Maïti Girtanner

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Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie-Louise Alice Éléonore GirtannerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Maïti Girtanner
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie-Louise Alice Éléonore GirtannerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

Maïti Girtanner (1922-2014) est connue pour s'être présentée comme une résistante française. Elle s'est fait connaître par la publication d'un reportage, qui s'est révélé être une invention, et d'un livre sur la souffrance et le pardon.

Marie-Louise, dite Maïti, Girtanner est née le à Aarau dans le canton d'Argovie en Suisse. Elle est la fille du Suisse Paul Werner Girtanner (1889-1926), de Saint-Gall, et de la Française Claire Rougnon (1890-1981), fille du compositeur Paul Rougnon.[réf. nécessaire]

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « résistante, enseignante ; 44 ans d'activités professionnelles et associatives »[1] mais aucune source n'indique qu'elle aurait été faite chevalier de l'ordre.

Elle meurt le au Mesnil-le-Roi dans les Yvelines[2] et ses obsèques sont célébrées le en l'église de Bonnes[3].

D'après ses propres dires et écrits

À trois ans, à la mort de son père, elle vient habiter en région parisienne à Saint-Germain-en-Laye, dans la famille de sa mère. Son grand-père maternel, Paul Rougnon, était musicien, compositeur et professeur au Conservatoire de Paris, ce qui l'a conduite à devenir pianiste[4].

En 1940, son grand-père se retire avec elle à Bonnes, dans une maison familiale près de Poitiers, au bord de la Vienne, où s'arrête la ligne de démarcation. La maison est située rive gauche, en zone occupée, et la rive droite est la zone libre[5].

Dans son ouvrage, elle écrit s'être engagée dans la Résistance et avoir aidé à passer cette ligne de démarcation, avoir été arrêtée et torturée et avoir conservé des séquelles[6]. Elle dit qu'en 1984, après 40 ans, un de ses bourreaux serait réapparu, voulant la rencontrer[7]. N'ayant plus que quelques semaines à vivre, du fait d'un cancer, ce dernier ne pouvait mourir sereinement sans s'être dénoncé auprès de sa victime encore vivante, regrettant d'avoir massacré des êtres humains sans discernement et sous des ordres intransigeants. Son pardon lui est accordé[8],[9]. Elle déclare : « Deux désirs se sont imposés à moi, comme malgré moi. Le premier fut le désir fou de pardonner à celui qui m’avait détruite. Mais comment faire ? Était-ce même possible ? Le second fut de chercher ce qu’il me restait comme possibilité de servir. Ces deux désirs ne m’ont jamais quittée »[10].

Publications

Pour approfondir

Notes et références

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