Maxime Decout
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Maxime Decout, né le , est un universitaire et essayiste français, spécialiste notamment du judaïsme et des pratiques de lecture. Il est membre junior de l'Institut universitaire de France.
Après un bac S et une formation en CPGE au lycée Champollion de Grenoble, il rejoint l'École Nationale Vétérinaire de Lyon. Après son doctorat en médecine vétérinaire, il passe le CAPES (2004) puis l'agrégation (2005), en parallèle de son master de lettres modernes à Lyon 3 et de son poste de vétérinaire remplaçant[1].
En , il soutient sa thèse sur Albert Cohen : la "geste des Juifs". Des origines trouées aux déchirements messianiques, dirigée par Jean-Pierre Martin (Université Lyon 2). Après 4 ans comme TZR, il enseigne en hypokhâgne à Sainte-Marie Lyon (2009-2012) puis devient maître de conférences à Lille 3 (2012-2019). Il est devenu, en 2019, professeur à l'université d'Aix-Marseille, avant de rejoindre la Sorbonne en 2022[2].
Dans son Éloge du mauvais lecteur (Minuit, 2021), il étudie les pratiques de lecture qu'il qualifie ironiquement de "mauvaises" : enquêter sur le texte quand il y a une suspicion de mensonge ou d'erreur, s'identifier aux personnages (bovarysme), analyser le texte de manière savante et hyper-rationalisée (Bouvard et Pécuchet), lire de manière désinvolte ou rebelle, etc.[3]. Il s'interroge plus largement sur les relations entre auteurs/ices et lecteurs/ices et la co-construction du sens en littérature, dans la lignée de Qu'est-ce que la littérature ? de Sartre et de Les Limites de l’interprétation de Umberto Eco.
