Max Scheler
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 53 ans) Francfort-sur-le-Main |
| Sépulture | |
| Époque |
XXe siècle |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Märit Scheler-Furtwängler (d) |
| Enfant |
Max Scheler (d) |
| A travaillé pour | |
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| Influencé par |
Formalism in Ethics and Non-Formal Ethics of Values (d) |
Max Scheler, né à Munich le et mort à Francfort-sur-le-Main le , est un philosophe et sociologue allemand.
Famille
Sa mère est une juive orthodoxe ashkénaze, qui pousse son père à se convertir au judaïsme[1]. Aussi l'éducation catholique prodiguée au Ludwigsgymnasium de Munich met-elle le jeune Scheler au contact d'antagonismes confessionnels et philosophiques, notamment par l'émergence des idées marxistes et évolutionnistes.
Parcours universitaire
Max Scheler étudie deux ans la médecine à Munich et Berlin (1894-95), mais les conférences de Theodor Lipps, Wilhelm Dilthey et Georg Simmel le décident à s'inscrire en faculté de philosophie : il soutient sa thèse de doctorat en 1897 sous la direction de Rudolf Eucken (1846–1926), et sa thèse d'habilitation (« La méthode transcendantale et la méthode psychologique ») à l'université d'Iéna en 1899[1]. Il est professeur à l'université de Iéna de 1900 à 1906 puis à Munich de 1907 à 1910. Ses premières œuvres sont marquées par l'influence de Nietzsche et de sa philosophie des valeurs et des intuitions (en particulier le concept de ressentiment développé dans la Généalogie de la morale).
En 1902, il rencontre Edmund Husserl dont la pensée (la phénoménologie) le marquera durablement bien qu'il n'ait jamais été son étudiant. En 1910-1911, il donne un cours à la société philosophique de Göttingen. De 1919 à sa mort, il enseigne la philosophie et la sociologie à l'université de Cologne.
