Le siège épiscopal constitutionnel du département du Pas-de-Calais reste vacant après la «deprêtrisation» de Pierre-Joseph Porion. En 1797, après le rétablissement de la liberté de culte par la Convention nationale, Mathieu Asselein se fait élire au second tour évêque constitutionnel et il est sacré à Paris le pendant le concile national. La cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer restant fermée, il siège dans son ancienne église paroissiale. Asselin qui se faisait également nommer du titre inédit d'«évêque d'Omer», faisait les visites de son diocèse monté sur un âne, pour se distinguer des fastueux évêques de l'Ancien Régime. Cette manière rustique de voyager lui valut le surnom d'«évêque à baudet». Après de la signature du Concordat de 1801 il fait sa soumission à l'évêque concordataire d'ArrasHugues de La Tour d'Auvergne-Lauraguais ce qui lui permet de demeurer curé concordataire du Saint-Sépulcre de Saint-Omer, fonction qu'il occupe peu car il se retire dans sa ville natale où il meurt en 1825[2].
Notes et références
↑Société des antiquaires de la Morinie, Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, Volume 2, p.121.
↑Annales catholiques. Revue religieuse hebdomadaire de la France et de l'Église [puis Revue politique de la France et de l'Église] - 1896/01/25 (A25,T95,N1259) p.169-170.