Il passe ensuite directeur général adjoint de DPCA, poste qu'il occupe d’ à . Il y privilégie la conception et la production locales de gammes Peugeot et Citroën spécifiques pour l'Asie, avec succès puisque les ventes font plus que doubler durant cette période. Sa réussite le conduit logiquement à accéder au poste de directeur général de DPCA, qu'il ne gardera toutefois qu'un an[3]. Le , Peugeot annonce en effet sa nomination au titre de directeur général de la marque, à une époque où le groupe PSA rencontre de graves difficultés financières. Il prend ses fonctions dès le mois suivant, en remplacement de Vincent Rambaud, en poste depuis et parti pour raisons personnelles[4].
Sous sa direction, Peugeot entame une restructuration de sa gamme, en simplifiant notamment la nomenclature (x08 pour les berlines, x008 pour les SUV), et réduisant le nombre de silhouettes qu'elle propose[5]. La marque s'appuie dorénavant surtout sur cinq «piliers» que sont les 208, 2008, 308, 3008 et les utilitaires[6]. La stratégie semble payante puisqu'à fin 2015, la marque se félicite de progressions notables sur ses deux marchés de prédilection, l'Europe et la Chine[7]. En outre, chargé de la montée en gamme de Peugeot, Picat parvient progressivement à tirer la proportion des ventes vers le haut de gamme, connu pour dégager de meilleures marges[8].
Le , il est annoncé à la direction du Groupe PSA pour la région Europe. Il intègre à cette occasion le Directoire du Groupe, en lieu et place de Grégoire Olivier. C'est Jean-Philippe Imparato qui prend la relève à la tête de la marque Peugeot, à partir du [9].