Mathieu Grandjean
bibliothécaire de l'université de Liège (1815-1903)
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Mathieu Grandjean, né le à Liège où il meurt le , est un bibliothécaire belge, employé de la bibliothèque de l'université de Liège entre 1838 et 1889. Il est également membre de l'Institut archéologique liégeois, de la Société des bibliophiles liégeois et de la Société de langue et de littérature wallonnes.
| Secrétaire (d) Société des bibliophiles liégeois (d) | |
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| Conservateur de musée Bibliothèques de l'université de Liège | |
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| Bibliothécaire universitaire (en) Bibliothèques de l'université de Liège | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Mathieu Lambert Grandjean |
| Nationalité | |
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| Activités |
Bibliothécaire universitaire, enseignant |
| Membre de |
Société des bibliophiles liégeois (d) (- Institut archéologique liégeois (- Comité d'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège (d) () Société de langue et de littérature wallonnes |
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| Distinction |
Biographie
Né le à Liège[1], Mathieu Lambert Grandjean est le fils de Lambert Grandjean (1786-1852)[1],[2], fourbisseur, et d'Agnés Libotte (1785-1871)[1],[3]. Après de brillantes études secondaires de 1829 à 1835, qu'il culmine par l'obtention d'un diplôme summa cum laude, le jeune homme obtient une bourse d'études et entre à l'université de Liège[4]. Il suit des cours à la faculté de Philosophie et Lettres de 1835 à 1843, date à laquelle il obtient son doctorat[5],[6].
Durant ces années de formation, le conservateur de la bibliothèque de l'université de Liège, Mathieu Fiess (d), fixe son attention sur Grandjean qui est « l'un des plus assidus visiteurs du cabinet de lecture »[5]. Après une année de bénévolat passée à classer et compléter les catalogues de la bibliothèque avec M. Fiess, celui-ci l'engage officiellement comme aide-bibliothécaire le [5]. Il accepte malgré la modeste rémunération du poste et la perte de sa bourse d'études[5]. Il est promu au poste de sous-bibliothécaire le et, comme M. Fiess est, à cette époque, absorbé par ses fonctions d'échevin et de receveur de l'université, il s'occupe, dans la pratique, d'une grande partie de la gestion quotidienne de la bibliothèque[5].

En , il épouse Caroline Josephine Éléonore Toussaint (1811-1874)[7],[8], avec qui il a eu une fille naturelle une dizaine d'années avant les noces, Josephine Julienne Grandjean (1833-1896)[9],[10]. Suivant son penchant pour les livres, il garde son poste de sous-bibliothécaire jusqu'au décès de Mathieu Fiess en 1875 et lui succède en tant que conservateur de la bibliothèque de l'université et ses collections, poste qu'il occupe jusqu'à sa mise à la pension début 1889[11],[6]. Durant ces 14 années, « il travaille sans relâche à l'accroissement des collections qui s'enrichissent de 58 000 volumes, de monnaies et d'estampes » et « il noue des relations avec d'autres universités qui envoient à la bibliothèque leurs catalogues et publications »[12]. Il va également rédigé divers catalogues d'institutions liégeoises, dont ceux de la bibliothèque Ulysse Capitaine, conjointement avec Henri Helbig, de la Société libre d'émulation et des bibliothèques populaires d'Hognoul et de Liège[11],[12].
Il joue d'ailleurs un rôle prépondérant dans l'organisation des bibliothèques populaires, créées début des années 1860 sur la proposition de M. Henaux[13],[6]. Il est également membre (fondateur) de la Société des bibliophiles liégeois de 1863 à 1903, organisation dont il est le secrétaire entre 1880 et 1887, de l'Institut archéologique liégeois (1880-1903) et de la Société de langue et de littérature wallonnes[14],[6]. Enfin, il participe activement à l'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège de 1881[15], installant les monnaies provenant de la collection Ulysse Capitaine et dirigeant « les excursions et les nombreuses rapines de ses confrères dans les riches collections de l'université »[16].
Il passe ses dernières années, fort retiré mais toujours « alerte et actif », chez M. et Mme Herman Hubert, ses neveux, « qui l'entourent de soins filiaux »[17]. Mathieu Grandjean meurt dans sa ville natale le [17]. Ses funérailles ont lieu deux jours plus tard, le [18].
Publications (sélection)
- Mathieu Grandjean et Henri Helbig, Catalogue des collections léguées à la ville de Liège par Ulysse Capitaine, t. I, Liège, H. Vaillant-Carmanne et Cie, , 428 p. (OCLC 847199219, lire en ligne
). - Mathieu Grandjean et Henri Helbig, Catalogue des collections léguées à la ville de Liège par Ulysse Capitaine, t. II, Liège, H. Vaillant-Carmanne et Cie, , 400 p. (OCLC 847199219, lire en ligne
). - Mathieu Grandjean et Henri Helbig, Catalogue des collections léguées à la ville de Liège par Ulysse Capitaine, t. III, Liège, H. Vaillant-Carmanne et Cie, , 186 p. (OCLC 847199219, lire en ligne
). - Mathieu Grandjean et Mathieu Fiess, Bibliothèque de l'université de Liège : Catalogue des manuscrits, Liège, Imprimerie H. Vaillant-Carmanne, , 589 p. (OCLC 490770911, lire en ligne
).
Prix et distinctions
- 1889 :
Chevalier de l'ordre de Léopold (le )[19],[20].