Maxime Guillot
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Maxime Julien Guillot |
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Julien Pacaud, Roger Duchesne |
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Maxime Guillot, né le à Bruailles (Saône-et-Loire) et mort abattu à Dijon le , est un résistant français et compagnon de la Libération à titre posthume par décret du [1].
Famille et vie privée
Fils d'aubergistes, Maxime Guillot est né en 1900 à Bruailles, village bressan en Saône-et-Loire. À l'âge de 7 ans, il est orphelin de sa mère. Durant sa scolarité, il obtient son certificat d'études primaires en 1912, puis travaille dans les fermes environnantes jusqu'à son service militaire[1].
En 1920, il est engagé dans le 35e régiment d'infanterie de Belfort puis, sur sa demande, au 2e régiment de zouaves au Maroc[1]. En 1922, il devient cheminot après sa démobilisation. Contraint d'abandonner sa ferme en Bresse, il devient manœuvre aux ateliers de Dijon-Perrigny en 1923[2].
Il acquiert, dans le courant des années 1930, un café à Chenôve puis un café-restaurant avec son épouse Lucie[1]. De leurs unions naissent quatre enfants, trois filles (Yvette, Jeannine et Suzanne) et un fils (André) qui meurt assez jeune[2]. Il est alors militant socialiste[1].
Guerre et résistance
Lorsque la guerre éclate en , Maxime Guillot est mobilisé aux ateliers. Après l'armistice du 22 juin 1940, il reprend la direction de son café-restaurant « Le Grand Saint Vincent », dont il se sert pour faire passer en zone libre des prisonniers évadés du camp de Longvic[1].
Dès 1941, il établit des contacts avec des éléments de groupe francs et la résistance cheminote[3]. En juin et , sous le pseudonyme de Julien, il commence à organiser et diriger des sabotages d'infrastructures de télécommunication avec le « groupe Charlie »[1].
Il s'engage dans le Bureau des opérations aériennes (BOA) de la « région D » (Côte d'Or, Haute-Marne, Haute-Saône, Doubs, Territoire de Belfort, nord du Jura et de la Saône-et-Loire[4]) où il dirige les opérations en Saône-et-Loire.
Nommé officier[5], chargé de mission des Forces françaises combattantes par le mouvement de résistance de l'Organisation civile et militaire (OCM), il est recherché par la Gestapo. À deux reprises, il lui échappe, en novembre et , mais il est blessé en en tombant dans une souricière à Chagny[6]. Il parvient à en réchapper sous les tirs des agents de la Gestapo, abattant au revolver un Allemand et en en blessant un autre. Il s'en sort blessé à la jambe.

Hautement recherché, il est finalement rattrapé sur dénonciation[7] quinze jours plus tard le à Dijon, à la sortie d'un rendez-vous avec des responsables BOA au café Brocot, rue Condorcet. Cerné, il abat deux Allemands, mais se trouve blessé aux jambes[8] et au ventre[9]. Il préfère alors se tirer dans la tête la dernière balle de son revolver pour échapper à la torture, après avoir avalé un papier stratégique de la résistance[7],[10].
Les autorités allemandes le voulaient vivant et il n'a donc pas été abattu. Sa dépouille a été posée sous une arche de l'hôtel de ville de Dijon, sans autre couverture recouvrant le corps[réf. nécessaire].
Obsèques
Le , lors de ses obsèques à Chenôve, un cortège se forme à la mairie pour accompagner le défunt au cimetière et lui rendre hommage : la foule rassemble vraisemblablement plus d'un millier de personnes[1],[11]. Marcel Naudot, maire de Chenôve depuis 1934 et lui-même cheminot, arbore son échappe tricolore[12]. Rendu responsable du rassemblement, il est arrêté à coup de crosse par l'occupant, torturé au siège dijonnais de la Gestapo (rue du Docteur Chaussier) et interné à la prison de Dijon puis au camp de Royallieu (Compiègne)[11]. Le , il est embarqué dans un convoi à destination du camp de concentration de Mauthausen[13], où il meurt le à l'âge de 52 ans[9].
Le registre des délibérations du conseil municipal mentionne le : « Marcel Naudot, maire, absent à la séance car détenu par les troupes d’occupation »[12].