Mathieu-Mathurin Tabaraud
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(à 87 ans) |
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Congrégation de l'Oratoire (à partir de ) |
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Mathieu-Mathurin Tabaraud, né à Limoges le , où il est mort le [1], est un prêtre oratorien français dont les écrits théologiques cherchèrent à intégrer les conséquences de la Révolution française afin de construire une Église ouverte sur l'avenir[2].
Il est né à Limoges le . Il y fit ses études au collège des jésuites et entra dans la communauté de Saint-Sulpice[3]
Il fut reçu dans la congrégation de l'Oratoire à vingt-deux ans. Puis il enseigna à Nantes, Arles et Lyon. Avec Joseph Valla, il composa une Théologie de Lyon, une seconde édition est publiée en 1780 avec le patronage de Antoine de Malvin de Montazet, fortement attaché au jansénisme[3]
En 1783, il devint supérieur de Pézenas, il était à La Rochelle en 1786, lors de l'édit de Versailles de Louis XVI. Il approuva et écrivit une Lettre d'un théologien aux curés de La Rochelle, dénoncée par François-Joseph-Emmanuel de Crussol d'Uzès, Tabaraud fit une seconde lettre en réponse[3].
Quand la Révolution éclata, il était supérieur de la maison de Limoges. Un premier temps favorable, il dénonça la constitution civile du clergé et fit plusieurs pétitions et lettres pour la monarchie ou dénonçant les jacobins. Écrites au nom des limougeauds, la ville resta dans le calme[3]. Il proteste contre l'élection des prêtres et fit probablement une adresse à Pie VI. Il fut dénoncé par le club des Jacobins de la ville, fuyant à Lyon puis Paris suivit de Rouen et enfin s'exila à Londres après la journée du 20 juin 1792 et les massacres de septembre. Il fit des articles pour plusieurs revues : The Times, l'Oracle et leAnti-Jacobin Review. Il traduisit de l’anglais les Réflexions soumises à la considération des puissances combinées de John Bowles (en). Il composa une Histoire du Philosophisme anglais, écrivit à Pie VI et répondit aux calomnies contre le clergé exilé[3].
Il revint en France en 1801 avec le concordat napoléonien. On lui proposa un évêché mais il refusa pour une vie d'étude, et fut nommé en 1811 censeur de la Librairie. Ses ouvrages sont marqués par le jansénisme, il défend le principe de la religion d'État, que la grâce d'un prêtre est indispensable pour le mariage. Il publia également De la philosophie de La Henriade (1804, rééd. 1825) où il critique cette épopée. Il se brouille longuement dès 1809 avec l'évêque Jean-Marie-Philippe Dubourg sur le port obligatoire de la soutane[3].