Lors de la Seconde Guerre mondiale, il combat, mais est fait prisonnier[2]. Au cours de son internement, il fait la connaissance de Laurent Chappis. Ce dernier, malgré les conditions, poursuit des études d'architecture et prépare une thèse d'urbanisme sur la Tarentaise[2].
Au sortir de la guerre, il retrouve son poste d'ingénieur en Tarentaise[2]. Un projet afin de développer le site des Trois Vallées a été lancé sous le régime de Vichy. Il doit pouvoir concurrencer les stations de la Suisse voisine et de l'Autriche[3].
Dans le podcast de France Inter, affaires sensibles du , on fait état de méthodes illégales tel que la pression sur les populations locales et le vol de terrains si les pressions ne marchaient pas. Le projet a été commandé aux Ponts et Chaussées en 1942[3]. En 1946, le Conseil général de la Savoie demande la réactualisation du projet à l’Ingénieur des ponts et chaussées du département, Maurice Michaud[4]. Il fait appel à son compagnon de prison Laurent Chappis, afin de faire un repérage du secteur des trois vallées et imaginer une station sur la commune de Saint-Bon-Tarentaise, la future station de Courchevel 1850.
En 1947, il devient ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et est muté au ministère de la Défense[2]. En 1948, il est nommé directeur départemental de la reconstruction du département de la Savoie[2]. Il rencontre l'architecte en chef du service, Henry Jacques Le Même[2]. En 1952, Maurice Michaud devient également le directeur départemental des Ponts et Chaussées[2].
Dans les années 1960, il est chargé, avec son équipe de la DDE, de l'aménagement touristique des montagnes françaises à travers le «plan neige»[2]. Ils forment, en , la Commission interministérielle d’aménagement de la montagne (CIAM), devenue en 1970 le Service d’étude et d’aménagement touristique de la montagne (SEATM)[2],[4],[5]. On le trouve ainsi à l'initiative du nouveau projet de développement de La Plagne, lors de la création de deux sociétés privées: la Société d'aménagement de La Plagne (SAP) et la Société immobilière de La Plagne (SIP)[6],[7]. Il quitte le SEATM en 1971[5].
12Extrait de l'article de Philippe Révil, paru dans l'édition du Monde du , inCatherine Dreyfus-Signoles, L'espace touristique, Éditions Bréal, , 255p. (ISBN978-2-84291-907-8, lire en ligne), p.41-42.
12Jean-François Lyon-Caen, «Courchevel 1850: la «superstation» des Alpes françaises. L'invention d'une pensée nouvelle pour l'urbanisme et l'architecture en montagne», Revue de géographie alpine, vol.84, no3, , p.54 (lire en ligne).