grotte de Goyang Geumjeong »)[1],[4] est un crime de guerre commis entre le et le par la police sud-coréenne à Goyang, dans la province du Gyeonggi, en Corée du Sud[2]. Il fait 153 victimes civiles[1],[4],[5].

Après la victoire de la Seconde bataille de Séoul (en), les autorités sud-coréennes arrêtent et exécutent sommairement plusieurs personnes soupçonnées de sympathiser avec la Corée du Nord, ainsi que les membres de leur famille[4]. Les tueries de Goyang coïncident avec le massacre de Namyangju (en), dans la ville voisine de Namyangju[6].

En 1995, les corps des 153 victimes sont exhumés par leurs familles[7].

En , la Commission Vérité et Réconciliation (en) exige du gouvernement sud-coréen qu'il présente des excuses et érige un monument en mémoire des victimes[7]. Le gouvernement ne manifeste cependant aucune intention de donner suite à cette recommandation[7]. En 2007, la Commission exige de nouveau du gouvernement qu'il présente des excuses, verse des indemnités et érige un mémorial pour les victimes ; le gouvernement refuse de nouveau[8],[9],[5]. La Commission Vérité et Réconciliation précise également que la plupart des victimes, dont huit adolescents et sept femmes, n'avaient aucun lien avec des rebelles[5].

Le , le tribunal central de Séoul ordonne au gouvernement sud-coréen de présenter des excuses, de verser des réparations et de financer un mémorial destiné aux familles des victimes[1].

Notes et références

Liens externes

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