Mathias Mongenast

homme d'État luxembourgeois, président du gouvernement du 12 octobre au 6 novembre 1915 From Wikipedia, the free encyclopedia

Mathias Mongenast, né le à Diekirch (Luxembourg) et mort le à Luxembourg (Luxembourg), est un avocat et homme d'État luxembourgeois à tendance libérale[1], président du Conseil de gouvernement faisant-fonction du au .

PrédécesseurVictor Thorn
SuccesseurVictor Thorn
Faits en bref Fonctions, Président du Conseil d'État du Luxembourg ...
Mathias Mongenast
Illustration.
Mathias Mongenast en .
Fonctions
Président du Conseil d'État du Luxembourg

(1 an, 2 mois et 18 jours)
Monarque Marie-Adélaïde
Prédécesseur Victor Thorn
Successeur Victor Thorn
Président du Conseil de gouvernement
(faisant-fonction)

(25 jours)
Monarque Marie-Adélaïde
Gouvernement Mongenast
Prédécesseur Paul Eyschen
Successeur Hubert Loutsch
Directeur général des Finances

(33 ans et 25 jours)
Président du gouvernement Félix de Blochausen
Édouard Thilges
Paul Eyschen
lui-même
Gouvernement Blochausen
Thilges
Eyschen
Mongenast
Prédécesseur Victor de Roebé
Successeur Edmond Reiffers
Biographie
Nom de naissance Pierre-Mathias Mongenast
Date de naissance
Lieu de naissance Diekirch (Luxembourg)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Luxembourg (Luxembourg)
Sépulture Cimetière Notre-Dame de Luxembourg
Nationalité luxembourgeoise
Parti politique Libéral
Profession avocat

Image illustrative de l’article Mathias Mongenast
Présidents du Conseil de gouvernement du Luxembourg
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Biographie

Situation personnelle

Origines familiales

Pierre-Mathias (Peter-Mathias) Mongenast[2] est le fils de Mathias Mongenast, professeur au progymnase de Diekirch originaire d'Echternach et Anne-Catherine Lanser. Son père est fonctionnaire jusqu'en , date à laquelle il devient professeur honoraire[3]. Il décède le et est enterré à Diekirch deux jours plus tard. Le cortège funèbre est composé de son fils et d'élèves du progymanse ainsi que de leurs professeurs, des membres du gouvernement, de plusieurs députés et d'autres chefs de diverses administrations[4],[5].

Vie privée

Il se marie, le à Châtillon (Belgique), avec l'auteure Mathilde Glaesener (1850-1916)[6]. De ce mariage est issue Marie-Madeleine-Justine Mongenast née à Diekirch le [7]. Elle a pour époux, Joseph Steichen (lb), président du conseil d'État du Luxembourg du au .

Mort

Mathias Mongenast meurt le à l'âge de 82 ans. L'enterrement a lieu deux jours plus tard au cimetière Notre-Dame[8].

Parcours politique

Directeur général des Finances

Du au , Mathias Mongenast est Directeur général des Finances  soit l'équivalent de ministre de nos jours  dans les gouvernements dirigés par Félix de Blochausen, Édouard Thilges, Paul Eyschen ainsi qu'au sein de son propre gouvernement[9],[10].

Selon l'arrêté royal grand-ducal du portant répartition des services publics, les attributions relevant de la direction générale des Finances sont élargies et comprennent notamment : « Chambre des comptes et recette générale ; contributions directes, accises et cadastre ; enregistrement et domaines ; douanes ; postes et télégraphes ; caisse d'épargne ; établissements de crédit ; dette publique ; monnaies ; comptabilité publique ; service des pensions ; frais des adjudications publiques ; enseignement supérieur et moyen ; arts et sciences ; assurances »[11].

Le Directeur général, Mathias Mongenast, entreprend en 1884 une réforme de l’enseignement moyen qui aboutira, après bien des discussions et des rebondissements, à la loi du , qui sépare l’École Industrielle du Gymnase de l’Athénée et la place sous une direction spéciale. C’est la naissance de l’École industrielle et commerciale  précurseur du Lycée de garçons de Luxembourg (LGL)[12].

En 1896, il participe à la deuxième () et quatrième séance () de la Conférence télégraphique internationale qui a lieu à Budapest en Hongrie en sa qualité de « Directeur général, chef du Département des Finances, des Postes et des Télégraphes, délégué du Grand-Duché de Luxembourg »[13].

Président du Conseil

Portrait de Mathias Mongenast par le peintre Pierre Blanc (lb) (entre 1914 et 1918).

Mathias Mongenast est Président du Conseil faisant-fonction et ministre d'État à la suite du décès de Paul Eyschen du au . Victor Thorn (Directeur général de la Justice et des Travaux publics) et Ernest Leclère (Directeur général de l'Intérieur) font partie du nouveau gouvernement. Le gouvernement Mongenast démissionne pour cause de mésentente avec la grande-duchesse Marie-Adélaïde à propos de la nomination d'un candidat au poste vacant de Directeur de l'École normale.

La nomination d'un candidat au poste vacant de Directeur de l'École normale fait l'objet de dissension entre la souveraine et le ministre d'État. La grande-duchesse refuse alors de nommer Édouard Oster (lb)  à qui le camp catholique reprochait de ne pas être un catholique pratiquant , professeur et historien, à la tête de l'école de formation des instituteurs. Après avoir constaté qu'il n'y avait pas moyen de placer un ecclésiastique à la tête de l'établissement, elle voulait nommer Willy Goergen (lb)[14]. Cet élément déclencheur relance la guerre scolaire de 1912 et, aussi, porte atteinte à la Constitution qui interdit toute discrimination pour motif religieux dans l'accès aux fonctions publiques. De manière plus large, la question du rôle actif (« régime personnel ») ou effacé (« au-dessus des partis ») du chef de l'Etat est posée[15].

Dans son journal, le premier député socialiste à la Chambre des députés, Michel Welter (1859-1924) se montre très critique vis-à-vis de la possibilité pour Mathias Mongenast de maintenir les rênes du gouvernement[14].

Conseiller d’État

À la suite de sa démission de la présidence du gouvernement, Mathias Mongenast est nommé conseiller d’État le , fonction venue à terme le [16]. Du au , il est président du Conseil d’État, succédant ainsi à Victor Thorn[17].

Publications

  • Congrès international des valeurs mobilières : législation du Grand-Duché de Luxembourg sur les titres perdus ou volés, Luxembourg, Imprimerie Victor Buck, , 16 p. (lire en ligne).
  • De la perte des titres au porteur et de leur restitution dans le Grand-Duché de Luxembourg, Paris, Imprimerie Paul Dupont, , 19 p. (lire en ligne).

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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