Massimo Cerulo
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Massimo Cerulo, né en 1980 à Rossano (Italie), est sociologue et universitaire spécialisé dans la sociologie des émotions et de la culture. Professeur titulaire à l'université « Federico II » de Naples[1], il est directeur de recherche invité à l'EHESS[2] à Paris et chercheur associé au laboratoire CERLIS[3] (CNRS) de l'Université Sorbonne Paris Cité.

Formation et carrière
Diplômée de l'Université de la Calabre en sociologie (2004) dans l'école de Paolo Jedlowski avec lequel il obtient un doctorat sur la question sociologique de la vie quotidienne (2007). Il obtient son diplôme de spécialisation en sciences de la culture à l'École Supérieure Fondazione San Carlo de Modène, sous la direction de Remo Bodei et en suivant les cours, entre autres, de Wolfgang Schluchter, Marc Augé et Kurt Flasch[4].
Après plusieurs années d'études et de recherche à l'étranger, notamment en France et en Allemagne, Massimo Cerulo est revenu en Italie en 2012 pour occuper un poste de chercheur universitaire à l'Université de Turin. Depuis 2018, il est chercheur associé au laboratoire CERLIS (CNRS) de l'Université Sorbonne Paris V Descartes, où il suit, depuis plusieurs années, les cours de Danilo Martuccelli. Depuis 2019, il est professeur associé à l'Université de Pérouse, au sein de l'Institut de sociologie fondé par Franco Crespi, l'un des « pères fondateurs » de la sociologie en Italie, Franco_Crespi.
Depuis 2022, il est directeur d'études invité à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris (laboratoire IIAC), où il travaille aux côtés de Jean-Bernard Ouédraogo. Depuis 2022, il est également professeur titulaire de sociologie au département des sciences sociales de l'Université « Federico II » de Naples[5].
Il écrit pour le HuffPost[6] et participe régulièrement aux émissions culturelles de la chaîne de radio-télévision suisse RSI[7] et de la chaîne italienne RAI[8].
Recherches
Ses travaux portent principalement sur la sociologie des émotions et l'histoire de la pensée sociologique. Il a fait découvrir en Italie certains aspects de la théorie sociale de grands noms de la sociologie, tels que Pierre Bourdieu, Fred Davis, Benita Luckmann, Arlie R. Hochschild et Gabriel Tarde.
En ce qui concerne l'étude sociologique des émotions[9], il s'inscrit dans le courant dit « interactionniste », qui considère principalement que la construction sociale des manifestations émotionnelles dépend des repères culturels dans lesquels les individus évoluent. En ce sens, il a démontré dans ses travaux que l'expression émotionnelle dépend à la fois des processus de socialisation, du rôle professionnel occupé et donc du pouvoir détenu, ainsi que des objectifs que l'on souhaite atteindre au cours de l'interaction sociale.
Sa théorie a été accusée de « réductionnisme sociologique », dans la mesure où elle ne tient pas compte des aspects biologiques de l'action humaine, se concentrant trop sur les aspects affichés par l'individu – ce qu'on appelle le masque – plutôt que sur ses valeurs intérieures.
Publications
- Segreto, il Mulino, Bologna, 2025 (ISBN: 978-88-15-39227-5).
- Sociologia delle emozioni. Autori, teorie, concetti, il Mulino, Bologna, 2024 (ISBN: 978-88-15-38980-0).
- The Emotions in the Classics of Sociology. A Study in Social Theory, Routledge, London-New York, 2022 (ISBN: 9780367542566).
- Émotions et dynamiques sociales : règles et expressions dans l'interaction quotidienne, PULM, Montpellier, 2021 (ISBN 978-2-36781-382-0).
- Andare per Caffè storici, il Mulino, Bologna, 2021 (ISBN: 978-88-15-29257-5).
- Le printemps adorable a perdu son odeur. Benjamin, Simmel et l’expérience de la modernité : réflexions sociologiques, « Sociétés », n° 155, 1, 2022, pp. 55-70 (ISSN: 0765-3697).
- Simmel, the Emotions and the Tragic Nature of the Love Bond, «Simmel Studies», 25 (2), 2021, pp. 55-83 (ISSN: 2512-1022).
- L’étude sociologique des émotions dans la société du capitalisme. Dialogue avec Eva Illouz, «Rassegna Italiana di Sociologia», 4, 2018, pp. 815-830 (ISSN: 0486-0349).
