Le Masters 2026 est la 90eédition du Masters, disputée du 9 au à l’Augusta National Golf Club d’Augusta, dans l’État de Géorgie aux États-Unis. Il constitue le premier des quatre tournois majeurs de la saison de golf masculin, devant l’Open américain, l’Open britannique et le Championnat de la PGA. Le tournoi réunit un champ de 91 joueurs invités selon des critères de qualification spécifiques, propres à l’épreuve, mêlant anciens vainqueurs, lauréats récents de tournois majeurs, joueurs les mieux classés au classement mondial et quelques invitations discrétionnaires.
Tenant du titre, Rory McIlroy remporte l’épreuve pour la deuxième année consécutive et signe à cette occasion son sixième titre en tournoi majeur. Longtemps en difficulté lors du tour final, dépassé notamment par Cameron Young et Justin Rose, il parvient à renverser la situation dans la seconde partie du parcours, notamment sur l’«Amen Corner», pour s’imposer avec un score de −12, devançant d’un coup Scottie Scheffler.
Ce succès permet à McIlroy de réaliser un doublé rare au Masters, une performance que seuls quelques joueurs, dont Jack Nicklaus, Nick Faldo et Tiger Woods, avaient accomplie auparavant[1].
Différentes catégories de qualifications 2026
Le Masters a la particularité de rester officiellement un tournoi majeur sur invitation, cependant il y a un processus de qualification défini. En théorie, le club peut refuser tout participant qualifié. Lors de cette édition 2026, 91 golfeurs ont reçu leur invitations[2].
Les golfeurs invités doivent remplir au moins une de ces conditions[2]:
Les anciens vainqueurs du Masters.
Les cinq derniers vainqueurs de l'Open américain, de l'Open britannique et du Championnat de la PGA.
Le Masters se joue sur quatre jours avec un parcours quotidien de 18 trous. Au total, les golfeurs ayant passé le cut auront disputé 72 trous (sans compter les play-offs). Au deuxième jour, les 44 premiers ou les golfeurs étant à dix coups du leader poursuivent le tournoi après le cut.
Compétition du par 3
Précédant le tournoi, une compétition annuelle sur un parcours de 9 trous composé uniquement de par 3 est organisée le mercredi . En 2026, le vainqueur est Aaron Rai.
Le tournoi
Premier tour : McIlroy et Burns en tête à l’issue du premier tour
Le premier tour du 90e Masters, disputé le à l’Augusta National Golf Club, est marqué par la prise de pouvoir du tenant du titre Rory McIlroy, qui rend une carte de 67 (−5) et partage la tête avec l’Américain Sam Burns[3].
McIlroy réalise l’une de ses meilleures entames dans le tournoi géorgien, s’appuyant notamment sur une grande efficacité sur les par 5, joués largement sous le par[3]. Malgré une relative imprécision au drive — avec plusieurs mises en jeu égarées — le Nord-Irlandais compense par la qualité de son jeu de fers et de putting, particulièrement sur le retour, où il enchaîne plusieurs birdies. Cette carte constitue sa meilleure ouverture au Masters depuis plusieurs années et confirme son aisance retrouvée à Augusta après son succès de 2025[4].
Burns, co-leader, se distingue par une performance très complète, reposant sur une grande précision dans l’attaque des greens (16 greens en régulation sur 18) et une gestion optimale des trous longs, avec notamment un eagle au trou n°2 et plusieurs birdies sur les par 5[4]. Il signe à cette occasion l’une de ses meilleures performances en tournoi majeur[4].
Derrière les leaders, un trio composé de Jason Day, Patrick Reed et Kurt Kitayama pointe à deux coups (69, −3), confirmant leur régularité sur un parcours déjà exigeant dès le premier tour. Plusieurs prétendants au titre restent en embuscade, parmi lesquels le numéro un mondial Scottie Scheffler, ainsi que Justin Rose, Shane Lowry et Xander Schauffele, tous auteurs d’une carte de 70 (−2), dans des conditions de jeu rendues plus sélectives par l’assèchement progressif des greens[4].
À l’inverse, certains favoris connaissent une entrée en matière plus délicate. Le vainqueur de l’édition 2023, Jon Rahm, se retrouve en difficulté après un triple bogey concédé sur le retour, compromettant sa position au classement provisoire[3]. De même, Bryson DeChambeau (76) et Matt Fitzpatrick (74) cèdent déjà du terrain, hypothéquant leurs chances de jouer les premiers rôles dès l’entame du tournoi[3],[4].
Au terme de cette première journée, le classement reste néanmoins resserré, conformément à la tradition du Masters, où les écarts limités après le premier tour laissent encore ouverte la lutte pour la victoire.
Deuxième tour : McIlroy creuse l’écart après le deuxième tour
Le deuxième tour du Masters, disputé le , est marqué par la nette domination de Rory McIlroy, qui prend seul la tête du tournoi avec un score cumulé de 132 (−12)[5]. Auteur d’une carte de 65 (−7), meilleure performance de la journée, le Nord-Irlandais creuse un écart significatif de six coups sur ses poursuivants, Sam Burns et Patrick Reed (−6)[5],[1].
McIlroy confirme son excellent début de tournoi en livrant une prestation complète, caractérisée par une grande précision dans le jeu long et une efficacité remarquable sur les greens[5]. Après un début de parcours solide, il accentue son avance dans la seconde moitié du tracé, notamment dans l’«Amen Corner» et sur les derniers trous, où il enchaîne plusieurs birdies consécutifs[5]. Cette performance lui permet d’établir l’un des écarts les plus importants enregistrés à mi-tournoi dans l’histoire récente du Masters.
Les conditions de jeu évoluent sensiblement au cours de cette deuxième journée, avec des greens de plus en plus fermes et rapides, rendant les attaques de drapeaux particulièrement délicates. Dans ce contexte, la gestion des trajectoires et des zones d’atterrissage devient déterminante, favorisant les joueurs les plus précis dans le jeu de fers.
Parmi les performances notables, Tyrrell Hatton réalise l’un des meilleurs scores du jour (66, −6), se distinguant notamment par une précision exceptionnelle en touchant l’ensemble des greens en régulation[5]. De son côté, Jon Rahm se reprend après un premier tour difficile et parvient à franchir le cut de justesse, prolongeant sa série de week-ends disputés à Augusta[5].
À l’inverse, plusieurs joueurs de premier plan quittent prématurément le tournoi, dont Bryson DeChambeau, éliminé après une deuxième carte au-dessus du par[5]. Le cut est fixé à +4, réduisant le champ pour le week-end[5].
À mi-parcours, McIlroy se trouve ainsi en position idéale pour conserver son titre, une performance rare dans l’histoire du Masters, tandis que ses poursuivants abordent les deux derniers tours avec l’obligation de combler un écart conséquent sur un parcours réputé pour sanctionner la moindre erreur[5].
Troisième tour : McIlroy rejoint en tête, le tournoi relancé
Le troisième tour du Masters, disputé le , relance entièrement le tournoi. Leader avec six coups d’avance à l’issue de la veille, Rory McIlroy rend une carte de 73 (+1), sa première au-dessus du par de la semaine, et voit son avance disparaître. Il est rejoint en tête du classement par l’Américain Cameron Young, auteur d’un 65 (−7), pour un total de 205 (−11)[6],[1].
En difficulté dès le début de la journée en raison d’une mise en jeu irrégulière, McIlroy concède plusieurs erreurs, notamment sur l’«Amen Corner», où il enchaîne un double bogey au trou n°11 puis un bogey au 12[6],[1]. Malgré un sursaut sur le retour avec deux birdies consécutifs, il ne parvient pas à conserver son avance et aborde le dernier tour en position de co-leader[6].
À l’inverse, Cameron Young réalise la meilleure performance du jour[6]. Très offensif, il profite de conditions de jeu favorables pour signer un aller particulièrement efficace, avant de confirmer sur le retour[6]. Cette carte de 65 lui permet de revenir à hauteur de McIlroy et de s’offrir une position idéale avant le tour final, dans l’optique de décrocher un premier titre majeur[6].
Derrière le duo de tête, Sam Burns se maintient au contact avec une carte de 68 (−4) et occupe seul la troisième place à un coup (−10)[6]. Un groupe de poursuivants composé de Shane Lowry (−9), auteur notamment d’un trou en un au trou n°6, ainsi que Jason Day et Justin Rose (−8), reste en embuscade à l’approche du dernier tour[6].
Plus loin, le numéro un mondial Scottie Scheffler signe l’une des performances marquantes de la journée avec une carte de 65 (−7), lui permettant de remonter au classement à −7[6]. Malgré un retard conséquent, il demeure en position d’outsider pour la victoire[6].
Dans des conditions de jeu favorables au score, ce troisième tour, traditionnellement considéré comme le «moving day», resserre significativement le classement, avec de nombreux joueurs regroupés en quelques coups[6]. À l’issue de la journée, le tournoi apparaît ouvert, opposant un McIlroy en quête d’un doublé à une concurrence relancée à la veille du tour final[6].
Quatrième tour : McIlroy s’impose et conserve son titre
Le quatrième tour du Masters, disputé le , voit Rory McIlroy remporter le tournoi pour la deuxième année consécutive, avec un score total de 276 (−12)[7]. Auteur d’une carte de 71 (−1), le Nord-Irlandais s’impose avec un coup d’avance sur le numéro un mondial Scottie Scheffler (−11), au terme d’un dernier tour marqué par de nombreux retournements de situation[7].
Co-leader au départ de la journée avec Cameron Young, McIlroy connaît un début de parcours difficile, notamment en raison d’un putting défaillant[7]. Un double bogey au trou n°4 lui fait perdre du terrain, permettant à ses principaux concurrents de prendre l’ascendant[7]. À mi-parcours, plusieurs joueurs, dont Justin Rose et Russell Henley, se retrouvent en position de menacer la tête du classement, tandis que Scheffler progresse progressivement grâce à une carte solide[7].
Le tournant du tournoi intervient sur les neuf derniers trous, et plus particulièrement dans l’«Amen Corner»[7]. Alors que Rose prend brièvement les commandes, McIlroy retrouve son efficacité et réalise une série de coups décisifs, notamment avec des birdies aux trous n°12 et 13, lui permettant de reprendre seul la tête[7]. Sa précision retrouvée dans le jeu de fers et sa gestion des moments clés lui permettent de creuser un écart que ses poursuivants ne parviennent pas à combler[7].
Derrière lui, Scheffler signe une carte de 68 (−4) et se rapproche en fin de parcours, sans toutefois parvenir à revenir à hauteur[7]. Un groupe de joueurs composé de Tyrrell Hatton, Russell Henley, Justin Rose et Cameron Young termine à la troisième place ex æquo (−10), après avoir été tour à tour en position de jouer la victoire[7].
Malgré un bogey sur le dernier trou, McIlroy conserve son avantage et s’impose pour la deuxième année consécutive à Augusta[7]. Il devient ainsi le premier joueur depuis Tiger Woods en 2002 à réaliser un doublé au Masters, et porte à six son nombre de titres en tournois majeurs[7]. Cette victoire, obtenue au terme d’un tournoi marqué par une forte adversité et une remontée décisive lors du dernier tour, confirme son statut parmi les joueurs majeurs de son époque[7].
Notes et références
1234Laurent Louët, «Masters 2026: veste verte doublée pour Rory McIlroy!», Le Figaro, (lire en ligne).
12(en) Patricia Duffy, «2026 Masters Tournament: Full 91-player field and how they qualified», NBC Sports, (lire en ligne).
1234Benjamin Cadiou, «Tenant du titre, Rory McIlroy co-leader du Masters à l'issue de son premier tour», NBC Sports, (lire en ligne).
12345Benjamin Cadiou, «Rory McIlroy déjà en tête, Scottie Scheffler à trois coups et Jon Rahm en perdition: ce qu'il faut retenir de la 1re journée du Masters», L'Equipe, (lire en ligne).
12345678910Benjamin Cadiou, «Un exceptionnel Rory McIlroy assomme Augusta et file tout droit vers un deuxième Masters d'affilée», L'Equipe, (lire en ligne).
123456789101112Benjamin Cadiou, «Rory McIlroy rejoint par Cameron Young en tête, le Masters est relancé», L'Equipe, (lire en ligne).
12345678910111213Benjamin Cadiou, «Rory McIlroy remporte son deuxième Masters après un magnifique come-back lors du dernier tour», L'Equipe, (lire en ligne).