Mathieu Slama

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Mathieu Slama
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Biographie
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Père
Mère
Catherine Royer-Slama (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Paul Slama (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mathieu Slama, né en 1986, est un essayiste, consultant[1], et commentateur politique français. Il intervient régulièrement dans les médias audiovisuels et la presse écrite.

Mathieu Slama suit sa scolarité au Collège Stanislas de Paris, en compagnie de son frère jumeau, Paul Slama[réf. nécessaire].

En 2016, Mathieu Slama publie un ouvrage : La Guerre des mondes. Réflexion sur la croisade idéologique de Poutine contre l’Occident, aux éditions de Fallois.

En 2022, il publie Adieu la liberté, aux Presses de la Cité. Le magazine Le Point qualifie l'essai de « remarquable »[2], et il compte parmi les meilleures ventes d'essais et références en [3]. Dans cet ouvrage, Mathieu Slama dénonce l'avènement d'un « totalitarisme soft » fondé sur une idéologie du « safe » en analysant les faits et les mots qui ont fait croître l'acceptation de la servitude chez un peuple pourtant réputé rebelle depuis la Révolution. Lors d'un entretien à la presse régionale, l'auteur explique avoir découvert à l'occasion du confinement lié à la pandémie de Covid-19 « que l’État, tout à coup, a quasiment le droit de tout faire avec un État d’exception qui se met en place. »[4]

Ses essais le propulsent sur la scène médiatique nationale ; il intervient régulièrement sur BFM TV, Radio J et Le Média, ou encore dans les colonnes d'opinion de Marianne[5], du Figaro[6], du HuffPost[7] français. En 2023, il était présenté par la presse comme étant intervenant en communication politique au CELSA Sorbonne Université[8],[5].

Prises de position et critiques

Engagé à l'extrême gauche, Mathieu Slama dénonce la relativisation de la notion de démocratie qu'il décrit dans un entretien comme « une sorte de démocratie Netflix qu’on peut activer ou désactiver selon les besoins. Comme si l’idée de liberté qui a été notre valeur fondamentale était en train de disparaître. »[9]

Il s'inquiète de l'affaiblissement des libertés individuelles et fondamentales en France. À ce titre, il est cité par l'écrivain Nathan Devers au sujet du confinement de 2020 : « Pour reprendre l'expression de Mathieu Slama : "Il ne faut pas que le confinement, que toutes ces mesures liberticides rentrent dans notre boîte à outils, dans notre dispositif." Parce que si c'est le cas, ça signifie qu'en fait, nos libertés peuvent être supprimées à tout moment, en raison, demain d'un problème sanitaire, après-demain d'un problème écologique, etc. Et donc ça c'est vraiment une ligne rouge, il ne faut pas que ça se reproduise. »[10][source insuffisante]

Il fait néanmoins l'objet de vives critiques. Ainsi en 2023, Causeur voit en lui un « prof de gauche (pléonasme) si caricatural que les médias l'invitent tout le temps », qui « n’estime pas devoir écouter son interlocuteur », mais « adore en revanche asséner des lieux communs […] ainsi que les apostrophes habituelles de la gauche bien-pensante », notamment à propos des thématiques d'immigration et d'identité nationale[11]. En 2024, le journal Marianne titre à son sujet: « Mathieu Slama, rien d'autre que le vide dans la lucarne » et évoque « la vacuité intellectuelle de ce héraut du camp du bien. »[12]

Vie personnelle

Il est le fils de l'historien et journaliste Alain-Gérard Slama, et de l'éditrice Catherine Royer Slama[13]. Il vit à Paris.

Ouvrages

Références

Liens externes

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