Il dessine le pont Saint-Jean-Baptiste de Montbazon, construit entre 1754 et 1758. De 1753 à 1755, il présenta pour la construction du pont de Tours divers projets qui restèrent sans suite. Un dernier projet, présenté par lui en 1758, fut approuvé en 1764 et mis à exécution; c'est celui du pont actuel composé de 15 arches surbaissées de 25 mètres. Ce grand ouvrage n'a été terminé qu’en 1777, et il a éprouvé, dès cette époque et jusqu'en 1835, une série d'accidents graves, dont l’historique, très intéressant pour l'art de l'ingénieur, a été donné avec détails par M. Beaudemoulin dans les Annales de 1839[1].
Bayeux l’aîné, admis à la retraite comme inspecteur général, en 1760, resta néanmoins chargé de la direction des travaux du pont de Tours et reçut, en 1767, une pension viagère de 4 000 livres en récompense de ses services éminents, indépendamment de sa pension de retraite. L'arrêt du conseil rendu à cette occasion donne une haute idée de la capacité et de la valeur morale de Bayeux aîné, dont la considération n'avait pas été atteinte par les avaries du pont de Tours[1].
Louis de Grandmaison, Essai d'armorial des artistes français. Lettres de noblesse. Preuves pour l'ordre de Saint-Michel, p.338-339, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts. Ministère de l'instruction publique, 1903, 27esession(lire en ligne)