Max Querrien
haut fonctionnaire et homme politique français
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Max Yvon Jean Querrien, né le à Concarneau (Finistère) et mort le à Paimpol (Côtes-d'Armor), est un haut fonctionnaire français[1].
| Conseiller d'État | |
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| Maire de Paimpol | |
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| Maître des requêtes au Conseil d'État | |
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| Auditeur au Conseil d'État | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Max Yvon Jean Émile Marcel Querrien |
| Nationalité | |
| Formation |
École nationale d'administration (mars - |
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| Parti politique | |
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Biographie
Jeunesse et études
Fils de Marcel Querrien, receveur principal régional des Douanes, et de son épouse née Marguerite Guillemin, Max Querrien est élève au lycée Corneille à Rouen, au lycée Voltaire à Brest, puis au lycée Saint-Louis à Paris.
Une fois le baccalauréat obtenu, il s'inscrit à la faculté de droit de Paris, où il obtient sa licence de droit et un diplôme d'études supérieures de droit public et d'économie politique. Il suit les cours de l'École libre des sciences politiques, dont il sort diplômé en 1944[2].
Il est admis à l'École nationale d'administration en (promotion France-Combattante). Il passe en parallèle l'ultime concours de l'auditorat du Conseil d'État, et est admis ; il démissionne de l'ENA en avril[3].
Parcours professionnel
Promu maître des requêtes en 1954, il devient, la même année, chef de cabinet de Louis Christiaens, secrétaire d'État aux Forces armées (Air) puis dirige, de février à octobre 1955, le cabinet de Raymond Triboulet, ministre des Anciens combattants. Il est chargé de la direction du cabinet de Pierre de Félice, sous-secrétaire d'État à la Reconstruction et au Logement (1956-1957) avant de diriger son cabinet lorsqu'il devient secrétaire d'État aux Affaires étrangères (février-). De 1958 à 1962, il est ensuite directeur de cabinet de Bernard Chenot, ministre de la Santé publique et de la Population, puis ministre de la Justice.
Il est directeur de l'architecture au ministère des Affaires culturelles de 1963 à 1968. Il réintègre le Conseil d'État en 1968 et est promu conseiller d'État en 1970. Il préside le conseil d'administration de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites de 1981 à 1986[4]. Il est administrateur du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire (1969-1985), président de l'Institut français d'architecture (1982-1987), membre du comité national d'évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (1985-1989). En 1990, il préside la mission d'études sur le projet LGV Méditerranée. De 1990 à 1999, il anime le groupe de travail interministériel chargé de l'élaboration d'un code des propriétés publiques. Il est chargé notamment de la préparation d'un projet de loi concernant l'exercice des activités économiques sur le domaine public. Cette loi, promulguée le , est souvent désignée sous l'intitulé de « loi Querrien ».
Il est élu maire de Paimpol en 1961 et le demeure jusqu'en 1995.
Parcours professoral
Il est professeur à la faculté libre de droit de Lille de 1946 à 1961 et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris de 1950 à 1966.
Publications
- Pour une nouvelle politique du patrimoine, 1982
- Malraux, l'antiministre fondateur, 2001, éditions du Linteau
- Pour une politique de l'architecture, témoignage d'un acteur, 2008
- Petite histoire du grand Paimpol, 2010.
Décorations
Grand officier de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'ordre national du Mérite
Commandeur de l'ordre des Palmes académiques
Commandeur de l'ordre du Mérite maritime
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (1963) en tant que « directeur de l'architecture au ministère d'État chargé des affaires culturelles »
Commandeur de l'ordre du Mérite combattant (1955) en tant que « directeur de cabinet du ministre des anciens combattants et victimes de guerre » et donc membre de droit du conseil de l'ordre du Mérite combattant[5]
Médaille de l'Aéronautique