Maurice Cazin
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Alfred Achille Maurice Cazin |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Louis-le-Grand (jusqu'en ) Université de Paris (en) (jusqu'en ) Faculté de médecine de Paris (jusqu'en ) |
| Activité | |
| Père |
Achille Cazin (d) |
| Conjoint |
Julia Adelia Delano (d) (de à ) |
| Membre de |
Société anatomique de Paris Société de médecine de Paris Association française de chirurgie (d) |
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| Distinctions |
Maurice Cazin, né le à Versailles et mort le à Genève, est un chirurgien français.
Fils de Jeanne Cazin (d), autrice de romans jeunesse[1], et du physicien Achille Cazin (ru), habitant au voisinage du Jardin des Plantes, le rêve de sa jeunesse était d'entrer au Muséum. Au sortir de ses études au lycée Louis-le-Grand, en 1883[2], il se consacre tout d’abord à l’étude des sciences naturelles, passant plusieurs années au Muséum d’histoire naturelle dans le laboratoire de Milne Edwards et devient docteur ès sciences à Paris, en 1888, avec une thèse consacrée aux Recherches anatomiques, histologiques, et embryologiques sur l'appareil gastrique des oiseaux[3].
À une époque où les travaux de Pasteur suscitaient de nombreuses discussions, il entrevoit le rôle à venir du laboratoire dans l’évolution de la médecine, et entreprend des études de médecine. Il obtient son doctorat en médecine à Paris, en 1894. Attiré par l’histologie, il devient l’élève et le préparateur de Victor Cornil. Nommé chef de laboratoire de l’Hôtel-Dieu où le professeur Duplay avait son service, il met à profit les nombreuses pièces issues du service de chirurgie pour placer une étiquette histologique sur chaque variété clinique de tumeur identifiée cliniquement par le prestigieux clinicien. En résulte le Traité sur les tumeurs, publié conjointement avec Duplay, qui en a écrit surtout la partie clinique, en 1903, noté pour sa clarté et sa précision, à une époque où l’étude des tumeurs était assez confuse[4].
Dans le service de Duplay, à la Faculté de médecine de Paris, il prend gout à la chirurgie, devient son interne, puis son chef de clinique chirurgicale, en 1896. Devenu chirurgien, il n’a jamais oublié l’enseignement qu’il avait retiré de ses recherches en histologie et toute sa pratique chirurgicale a été influencé par la conscience des micro-organismes dans l'environnement, les poussières, l'air, le sol, qui pouvaient entrainer des maladies infectieuses lorsqu’ils contaminent le corps humain. Pour opérer en toute sécurité, il a construit, avec la collaboration de quelques chirurgiens amis, une maison de santé où les services opératoires étaient répartis en trois étages nettement distincts : les septiques (anthrax, phlegmons, etc.) ; les demi-septiques (salpingites, appendicites...) ; deux salles aseptiques, une d’asepsie absolue, une d’asepsie relative. Chacune de ces salles était construite de façon à ne présenter aucun recoin, aucun diverticule. Attachant une grande importance aux poussières apportées par les souliers, il exigeait que le personnel ait des bottes stériles ou des chaussures réservées à la salle[4].
En 1901, Il fonde, avec son collègue de la Faculté, Samuel Banzet, la Clinique médico-chirurgicale, à l’exemple des institutions similaires de l’étranger. Dès le début de la Première Guerre mondiale, il fait campagne pour l’eau de Javel, antiseptique qui, perfectionné sous la forme de solution de Dakin, a ensuite été reconnu par la plupart des chirurgiens comme l’un des plus puissants agents de désinfection. Pendant le cours de la guerre, il a fait, dans son service de l’École polytechnique, des travaux sur le comblement des pertes de substance du crâne par les greffes ostéo-plastiques. Après la guerre, il a été un des premiers à montrer l’influence des vaccins dans la thérapeutique des métro-salpingites[4].
Il s’est particulièrement attaché à l’étude de l’organisation des services de la Croix-Rouge en temps de guerre et, dans ce but, il a créé, au Dispensaire de la Société de secours aux blessés militaires. un enseignement pratique destiné à permettre aux femmes du monde de remplir les cadres d’infirmières des ambulances de la Croix-Rouge. Délégué à la Conférence internationale de Saint-Pétersbourg, il y a fait approuver ce mode d’instruction par les dispensaires-écoles d’infirmières, qui se sont multipliés en France[2].
Ses publications ont marqué un progrès à leur époque, notamment son Traité sur les tumeurs. Il est l’auteur de nombreux travaux sur le Cancer, le Traitement des hernies, les Maladies des os et des articulations, le Traitement de l’appendicite, la Chirurgie de l’intestin, les Atrophies musculaires. Et sur différents sujets d’anatomie comparée, d’histologie, et d’anatomie pathologique, publiés sous forme de mémoires ou d’articles dans les Comptes-rendus de l’Académie des Sciences, les Bulletins de la Société anatomique de Paris, les Archives générales de Médecine, la Gynécologie, les Annales d’Orthopédie, la Semaine Médicale, etc.[2]
Chargé, en collaboration avec Duplay, au Congrès de Budapest, en 1894, d’un rapport sur les Origines du Cancer, il a également pris une part importante aux congrès internationaux de Londres (1891), Rome (1891), Genève (1895) et Moscou (1897). Outre le Traité des Tumeurs, il a collaboré à la nouvelle édition du Traité d’histologie pathologique de Victor Cornil et Ranvier, en rédigeant les chapitres consacrés aux Maladies des os et des articulations. Il a, l’un des premiers, pratiqué avec succès la cure radicale des hernies sans fils perdus, le traitement des pleurésies purulentes par la résection costale au point déclive, l’ouverture large de l’estomac et l’hémostase directe dans les grandes hémorragies provenant d’ulcérations gastriques. l'intervention précoce dans l’appendicite suivant la méthode préconisée par le professeur Dieulafoy[2].
En 1902, il a attiré l’attention des chirurgiens sur l’importance de l’examen du sang au point de vue du diagnostic des formes graves de l’appendicite nécessitant une opération immédiate. Indépendamment de ses travaux de chirurgie générale, il s’est tout spécialement consacré à l’étude de la gynécologie et il a publié sur une le Déciduome malin, un mémoire qui a été couronné par le prix Duparque de la Société de médecine de Paris, 1895, ainsi que divers travaux sur les Kystes du vagin, les Fibromes kystiques de l’utérus, etc.[2]
Membre de la Société anatomique de Paris, de la Société de médecine de Paris, de l’Association française de chirurgie et de divers autres corps savants[2], il a rendu un grand service au corps chirurgical, en créant la Société des Chirurgiens de Paris, qui a permis à nombre de jeunes chirurgiens de faire connaitre leurs travaux, et qu’il a présidé. Il a également fondé, en 1907, une revue sous le nom de Paris Chirurgical[a], destinée à ouvrir une tribune facile d’accès aux jeunes chirurgiens qui avaient un travail à publier, et dont il a dirigé la publication pendant vingt-cinq ans. Il a également dirigé les destinées de la Maison du médecin, dont il a été le président, depuis 1920[5].
Ses obsèques, selon sa volonté, ont eu lieu à Genève, dans la plus stricte intimité[6]. En mourant, il a laissé toute sa fortune à la Maison du médecin, dont il était le président, à l'exception de 100 000 francs, destinés à fonder un prix, à la Société des chirurgiens de Paris[5]. Il était veuf de Julia A. Delano, divorcée en première noces de Robert Demachy, épousée, à Paris 8e, le .