Mathurin Jousse
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Il fut longtemps confondu avec son propre fils, Mathurin Jousse le Jeune, maître orfèvre né à La Flèche en 1607 et mort dans cette même ville en 1672 [2].
Jousse avait de l’instruction, des connaissances assez étendues en géométrie, et avait fait une étude particulière de Vitruve et des grands maîtres en architecture. L'inventaire après décès de sa veuve, Françoise Le Royer, permet de connaître sa bibliothèque.
Il a écrit en 1642 Secrets de l'Architecture, un des premiers traités de stéréotomie, pour expliquer la taille des pierres[3], revu par Philippe de La Hire en 1702.
Il écrivit un traité[4] de serrurerie dans lequel il raisonna le choix du matériau en utilisant des recettes, et en particulier l’usage du fer d’après l’aspect de sa cassure, inaugurant ainsi le début d’une longue tradition qui, à travers Réaumur, devait aboutir à la métallographie[5].

En 1627 il écrit le Théâtre de l’art du charpentier. D'Alembert, dans son Discours préliminaire à l’Encyclopédie, présente la technique du passé comme « incapable de s’exprimer avec clarté sur les instruments qu’elle emploie ». À côté des œuvres d’Agricola (De re mettalica, 1556[6]), de Besson (Théâtre des instruments mécaniques, 1578) ou de Kunckel (Ars vitraria expérimentalis, 1679), le traité de Mathurin Jousse montre qu’en de nombreux domaines, la technique était, bien avant le XVIIIe siècle, déjà souvent comprise et synthétisée[5].