Matoto
commune de Conakry
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Matoto est l'une des treize communes urbaines constituant la ville de Conakry, capitale de la Guinée. Elle a pour chef-lieu le quartier de Simbaya 2. Elle constitue avant son démembrement en 2024, la commune la plus peuplée de République de Guinée.
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Superficie |
37 km2 |
| Coordonnées |
| Population |
900 000 hab. |
|---|---|
| Densité |
24 324,3 hab./km2 |
| Statut |
|---|
| Site web |
|---|
Géographie
La commune urbaine est limitée au nord par la route Leprince, à l’est par la rivière séparant les quartiers Kissosso et Entag, à l’ouest par la transversale numéro 3 (T3) et son prolongement sur la rivière de la tannerie et au sud par le bord de mer[1].
Histoire
l’histoire de la Commune de Matoto est liée à celle de la ville de Conakry en général et en particulier celle de Dixinn, le tout tributaire de Dubréka.
En effet, après l’occupation coloniale de Dubréka en 1879, intervint en 1880, la signature du traité de protectorat entre le roi « Balé Demba » de Dubréka et le Commandant blanc Chapelet.
Soumise à l’administration coloniale le port Négrier de Koliansira de Dubréka fût le premier point de chute des négriers guinéens à destination de l’Europe et de l’Amérique.
En 1885, la pénétration politique des Européens sur les territoires périphériques s’engage avec la création du centre administratif de Dubréka desservi par des bras de mer traversant les mangroves. La prise en possession de la presqu'île de Kaloum par les français s’accomplit en 1887, et en 1889, les premiers travaux d’implantation de la ville de Conakry s’engagent sur la plus proche des îles par rapport au continent : île de Tombo.
Cette fondation consacre le début de la perte d’influence de Dubréka. Les 300 habitants préexistants à la création de la ville qui étaient regroupés en quatre (4) villages (Conakry Boulbinet, Koronty et Tombo) furent repoussés vers l’intérieur.
Le premier noyau de la Ville est construit en six (6) ans de 1889 à 1895, localisé en partie ouest de l’île (Matam et Dixinn) et relié au continent par un pont (l’actuel pont 8 Novembre). Il est établi selon un plan en échiquier orienté suivant la direction des vents dominants pour faciliter la ventilation des habitations et rues.
Les premiers travaux portuaires terminés, l’activité commerciale se développe bien que commencée par le Port de Freetown plus profond. A la même année 1895, débute la construction de la route Conakry-Niger. En 1900, l’exploitation du tronçon de 135 Km jusqu’à Friguiagbé est possible. Les principaux bâtiments construits dans la période sont : le palais du gouverneur de l’Evêché.
En 1903, sont mises en place le premier aqueduc provenant de Kakoulimayah, les premières lignes de téléphone et de télégraphe. En 1904, Conakry devient capitale administrative de la Guinée et les îles de Loos jusqu’alors sous l’influence anglaise, sont rattachées au territoire urbain. Jusqu’en 1910, l’activité de construction est très intense c’est de celle de cette période que datent les bâtiments ou commerciaux de type (commission municipale désignée par lieutenant Gouverneur colonial). En 1921, le premier réseau d’alimentation électrique est installé[2].

Avant la scission instaurée en 2024, l'ancienne commune urbaine de Matoto est composée de 38 quartiers et 224 secteurs : Les principaux quartiers de la commune sont : Béanzin, Camp Alpha Yaya Diallo, Cité de l'air, Dabompa, Dabondy 1, Dabondy 2, Dabondy 3, Dabondyécole, Dabondy-rails, Dar-es-salam, Kissosso, Matoto-centre, Matoto-marché, Matoto-Khabitayah, Sangoya-mosquée, Simbaya 2, Tanéné-marché, Tanéné-mosquée, Yimbaya-école, Yimbaya-permanence, Yimbaya-tannerie[3]. En 2024, l'ancienne commune de Matoto est scindée en trois nouvelles communes urbaines : Matoto au centre, Gbessia au sud et Tombolia au nord.
Population
À partir d'une extrapolation du recensement de 2014 (RGPH3), la population de Matoto a été estimée à 712 185 personnes en 2016[4].
Quartiers
Depuis 2024, la nouvelle commune urbaine de Matoto est composée de 13 quartiers[5]
- Symbaya 1
- Symbaya 2
- Symbaya Ecole
- Marché Enco5
- Matoto Centre
- Wanindara Dispensaire
- Matoto Marché
- Sangoyah Mosquée
- Matoto Kabitaya
- Wanindara Marché
- Sangoyah Marché
- Kissosso
- Kissosso Plateau
Économie
Les activités suivantes sont pratiquées dans la commune notamment l'industrie, le commerce, la pêche et l'artisanat à grande échelle. L'agriculture, l'élevage et la commercialisation des produits agricoles et d’élevage à moyenne échelle; L'hôtellerie et le tourisme à petite échelle[2].
Infrastructures et services
La commune dispose avant la scission opérée en 2024 des services suivants[6] :
- Un bloc administratif de la Mairie
- Un bâtiment pour le service d’Etat-civil
- 87 écoles (Primaires et secondaires, franco Arabe primaire et secondaire)
- 17 écoles professionnelles et instituts
- 718 écoles privées
- 8 centres de santé publique
- 17 marchés
- 712 mosquées dont 192 mosquées de prière de vendredi
- 8 églises
- 4 terrains de proximité.
Santé
La commune dispose d'un Centre médical communal (CMC).
Administration et représentation politique
Liste des maires
La commune urbaine de Matoto est instaurée en 1990, à l'instar des autres communes du pays[7], son premier est élu en mars 1991.
| N° | Prénoms et nom | Parti ou titre | Début | Fin |
|---|---|---|---|---|
| 01 | Alkhali Mohamed Keita | 15 mars 1991 | 1995 | |
| 02 | Mohamed Camara | 1995 | 2004 | |
| 03 | Idrissa Sidibé | 2004 | 2006 | |
| 04 | Cherif Haidara Mohamed | 2006 | 2011 | |
| 05 | Koumandian Keita | Président de la délégation spéciale | 2011[8] | 2019 |
| 06 | Mamadouba Tos Camara | RPG | 7 février 2019[9] | 27 mars 2024[10] |
| 07 | Moussa Diallo | Président de la délégation spéciale | avril 2024[11] | en cours |
Liste des députés
| N° | Prénoms et nom | Parti | Début | Fin |
|---|---|---|---|---|
| 01 | Aboubacar Adama Sylla | RPG | mars 2020[12] | 5 septembre 2021 |
