Maurice Dutheil de La Rochère
militaire et résistant français
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Charles Marie Maurice Dutheil de La Rochère, né à Versailles le [1] et mort en déportation en Allemagne le , est un officier et résistant français.
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Charles Marie Maurice Dutheil de La Rochère |
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Militaire, résistant, administrateur de société |
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Alexis de La Rochère (d) (grand-père paternel) |
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| Lieu de détention |
Sonnenburg (jusqu'en ) |
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Biographie
Famille et formation
Fils aîné du colonel Charles Alfred Marie Dutheil de La Rochère et de Léontine Marie Cécile Aubert du Petit-Thouars de Saint-Georges, Maurice Dutheil de La Rochère est élève de Polytechnique (promotion 1889).
Le , il épouse à Toulon, Anne Louise Noëlle Marie de Brion de Boisgillet, née à Pipriac le et morte dans le 7e arrondissement de Paris le . Le couple a un fils et quatre filles, dont Cécile (1903-1992)[2], résistante membre du réseau du musée de l'Homme.
Carrière
Maurice Dutheil de La Rochère est capitaine de réserve d’artillerie coloniale au Soudan français (). Pendant la campagne du Soudan (1898), il se lie d'amitié avec un autre artilleur colonial polytechnicien, Paul Hauet.
Il devient ensuite administrateur de sociétés. Mobilisé en 1914, sept fois cité, deux fois blessé, il est lieutenant-colonel en 1918.
Ami d'enfance de Charles Maurras, dont il partage les convictions, il entre en résistance dès les premiers jours de l'occupation, après la destruction de la statue du général Mangin par les Allemands[3].
Pendant l'occupation, il anime un mouvement de résistance de la zone Nord de La Vérité française, lié à l'UNCC (union nationale de combattants coloniaux) que son ami, le colonel Hauet, a transformée en filière d'évasion de prisonniers de guerre. Après la guerre, l'UNCC est homologuée par Germaine Tillion dans le Groupe du musée de l'Homme.
Arrêté par la Geheime Feldpolizei, le , il est condamné à mort. Le , il est déporté en Allemagne. D'abord à la prison de Karlsruhe, puis à celle de Rheinbach, enfin au bagne de Sonnenburg où il meurt.
Décoré de la croix de guerre 1914-1918, de la médaille de la Résistance, de la croix de guerre 1939-1945 et de la croix de guerre américaine, il est commandeur de la Légion d'honneur.
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur (arrêté du ) ; officier du , chevalier du [4] ;
Croix de guerre - (7 citations)[5] ;
Croix de guerre - avec palme de bronze à titre posthume[5] ;
Médaille de la Résistance française à titre posthume (décret du )[6] ;
Croix du combattant[5] ;
Insigne des blessés de guerre (2 blessures de guerre en 1914-1918) ;
Ordre du Service distingué (Royaume-Uni) (Royaume-Uni)[5] ;- Croix de guerre (États-Unis)[5].
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 205855, AC 21 P 640235, AC 21 P 178434, GR 16 P 206096)
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- Ressource relative à la vie publique :