Maître des Prélats bourguignons

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Période d'activité
Autres noms
Pierre Changenet
Activité
Peintre, enlumineur.
Lieu de travail
Dijon
Maître des Prélats bourguignons
Maître des Prélats Bourguignons, Calvaire, Missel de Richard Chambellan, vers 1485-1490, Paris, BnF, ms. Latin 879
Période d'activité
Autres noms
Pierre Changenet
Activité
Peintre, enlumineur.
Lieu de travail
Dijon
Mécène
Richard Chambellan, Ferry de Clugny, Antoine de Chalon, Nicolas Bouesseau, Famille Berbisey, Philibert Pillot.
Famille
Jean I Changenet, Jean II Changenet, Henri Changenet

Le Maître des Prélats bourguignons est un maître enlumineur dont l’identité demeure incertaine. Il doit ce nom de convention aux commandes passées par des évêques et abbés de la région bourguignonne. Plusieurs hypothèses ont été avancées concernant l'identification de l'artiste : la plus probable serait celle de Pierre Changenet, peintre documenté à Dijon de 1478 à 1503. Selon certains chercheurs, il serait cependant plus pertinent de parler des Maîtres des Prélats bourguignons, le nom de convention regroupant plusieurs styles différents, qui seraient attribuables à trois artistes.

Le Maître des Prélats bourguignons est un nom générique faisant probablement référence à un artiste très connu à Dijon et actif à la fin des années 1470 et au début des années 1500. L'hypothèse la plus accréditée remonte à 1975 et est soutenue par la chercheuse Nicole Reynaud[1], qui rapproche cet artiste de la figure de Pierre Changenet. Depuis lors, les études des années 90[2], ainsi que celles encore en cours, ont été essentielles pour identifier un corpus de trente à cinquante manuscrits, produits dans les années 1465 à 1505.

L'hétérogénéité du corpus semble révéler la présence de plusieurs mains. Carmen Decu Teodorescu et Frédéric Elsig ont ainsi proposé de reconnaître trois personnalités distinctes sous ce même nom, dont un maître et deux autres artistes appartenant au même atelier[3], dont ils soutiennent l'identification avec différents membres de la famille Changenet. À l'inverse, Elliot Adam et Sophie Caron ne reconnaissent pas trois personnalités distinctes dans la production du Maître des Prélats bourguignons, dont ils soutiennent l'identification avec Pierre Changenet[4].

Cette famille d'artistes, très prospère, était active à Dijon et aurait fondé deux autres ateliers, dont les acteurs entretenaient des relations étroites selon Elliot Adam et Sophie Caron[5]. Un premier atelier était à Dijon, fondé dans la seconde moitié du XVe siècle par Jean I Changenet, rue de la Verrerie, poursuivi par son fils Pierre Changenet et plus tard transmis à son fils Henri[6],[7]. Un deuxième atelier se situait à Avignon, fondé au début des années 1480 par Jean II Changenet, frère de Pierre, rue de la Miraillerie, où l’effervescence artistique était particulièrement marquée entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle notamment par l’installation de la papauté à Avignon au XIVe siècle[8],[7]. Cet atelier accueillait notamment en son sein Juan de Nalda[9], “compagnon espagnol” de Jean II Changenet. Un troisième atelier était également actif en Provence à Marseille, conduit par les artistes Bernardino Simondi et Josse Lieferinxe (1597-1508). Ce dernier était le gendre de Jean II Changenet, dont il avait épousé la fille, Michèle, en 1503 à Avignon. Cet atelier accueillait aussi Honorat Labe, un apprenti de Jean II Changenet[10],[7].

Un nom de convention pour trois styles : les groupes stylistiques

Dans l'hypothèse soutenue par Carmen Decu Teodorescu et Frédéric Elsig, la production du Maître des Prélats bourguignons se diviserait en trois groupes stylistiques, identifiables avec des personnalités distinctes[11].

Le groupe stylistique 1 (1465-1475)

Fig 5. Jean I Changenet, Chapelle Dorée, détail du mur nord-est, vers 1470, Cathédrale Saint Lazare, Autun.

La clientèle de ce premier groupe est assez vaste et diversifiée car elle inclut des membres de la noblesse, comme François de Borselen, membre de la cour de Bourgogne, des représentants de la classe marchande, comme Philibert Pillot, ainsi que des membres de la classe ecclésiastique à plusieurs niveaux hiérarchiques, dont le prêtre de Frages, Jean Board, près de Chalon-sur-Saône ; le cardinal Jean Rolin, et le chanoine Ferry de Clugny[12]. Le langage du premier Maître ferait référence à une tradition bourguignonne locale méridionale, caractérisée par des formes rigides et une certaine sensibilité pour les enluminures flamandes des années 1460. Ce maître serait connu pour l’expressivité exacerbée, une prédilection pour la grisaille et, en particulier, une intéressante inventivité, en variant les dispositions du décor marginale, caractérisé parfois par scènes en brunaille ou en camaïeu doré, ou un cadre architectural avec les statues dans les niches, le paysage continu avec la narration simultanée, ou encore, par les marges divisées en compartiments rectangulaires[13]. À ce premier artiste reviendraient la décoration de la Chapelle dorée d’Autun, datée de 1470 (fig. 4), et le retable commandé par Jean Rolin en 1470, représentant la Pietà et divisé entre le Musée de Sainte-Croix de Poitiers et le Petit Palais d’Avignon. La morphologie des visages, les proportions et les formes géométriques simplifiées rappelleraient celles des Heures de Philibert Pillot (fig.3) (Autun, Bibliothèque municipale, ms. 269)[13].

Selon Carmen Decu Teodorescu et Frédéric Elsig, le premier peintre des Prélats serait Jean I Changenet, documenté comme peintre à Dijon en 1466. Sa renommée est assez rapide puisqu’il participe aux décors des entrées de Philippe Le Bon à Dijon en 1454 et de Charles le Téméraire en 1461[14]. Il joue également un rôle important dans le service funèbre de Philippe le Bon en 1467. Sa période d’activité est attestée entre les années 1449 et 1468[14]. Bien que sa date de naissance demeure inconnue, Jean I Changenet serait mort entre 1472 et 1473 laissant derrière lui cinq ou six enfants dont Pierre Changenet et Jean II Changenet[14].

Fig 4. Jean I Changenet, Procession effectuée par le Pape Grégoire le Grand vers le Château Saint-Ange, détail du mur nord-est, Cathédrale Saint-Lazare, Autun.

Œuvres

Au premier groupe stylistique sont attribués environ treize manuscrits, datés de 1465 à 1475 :

Le groupe stylistique 2 (1475-1505)

La clientèle de ce deuxième groupe serait principalement composée de nobles marchands. D’un point de vue stylistique, ce deuxième artiste reprendrait la manière fluide de la matière picturale du premier artiste, les influences de la peinture flamande et la décoration des marges en compartiments rectangulaires ou en camaïeu doré. Cependant, il s’en distinguerait par une écriture plus relâchée, des types morphologiques différents, plus arrondis, et de nouveaux modèles décoratifs, comme les bordures de formes variées ou les mises en page conçues comme des tableaux en trompe-l'œil[29].

L’évolution stylistique montrerait premièrement une expressivité exacerbée entre les années 70-80 du XVe siècle, puis une simplification des formes vers les années 90, et ensuite un traitement plus nuancé des volumes et une palette plus tendre vers la fin des années 90. Le style développé dans les Heures Berbisey représenterait la dernière phase stylistique de l’artiste, qui vers les premières années de 1500 expérimente des formes plus amples et des volumes plus contrastés, tout en maintenant une palette intense et un tracé des silhouettes bien défini[30].

Pour Carmen Decu Teodorescu et Frédéric Elsig, ce deuxième artiste serait Pierre Changenet, fils de Jean Ier Changenet. Il est reçu maître le . Il est élu juré de métier de peintre en 1479, en 1480-1481, de 1486 à 1493 puis de 1496 à 1497. Il se tient toutes les fois, sauf une, aux côtés d’un autre peintre dijonnais, Thiébaut Laleurre. Son activité s’étend de 1478 à 1503[14]. Tout comme son père, il participe aux décors de la ville notamment en cousant et peignant la bannière de la trompette de la ville en 1490. Sa date de naissance n’est pas connue. Il meurt entre 1503 et 1507 en laissant des enfants[14].

Œuvres

Le deuxième groupe stylistique, qui poursuivrait certaines commandes du premier groupe, concernerait treize manuscrits, datés entre 1475-1505 :

Concernant les attributions faites :

Le groupe stylistique 3 (1480-1500)

La clientèle du troisième groupe, comme celle du premier, serait composée essentiellement de prélats et de laïcs, dont l'évêque Antoine de Chalon, successeur du cardinal Jean Rolin ; l'abbé de Saint-Étienne à Dijon, Richard Chambellan ; les nobles de la classe marchande, comme la famille Gaigne, dont le membre Barthelemy Gaigne devient procureur général du Parlement de Bourgogne à Dijon en 1516.

Cet artiste reprendrait les compartiments rectangulaires du premier et se distinguerait du second par une écriture plus soignée, plus fine et plus claire, une palette plus variée et des types morphologiques plus délicats. Les éléments décoratifs sont sobres, clairs et particulièrement soignés sur les bordereaux, ornés de rinceaux et fleurs sur fond jaune imitant l'or, ou sur fond de parchemin. Enfin, les compositions sont originales et rappelleraient certains modèles iconographiques du contexte avignonnais[44].

Pour l'identification du troisième peintre des Prélats, Carmen Decu Teodorescu et Frédéric Elsig ont envisagé la possibilité d'une intervention de Jean II Changenet dans la production enluminée de la famille. Bien qu'il ne soit pas encore possible d'identifier le troisième Maître avec Jean II Changenet[45], le lien avec Avignon constituerait un indice déterminant pour l'identification des Maîtres des Prélats[46].

Œuvres

Fig. 13. Maître des Prélats bourguignons, Fronstispice du Pontifical d'Antoine de Chalon, évêque d'Autun, vers 1483-1500, Bibliothèque municipale d'Autun, ms. 129, folio 1 recto.

Au troisième groupe stylistique sont attribués huit manuscrits faisant partie des commandes du premier Maître, exécutés entre 1480-1500, parallèlement à l'œuvre du deuxième maître :

  • Pontifical d’Antoine de Chalon, vers 1483 (Autun, Bibliothèque municipale, ms. S 151(129)[47].
  • Pontifical d’Antoine de Chalon second volume, vers 1483 (Autun, Musée Rolin, inv.SE 127)[48].
  • Heures Vallot, vers 1485-1490 (Paris, collection particulière)[14].
  • Missel de Richard Chambellan (dit aussi Missale Sancti Stephani Divionensis) (Fig.7), vers 1490 (Paris, Bibliothèque nationale de France, ms. lat 879)[49].
  • Heures de Barthélemy Gaigne, vers 1490-1495 (collection particulière)[14].
  • Heures à l’usage d’Autun, vers 1490-1495 (collection particulière)[14].
  • Heures à l’usage de Rome, vers 1495-1500 (Cambridge, Fitzwilliam Museum, ms.73)[14].
  • Heures, vers 1495-1500 (Cambridge, Howard University, Houghton Library, ms.lat 249)[50],[51]

Le Maître des Prélats bourguignons : Pierre Changenet

Dans l'hypothèse contradictoire défendue par Elliot Adam et Sophie Caron, qui n'admettent pas la division du corpus, le Maître des Prélats bourguignons serait une personnalité unique actif à Dijon dans le dernier tiers du XVe siècle, à la tête d'un atelier comprenant plusieurs collaborateurs et caractérisé par une production de qualité hétérogène. Son identification avec Pierre Changenet, suggérée par Nicole Reynaud en 1975, reposerait sur différents éléments.

Fig. 2 Maître des Prélats bourguignons, Missel de Richard Chambellan (ou Missel Sancti Stéphani Divisioniensis), Crucixifion, vers 1490, parchemin, 245 mm X 170 mm Paris, Bibliothèque nationale de France, f.105 v, ms. lat 879.

Tout d'abord, lorsque le patricien Nicolas Bouesseau commande en 1490 les volets du retable de l'église Notre-Dame de Dijon, il choisit d'engager le peintre Jean II Changenet qui avait alors son atelier à Avignon. Bien qu'actif à Dijon des années 1470 jusqu'en 1503/1507, son frère Pierre se serait principalement spécialisé dans la miniature et aurait pu jouer un rôle d'intermédiaire avec Nicolas Bouesseau. Cet élément confirmerait les spécialisations différentes des frères et des membres de l'atelier Changenet[52].

Un autre indice des relations entre le Maître des Prélats bourguignons supposé être Pierre Changenet et Jean II Changenet réside dans le tableau Le Calvaire du Parlement de Dijon (fig.1) de Josse Lieferinxe (Musée du Louvre, 1500-1505)[53]. Acquis par le Musée du Louvre en 1962, il devait être exposé dans la Chambre dorée du Parlement de Dijon jusqu’en 1785-1790[54]. Ce tableau représente au premier plan la Vierge et saint Jean au pied de la croix, avec Jésus crucifié, tandis qu'à l'arrière-plan se trouvent des anges et une foule d'élus. Ces derniers sont guidés par saint Michel brandissant une épée, avec le combat des anges dans le ciel repoussant les damnés. Cette bataille céleste apparaît également dans la Crucifixion (fig. 2) du Missel de Richard Chambellan (Paris, Bibliothèque nationale de France, ms. lat 879), abbé de Saint-Étienne à Dijon, daté entre 1477 et 1495, et attribué au Maître des Prélats/alias Pierre Changenet. Josse Lieferinxe étant le gendre de Jean II Changenet, il aurait été influencé stylistiquement par l'œuvre des Changenet, dont il a repris divers modèles iconographiques en Provence. Il n'est donc pas improbable que ce modèle iconographique provienne de l'atelier Changenet, et plus particulièrement de Pierre Changenet, dont la Crucifixion précède de plusieurs années le Calvaire peint par Lieferinxe[52],[55].

Le Maître des Prélats bourguignons et le Maître de Neufchâtel

Fig. 12. Maître de Charles de Neufchâtel (Jean I Changenet ?), Saint André, détail du Missel de Charles de Neufchâtel, Missale ad usum Romanum, volume 1, Dijon ?, vers 1465-1470 (après 1463 et avant 1480), parchemin, 30,5x22,5cm (feuillet). Auckland, Auckland City Libraries, f.168r. Ms. Med. Ms. G.138.

Dans le courant des années 1460, le Maître de Neufchâtel réalise pour Charles de Neufchâtel, archevêque de Besançon, un Pontifical en grisaille (Porrentruy, Bibliothèque cantonale jurassienne, ms. 10) et un Missel un deux volumes (Auckland, Auckland Library, ms. G 138). Ces manuscrits ont été rapprochés par E. Adam et S. Caron du Missel de Ferry de Clugny (Sienne, Biblioteca comunale, ms. XVI), réalisé vers 1470 par le Maître des Prélats bourguignons selon eux, par le premier groupe stylistique/alias Jean I Changenet, selon C. Decu Teodorescu et F. Elsig. Le manuscrit de Sienne présente des compositions iconographiques parallèles à celles du Missel de Charles Neufchâtel (Fig 12)[56], qui seraient de la même main selon ces chercheurs. Ces analogies ont conduit E. Adam et S. Caron à suggérer l'identification du Maître de Neufchâtel avec Jean I Changenet, qui aurait transmis son métier au Maître des Prélats/alias Pierre Changenet avant sa mort en 1473[57],[55].

Il faut souligner que les fresques de la Chapelle Dorée d’Autun (fig. 4;5) sont attribuées par C. Decu Teodorescu et F. Elsig au premier groupe stylistique du Maître des Prélats, alias Jean I. Les Heures Berbisey (Dijon, Bibliothèque municipale, ms. 3765), attribuées à Pierre Changenet, représentent également la procession effectuée par le Pape Grégoire le Grand vers le Château Saint-Ange (fig.6), lors de la peste survenue en 590. Cette scène apparaît dans la Chapelle Dorée, ce qui témoignerait de l'influence du premier Maître des Prélats sur le deuxième, alias Pierre Changenet. En effet, les fresques de la Chapelle Dorée montrent les Évangélistes accompagnés à gauche de deux prophètes et à droite de deux Docteurs de l'Église (Fig 4). Dans le manuscrit, les Évangélistes sont également accompagnés à gauche par un prélat nimbé. Cette iconographie très particulière témoigne encore une fois que Pierre s'inspirait de son père[56].

La continuité stylistique au sein de l'atelier Changenet

L'étude approfondie des manuscrits ci-dessus confirme la reprise des plusieurs motifs iconographiques transmis par les Changenet de génération en génération[58].

Fig.8 Maître des Prélats bourguignons, Missel de Richard Chambellan ou Missale Sancti Stephani Divionensis, Corpus Christi première lettre, détail du prélat agenouillé devant le prêtre qui tient le corps du Christ, 1485-1490. BnF.

Un exemple particulièrement important est le Missel de Richard Chambellan (fig.7) (Paris, Bibliothèque nationale de France, ms. lat 879) attribué par F. Elsig et C. Decu Teodorescu au troisième groupe stylistique. Dans le Missel, chaque fête est représentée par une page richement illustrée, ornée d'une grande initiale historiée. Le cadre des lettres historiées présente une forme rectangulaire ou carrée, qui accueille une scène narrative à l'intérieur. Les deux lettres historiées du canon des messes montrent une iconographie très curieuse. La première lettre représente un prélat agenouillé devant le prêtre qui tient le corps du Christ, tandis qu'à l'arrière se trouve l'autel avec la patène et une nappe ensanglantée. La deuxième lettre, quant à elle, montre le pape entouré des cardinaux, chargeant Thomas d'Aquin de composer un office en l'honneur du Corpus Christi (fête) (fig.8; 9). Selon les interprétations de l'historien de l'art François Avril, il s'agirait du miracle de l'Hostie sanglante, survenu à Bolsena en 1263, et qui fut donnée par le pape Eugène IV au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, en 1433, pour être vénéré dans la Sainte-Chapelle de Dijon.

Pour C. Decu Teodorescu et F. Elsig, la connaissance de cet événement par l'enlumineur orienterait une fois de plus vers la maison Changenet : Jean I Changenet était artiste à la cour de Philippe le Bon, comme mentionné ci-dessus, il n'est pas donc improbable que cet événement, vécu du temps du duc de Bourgogne, ait été transmis au troisième Maître, durant deux générations[59]. D’ailleurs, les initiales et les mises en page du Missel de Richard Chambellan (Paris, Bibliothèque nationale de France, ms. lat 879) sont originales et témoignent de l'influence des modèles propres au contexte avignonnais de Jean II Changenet, mort à Avignon en 1495. Ce dernier avait été appelé spécialement à Avignon par Nicolas Bouesseau pour un retable pour Notre-Dame de Dijon (fig.10) en 1490. Il réalise la figure en grisaille de saint Bénigne, dont la physionomie a été développée par le second et le troisième Maître comme pour le roi David, saint Jean et le chanoine en prière (fig.11)[46].

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Notes et références

Voir aussi

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