Mathilde Villoutreix
peintre française
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Mathilde Villoutreix, née à Limoges (Haute-Vienne) le où elle est morte le [1], est une artiste peintre française.
Biographie
Les années d’étude
Mathilde Villoutreix, dont le nom de naissance est Catherine Mathilde Issanchou, est la fille de Jean Issanchou et de son épouse Marie Joséphine ; son père est cordonnier ; Mathilde a un frère ainé, Jean-Baptiste Issanchou, né à Limoges en 1875, qui, comme elle, sera un artiste, pratiquant la peinture, la céramique, l'émail. Elle étudie à l'École nationale des arts décoratifs de Limoges, où elle est l'élève d'Auguste Aridas[2].
La carrière de l’artiste
À partir de 1920, elle peint des paysages à Crozant, où elle travaille aux côtés des artistes de l'École de Crozant ; elle a été invitée à venir en Creuse par Eugène Alluaud ; elle est une admiratrice des œuvres d’Armand Guillaumin qu'elle rencontre à Crozant ; en Creuse, elle peint des vues des rues de Crozant, et, à l'invitation de Louis Lacrocq, des paysages de La Celle-Dunoise[3].
Ses autres sources d'inspiration sont les fleurs et les visages ; elle réalise ainsi des peintures de fleurs et des portraits. D'autres paysages que ceux de la Creuse ont été représentés par Mathilde Villoutreix ; on retrouve ainsi, dans ses dessins et ses aquarelles : Limoges, Cannes, Toulouse, Luchon, Avignon, Perpignan, Marseille. Dès 1923, et jusque dans les années 1950, ses œuvres figurent dans des expositions, à Paris, comme à Limoges, au Salon des indépendants, au Salon d’automne, au Salon des artistes limousins[4].
Des peintures de Mathilde Villoutreix ont été présentées, aux côtés de celles d'autres artistes limousins, comme Eugène Alluaud, à l'Exposition universelle de 1937, à Paris, dans le pavillon de la région Limousin-Quercy-Périgord[5].
À l'occasion de l'exposition d'œuvres de Mathide Villoutreix, en 1929, à la Galerie Dalpayrat, à Limoges, le peintre Eugène Alluaud, se faisant critique d’art, a relevé les qualités qu'il trouve dans les travaux de l’artiste : « À la Galerie Dalpayrat. Dessins et aquarelles de Mme Mathilde Villoutreix. C'est un voyage auquel nous convie Mme Mathilde Villoutreix : de Limoges, Cannes, par Toulouse, Luchon, Avignon, Perpignan et Marseille ; aquarelles et croquis par des yeux bien artistes et qui savent voir : diversité pleine de charme dans l'expression. Diversité ne veut pas dire inégalité ; tous ces « souvenirs de voyage » ont leur saveur particulière. Pourquoi peindre à Marseille comme on peint à Limoges ? Lumière et accent différent ; cela n'empêche pas Marius et Piarou d'être l'un et l'autre bien français. De retour, Mme Villoutreix continue à nous promener chez elle au milieu des fleurs qu'elle aime et qu'elle anime. Vous ne me demanderez pas de dire ici les belles qualités de peintre de Mme Villoutreix. C'est chose affirmée depuis longtemps. Eugène Alluaud. »[6].
Expositions
Œuvres
Œuvres peintes
- Mathilde Villoutreix, « Le Courrier du Centre », affiche, vers 1900.
- Mathilde Villoutreix, « Vue de Beaulieu sur Dordogne », huile sur toile, vers 1900, Musée national Adrien-Dubouché de Limoges.
- Mathilde Villoutreix, « La cathédrale Saint-Étienne à Limoges », pastel sur papier, 1918.
- Mathilde Villoutreix, « Vue de village », huile sur toile, 1929.
- Mathilde Villoutreix, « Nature morte au bouquet de fleurs », huile sur toile.
- Mathilde Villoutreix, « Nature morte au panier », Musée Sainte-Croix de Poitiers.
- Mathilde Villoutreix, « Bouquet de gentiane violette », huile sur toile.
Illustration d'ouvrages
- Louis Lacrocq, « Une seigneurie du Haut-Quercy, Belcastel », dessins de Mathilde Villoutreix, Limoges, Impr. Société des journaux et publications du Centre, 1939.
