Matthew Coon Come

homme politique canadien From Wikipedia, the free encyclopedia

Matthew Coon Come, né le près de Mistissini au Québec, est un homme politique cri. Il est grand chef du Grand Conseil des Cris de 1987 à 1999 puis de 2009 à 2017 et chef national de l'Assemblée des Premières Nations de 2000 à 2003.

PrédécesseurMatthew Mukash
SuccesseurAbel Bosum
PrédécesseurTed Moses
SuccesseurTed Moses
Faits en bref Fonctions, Grand chef du Grand Conseil des Cris ...
Matthew Coon Come
Fonctions
Grand chef du Grand Conseil des Cris

(8 ans)
Prédécesseur Matthew Mukash
Successeur Abel Bosum

(12 ans)
Prédécesseur Ted Moses
Successeur Ted Moses
Chef de la Nation crie de Mistissini

(5 ans)
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Mistissini
Nationalité canadienne
Diplômé de Université Trent
Université McGill
Profession homme politique
Distinctions Prix Goldman pour l'environnement (1994)
Officier de l'Ordre du Canada (2018)
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Biographie

Premières années

Matthew Coon Come naît le dans une hutte près de la ligne de piégeage de ses parents dans les environs de Mistissini au Québec. Enfant, Coon Come fréquente le pensionnat autochtone de La Tuque. Il étudie ensuite la science politique à l'Université Trent et le droit à l'Université McGill[1].

Au début des années 1980, à la demande d'aînés cris, Coon Come agit comme négociateur pour les Cris de l'intérieur en vue de la rédaction de la Loi sur les Cris et Naskapis du Québec de 1984, instrument qui favorise l'autonomie des bandes cries et naskapies québécoises[1]. Il exerce aussi les fonctions de chef de la Nation crie de Mistissini de 1981 à 1986[2].

Grand chef du Grand Conseil des Cris (1987-1999)

En 1987, Coon Come est élu grand chef du Grand Conseil des Cris et devient ex officio président de l'Administration régionale crie. Il devient célèbre grâce à son engagement pour les intérêts des autochtones, notamment dans la campagne contre le projet hydroélectrique de la Baie James du gouvernement du Québec. En 1988, après que Hydro-Québec ait signé un contrat d'exportation d'électricité avec la New York Power Authority qui requerrait la construction d'une trentaine de barrages hydroélectriques et de 600 digues en Baie-James, Coon Come organise une excursion en canot pour des aînés, qui les mènera de la Baie James à la ville de New York, dans le but de manifester leur opposition à ce projet. Cette action retient l'attention partout au pays et ailleurs dans le monde. L'État de New York résilie le contrat en 1992 et le projet est annulé en 1994[1].

Il reçoit en 1994 le prix Goldman pour l'environnement[3].

Coon Come s'oppose également au projet de souveraineté du Québec. En réaction au référendum de 1995, il organise dans les communautés cries de la Baie-James un référendum parallèle où les Cris s'expriment en faveur de leur rattachement au Canada[1].

Chef de l'Assemblée des Premières Nations

Coon Come pose en 2000 sa candidature à titre de chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN). Lors de sa candidature, il accuse l'APN de constituer une antenne bureaucratique du gouvernement fédéral, plutôt que de prendre la défense des peuples autochtones. Il remporte l'élection, défaisant ainsi Phil Fontaine[1]. En 2003, ce dernier reprend le pouvoir de l'APN.

Grand chef du Grand Conseil des Cris (2009-2017)

En 2009, Coon Come est élu grand chef du Grand Conseil des Cris et devient ex officio président de l'Administration régionale crie. En 2012, il négocie avec le gouvernement québécois l'entente sur la gouvernance de la Baie-James, dans laquelle les Cris obtiennent des pouvoirs plus étendus dans la région. En 2013, l'Administration régionale crie devient le Gouvernement de la nation crie et la municipalité de Baie-James est remplacée par le Gouvernement régional d'Eeyou Istchee Baie-James, une entité régionale gouvernée par des Cris et des Jamésiens allochtones. Ces deux gouvernements ont respectivement compétence sur les terres de catégorie II et III établies en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975 (CBJNQ). En , il signe l'Entente sur la gouvernance de la Nation crie avec la ministre fédérale des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett. Cette entente prévoit une plus grande autonomie des Cris sur les terres de juridiction fédérale selon la CBJNQ, soit les terres de catégorie IA, notamment en matière de perception d'impôts et de promulgation de lois[1].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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