Massimo Borghesi
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activités |
| Site web |
|---|
Massimo Borghesi, né en 1951 à Sansepolcro, est un philosophe italien.
Massimo Borghesi obtient son diplôme universitaire de l’université de Pérouse en 1974. Sa thèse porte sur un aspect de la pensée hégélienne, plus précisément sur sa compréhension de la figure de Jésus-Christ, notamment dans ses Theologische Jugendschriften, et sur l’évolution de sa pensée au cours des dernières années. Sa thèse était dirigée par le professeur Armando Rigobello. Après un séjour comme enseignant-chercheur à l’université de Rome « Tor Vergata », il est nommé professeur associé en histoire de la philosophie morale à l’université du Salento[1].
Par la suite, il enseigné également à la Pontificia facoltà teologica San Bonaventura, ainsi qu’à l’Université pontificale urbanienne et à l’université de Pérouse, où il avait lui-même fait ses études[1].
Il est membre du comité de rédaction de plusieurs revues philosophiques italiennes, telles que Quaderni leif, Studium, Atlantide et le Nuovo giornale di filosofia della religione[1].
Il reçoit le prix Capri-San Michele en 2013 et le prix Lucio Colletti en 2023[1].
Pensée
Philosophe catholique, Massimo Borghesi s’est principalement intéressé aux questions liées à l’athéisme contemporain déferlant, apparu au xxe siècle, et au concept de sécularisation, né au siècle des Lumières. Il a analysé et défendu le pontificat du pape François, le préservant des attaques de ceux qui le jugeaient inapte à cette fonction en raison de son ignorance supposée et de son manque de formation théologique approfondie et rigoureuse, notamment comparée à celle de son prédécesseur, le pape Benoît XVI, considéré comme l’un des plus grands théologiens de notre temps[2].
Il voyait chez le pape argentin une pensée profonde et articulée, fondée avant tout sur le concept de coincidentia oppositorum, une théorie développée il y a plusieurs siècles par le théologien allemand Nicolas de Cues ; cette polarité – selon Borghesi –, représente la manière dont le 266e pontife de l’Église catholique conçoit l’Église elle-même, se plaçant entre deux pôles extrêmes, qui sont réconciliés par l’intervention de la Divine Providence, exactement comme dans la doctrine hégélienne, l’Aufhebung permettant de surmonter – dans le processus historique –, les moments dialectiques de la thèse et de l’antithèse, justifiant ainsi la rationalité de la réalité, même l’horreur de la Shoah et de l’Aktion T4[2]. Ce qui a été déterminant pour la formation spirituelle de Jorge Mario Bergoglio et pour l’élaboration de cette doctrine – affirme Borghesi –, c’est la théorie de la polarité d’origine guardinienne, ainsi que la rencontre immatérielle avec les écrits d’Alberto Methol Ferré, d’Ignace de Loyola, de Gaston Fessard, d’Henri-Marie de Lubac, d’Amelia Podetti et d’autres penseurs qui se sont interrogés sur l’œuvre de l’Église et le catholicisme[3].