Maurice Xhrouet
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Maurice Xhrouet (Verviers, 1892 - Linkebeek, 1992) était un sculpteur à Uccle (Bruxelles). Avant-gardiste, primé à la biennale de Venise en 1922, il reçut le Prix national des Beaux-Arts de Belgique pour l’ensemble de son œuvre en 1957. Il était l’ami intime du peintre flamand de Drogenbos, Félix De Boeck.
Mau Xhrouet écrit en 1923: « Plus une admiration est grande, plus l’infériorité de l’admirateur l’est aussi. Pouvoir se dire sans aucune fatuité en regardant son œuvre : c’est bien, n’est ce pas un bonheur plus grand que d’entendre les félicitations d’admirateurs ? » .



Joost De Geest, critique d’art, écrit : « Après la Première guerre, la génération de l’avant-garde aspirait à un art communautaire de forme stricte, doublé des meilleures intentions sociales. Mais il s’avéra illusoire de croire que la société pourrait accepter ce langage abstrait, perçu comme étant théorique. Le crash et l’effondrement du marché de l’art, vers 1930, débouchèrent sur un retour de l’art classique (entendez par là : figuratif), tandis que la version mondaine de l’avant-garde, l’Art déco, continuait d’établir son succès commercial dans les palais flottants, les habitations de luxe et les expositions universelles.
Maurice Xhrouet[1], dans les années 1920 fait partie d’un certain nombre de cercles artistiques comme l’Hélice, où l’on débat avec véhémence de la plastique pure et de l’art communautaire. Il exposera d’ailleurs avec ce cercle en 1923. En 1924, il participe à la Biennal de Venise, où il expose quelques œuvres cubistes. En 1925, le magazine Nervie publie de lui une courte biographie. En novembre de la même année, il participe à l’exposition « Un groupe de peintres constructeurs » à l’hôtel Ravenstein à Bruxelles. Il participera ensuite à l’Exposition sur les Arts décoratifs à Monza avec un stand d’art abstrait. Dans « La sculpture en Belgique 1830-1930 », on retrouve la remarque suivante : « Avec Maurice Xhrouet, nous atteignons le seuil de l’extrémisme : si ses groupes sont réalisés suivant la tendance cubiste, ils restent malgré tout lisibles dans leur équilibre ». Xhrouet se voit donc assigner une sorte de position intermédiaire entre l’abstraction totale et ce qui peut encore être compris par le public.
Les expositions internationales et universelles donneront l’occasion à Xhrouet de laisser la liberté de son imagination s’exprimer. C’est ainsi que l’on put admirer des œuvres de Xhrouet à l’Exposition internationale d’Anvers de 1930, sur l’esplanade des Nations, sa contribution au Pavillon du gaz de l’Exposition universelles de Bruxelles, en 1935, celle de Paris en 1937, l’Exposition international de l’Eau à Liège en 1939. On peut dire que sa production dans les années 1920 et 1930 s’apparentait étrangement à ce qui était considéré alors à l’échelon international comme l’art moderniste.
Dans le courant des années 1930, le style de Xhrouet évolue vers une phase plus figurative et connaît l’influence de l’art égyptien. En 1941, il recevra des critiques élogieuses pour son exposition à la galerie Vé Bé. En 1946, il reçoit le Prix Braecke pour son Torse qui connut un succès ensuite au Salon quadriennal d’Anvers et au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1947, il reçoit le Prix biennal des Beaux-Arts pour l’ensemble de son œuvre. Il écrit : « L’œuvre n’est, à mon sens, œuvre d’art qu’en raison de la générosité qui la fit naître, générosité qui est en elle et qui doit en quelque sorte rayonner d’elle jusqu’au spectateur ». Maurice Carême écrivait en 1952 à propos de Xhrouet : « J’aime son œuvre pétrie de sensibilité ».
« Par la voie douce de la musique de Bach, je vous retrouve combien détaché de tout ce qui fait la vie quotidienne, qui fut toujours si éloignée de vous qui vivez plutôt parmi les étoiles. Votre vision intérieure des choses est votre récompense. Les lignes, les formes s’inscrivent au milieu de votre cœur qui les a créées, pendant toute votre existence… En toute affection et admiration, mes deux mains aux vôtres ». Akarova, 1972.