Mathieu Depère, comte, né le à Mézin (Lot-et-Garonne), mort le à Toulouse, est un homme politiquefrançais sous la Révolution, l'Empire et la Restauration.
Il se montre partisan de la Révolution et est nommé en 1790 vice-président de l'administration départementale du Lot-et-Garonne. Le , ce département l'élit député à l'Assemblée législative, le 1er sur 9, par 228 voix sur 866 votants.
Il siège dans la majorité, fait partie du comité des contributions et ne joue qu'un rôle secondaire. Il se tint à l'écart pendant la période de la Terreur. Le 24 vendémiaire an IV, il est élu député de Lot-et-Garonne au Conseil des Anciens par 174 voix. Il s'y mêle des discussions financières, et provoque le rétablissement de la loterie. Il devint secrétaire (7 brumaire an VII) puis président (2 germinal suivant) de cette assemblée. Réélu au même Conseil des Anciens le 27 germinal an VII, il prête tout son concours à Bonaparte au moment de son coup d'État du 18 brumaire.
Il fait partie, le 19 brumaire, de la commission intermédiaire chargée du pouvoir législatif, et est nommée le 4 nivôse suivant membre du Sénat conservateur. Il sera fait membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, puis commandeur de cet ordre le 25 prairial suivant. Il est créé comte de l'Empire le . En 1809, il est chargé d'une mission relative à l'agriculture dans les Landes. En 1814, il vote la déchéance de l'Empereur, et est nommé le pair de France par Louis XVIII.
Il se tient à l'écart pendant les Cent-Jours, et resta membre de la chambre haute jusqu'à sa mort. Il vote pour la mort dans le procès du maréchal Ney, et siège parmi les monarchistes constitutionnels.