Maurice Léger
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Maurice Léger né le à Paris et mort le à Belle-Île-en-Mer, est un ingénieur français, inventeur d'hélicoptères.
Ingénieur mécanicien de l'École centrale Paris (promotion 1896), il fait son service militaire dans l'artillerie puis est recruté en 1899 par la Société des bains de mer de Monte-Carlo[1].
En , il dépose une demande de brevet pour un « hélicoptère ou appareil volant dirigeable plus lourd que l'air mû par des hélices ». Sa conception est déjà très moderne car elle comporte deux rotors bipales à pas variable tournant en sens inverse et dont l'axe commun peut s'incliner pour provoquer une translation de l'appareil. À ce stade du projet les rotors sont en aluminium, mesurent plus de 6 mètres de diamètre et tournent à 40 tours par minute, entrainés par un moteur électrique extérieur à l'appareil[2].
En 1903, Maurice Léger crée la Société des hélicoptères Léger avec l'aide de Jules Richard alors directeur du Musée océanographique de Monaco. Il est toutefois confronté à un double problème, technique et financier : il doit trouver un moteur à essence suffisamment puissant mais pas trop lourd et la Société des bains de mer répugne à le subventionner. Il obtient en tout cas le soutien moral du prince Albert Ier qui organise une communication à l'Académie des sciences au printemps 1905[1].
En , Maurice Léger s'installe au château de Marchais, dans l'Aisne, appartenant à la famille Grimaldi de Monaco pour mettre au point son prototype d'hélicoptère. Ce dernier, alors équipé de quatre moteurs et doté de rotors de 13 mètres de diamètre tournant à 60 tours par minute, décollera de 80 cm, avec un pilote à bord le 13 pour un « vol » d'une quinzaine de secondes. Cependant l'hélicoptère se brise à l'atterrissage, ce qui signe la fin du projet[1],[2].
Maurice Léger travaille ensuite pour une entreprise belge de chaudières à vapeur, puis pour une société française d'appareils de levage. Durant la Première Guerre mondiale il sert comme officier dans plusieurs régiments d'artillerie[1].
Il se retire ensuite à Belle-Île-en-Mer, où il meurt le [1].