Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «Notes et références».
Maurice Huyghues des Étages est né à Rivière-Salée[3] en 1897. Il part comme ouvrier des usines Renault à Boulogne-Billancourt et participe à la Première Guerre mondiale où il est blessé[4]. Son père Louis est assassiné à Ducos alors qu'il vient tout juste d'être réélu maire de Rivière-Salée le [5]. Maurice décide alors de se venger et monte sur le paquebot qui emmenait le gouverneur Henri Richard que Maurice pensait être à l'origine de la mort de son père. Il tire sur le gouverneur Richard, mais le blesse seulement. Maurice des Étages est arrêté et jugé à Fort-de-France et finalement acquitté en 1926[4].
Après-guerre, son nom est proposé en 1946 comme secrétaire de la Fédération socialiste de la Martinique, mais c'est finalement Joseph Henry qui est désigné[8]. Il rejoint le Rassemblement du peuple français en 1948 et en devient le président du comité départemental et le directeur du journal La Flamme, organe du RPF en Martinique. En parallèle à ses activités politiques, il préside l'Association générale des Anciens combattants de Martinique[3].
Il se présente en Martinique aux élections sénatoriales de 1948 sous l'étiquette RPF, mais n'obtient que quarante-huit voix sur cinq cent trente-quatre[3].
En , en conflit avec le reste de la fédération, Maurice des Étages est exclu du RPF bien que président du comité départemental de Martinique[3].
12345Sylvain Mary, Le Gaullisme d'opposition aux Antilles et en Guyane: Le RPF sous l’œil de Jacques Foccart, Paris, Éditions L'Harmattan, coll.«Chemins de la Mémoire», , 250p. (ISBN978-2-343-01486-9), p.226.
12Pour le pays: Le conseil général (1827-2015), une institution au cœur des Martiniquais, Fort-de-France, Conseil général de la Martinique, , 319p. (ISBN978-2-86149-038-1), p.148.
↑Georges Mauvois, Louis des Étages (1873-1925): Itinéraire d’un homme politique martiniquais, Paris, Éditions Karthala, , 142p..
↑Lucien Abenon et Henry Joseph, Les Dissidents des Antilles dans les forces françaises libres combattantes 1940-1945, Fort-de-France, Association des Dissidents de Martinique, , 288p. (ISBN2-85275-029-5).
↑Sylvie Guillaume, «Socialistes métropolitains et antillais sous la IVe République», dans Pierre Guillaume (dir.), Identités caraïbes: actes du 123e congrès des sociétés historiques et scientifiques, section d'histoire moderne et contemporaine, 6-10 avril 1998, Antilles-Guyane, Paris, Éditions du CTHS, (ISBN2-7355-0452-2).