Maône
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| Horvat Ma'on | ||
Horvat Ma'on à proximité d'Hébron (2008) | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| District de Judée et Samarie | ||
| Type | Ruine | |
| Coordonnées | 31° 24′ 34″ nord, 35° 08′ 02″ est | |
| Altitude | 863 m | |
| Géolocalisation sur la carte : Cisjordanie
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Khirbet Ma'in ou Tell Máîn, c'est-à-dire « Les ruines de Ma'in » ou « Le Tell de Ma'in », ou Horvat Maon/H. Ma'on (signifiant « Les ruines de Maône » en hébreu) est un site archéologique situé dans le Mont Hébron, en Cisjordanie, s'élevant à 863 mètres au-dessus du niveau de la mer, où les vestiges de la ville antique de Maône (en hébreu : מעון) ont été fouillées. La ville, qui est désormais en ruines, est mentionnée dans le Livre de Josué ainsi que les Livres de Samuel[1],[2]. Elle comptait encore une population juive durant les périodes romaine et byzantine, et une synagogue y a été découverte. Le site est finalement abandonné aux alentours de l'époque de la conquête musulmane[3].
Le site se situe à environ 6 kilomètres de Yatta. Immédiatement au nord se trouve le petit village arabe moderne de Ma'in.
Le nom hébreu s'écrit de diverses manières : Horvat Ma'on, Horvat Maon, ou Hurbat Ma'on[4],[5]. Tel Ma'on est également parfois employé.
Le mot hébreu ma'on signifie « demeure », « habitation », « domicile », « résidence »[6].
Horvat, horbat, hurbat, hurvat sont des variantes de translittération du mot hébreu signifiant « ruines » et des équivalents directs de l'arabe khirbet. Tell est la translittération du mot arabe, tel celle du mot hébreu, les deux termes désignent un monticule créé par l'accumulation de couches de peuplement.
Dans les sources anciennes
Bible hébraïque
Le site est mentionné pour la première fois comme étant l'une des villes de Juda. Nabal le Carmélite naît à Maône[7]. Dans le Livre de Samuel, « le désert de Maône » est mentionné comme étant un lieu de refuge pour David lorsqu'il fuit le roi Saül : « Précédant Saül, ils se mirent en route pour Zif. David et ses hommes étaient dans le désert de Maône, dans la plaine au sud de la steppe. Saül et ses hommes allèrent à sa recherche. David en fut informé ; il descendit à la Roche et demeura dans le désert de Maône. Mais Saül, apprenant cela, poursuivit David au désert de Maône[8]. » Ce site n'est plus mentionné dans les sources bibliques.
Période romaine tardive (?) et byzantine ancienne
Après la destruction du Second Temple, le site est une nouvelle fois mentionné, lorsque l'on dit que Rabban Yohanan ben Zakkai serait monté jusqu'à Maône de Juda.
Au début du IVe siècle de notre ère, Eusèbe de Césarée mentionne Maône dans l'Onomasticon comme étant « dans la tribu de Juda ; à l'est de Daroma ». Au cours de la période de la fin de l'époque romaine et du début de l'époque byzantine, Daroma ou Darom (terme hébraïque et araméen signifiant « Sud », devient un terme utilisé pour désigner le sud des collines d'Hébron dans la littérature rabbinique ainsi que dans l'Onomasticon d'Eusèbe de Césarée. Au même moment, les collines d'Hébron sont démographiquement séparées en deux districts distincts, seul le district sud conservant une population juive ainsi qu'une population chrétienne plus récente[9]. Le site est finalement abandonné à l'époque de la conquête musulmane[3].