Megumi Hirose
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| Megumi Hirose | |
Megumi Hirose en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère du Japon | |
| – (2 ans et 20 jours) |
|
| Élection | 10 juillet 2022 |
| Circonscription | Iwate |
| Législature | 26e |
| Prédécesseur | Eiji Kidoguchi (en) |
| Successeur | Eiji Kidoguchi (ja) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Morioka (préfecture d'Iwate, Japon) |
| Nationalité | Japonaise |
| Parti politique | PLD |
| Diplômée de | Université Sophia |
| Site web | Site personnel de Megumi Hirose |
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Megumi Hirose (広瀬めぐみ, Hirose Megumi), née le , est une femme politique japonaise, représentant la préfecture d'Iwate à la Chambre des conseillers du Japon pour le Parti libéral-démocrate japonais.
Hirose naît le à Morioka, dans la préfecture d'Iwate[1]. Son père décède alors qu'elle a 11 ans, et elle grandit ainsi dans une famille monoparentale[2]. Elle fréquente le lycée de Morioka (en), puis le département d'anglais de l'Université Sophia[1]. Elle passe les examens du barreau à l'âge de 27 ans, dans le but de devenir avocate[2], après avoir aidé sa famille dans la gestion de l'hôtel familial situé à Morioka[2].
Carrière électorale
Hirose se présente aux élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2022, sous l'investiture du Parti libéral-démocrate japonais pour la préfecture d'Iwate[1]. Elle oriente principalement sa campagne autour de la revitalisation régionale, après les tremblements de terre ayant touché les régions de l'est[2].
Elle arrive en tête du scrutin lors des élections, et fait ainsi son entrée à la chambre des conseillers[3]. Elle devient la première femme à représenter la circonscription à la Diète, ainsi que le premier membre du PLD depuis trente ans[4],[5]. Elle rejoint la faction Shikōkai du PLD en 2023[6].
Le , Megumi Hirose démissionne de la Chambre des conseillers[7].
Prises de positions
Hirose, dans sa carrière d'avocate et de députée, s'est concentrée sur les questions liées aux femmes et à l'enfance, afin de promouvoir la création d'un environnement dans lequel il est facile pour les femmes de travailler et d'élever des enfants[1].
Hirose est favorable à une réforme de la constitution japonaise, qui empêche en théorie le pays de posséder une armée[8]. Sur le point de vue international, Hirose déclare également que le gouvernement sud-coréen devrait faire des concessions sur la question des femmes de réconfort, et que les sanctions appliquées par le Japon sur la Russie en réponse à l'invasion de l'Ukraine sont appropriées[8].
D'un point de vue économique, elle est favorable à la politique des Abenomics et à l'inclusion du Japon dans l'accord de partenariat transpacifique[8]. Elle s'oppose à l'augmentation de la taxation des plus riches[9]. Elle désire maintenir l'énergie nucléaire dans le mix énergétique japonais[9].
D'un point de vue sociétal, Hirose s'oppose fortement au mariage homosexuel[9]. Elle s'oppose également à la possibilité qu'une femme devienne impératrice du Japon, ou même qu'elle reste dans la famille impériale après le mariage. Dans la même veine, elle s'oppose à l'introduction de quotas de femmes dans la vie politique japonaise[9].
Controverses
Hirose est accusée de liens avec la secte Moon, notamment avec la succursale de sa ville natale de Morioka, où elle salue régulièrement le responsable local[10].
En , elle effectue un voyage à Paris dans le cadre d'une session de formation organisée en France par le Bureau des femmes du PLD sur les mesures visant à lutter contre la baisse du taux de natalité[11]. Elle apparait à cette occasion sur une photo postée par sa collègue conseillère Rui Matsukawa devant la Tour Eiffel, ce qui déclenche une polémique au Japon[12],[13]. De nombreuses critiques sont alors formulées, notamment sur l'impression de vacances donnée par cette photo, et non de voyage d'affaires[11]. Ce voyage en France est à l'origine d'un des mots clefs de l’année 2023 au Japon: les sœurs de la Tour Eiffel (エッフェル姉さん)[14].
La presse japonaise dévoile également sa relation extra-conjugale avec un saxophoniste canadien, ces derniers ayant été surpris dans un love-hotel de Kabukichō, ainsi qu'au restaurant[15]. Elle s'excuse publiquement le , regrettant « d'avoir perdu la confiance de ceux qui [la] soutiennent, ainsi que d'avoir trahi la confiance de [sa] famille et de leur avoir causé de la douleur »[16]. Elle annonce également souhaiter travailler encore plus dur pour regagner la confiance de ses électeurs[17].
En , le bureau et le domicile de Megumi Hirose sont perquisitionnés par la police de Tokyo dans le cadre d'un soupçon de détournement de fonds publics pour l'emploi fictif d'une secrétaire[18]. Au moment de sa démission, Megumi Hirose reconnaît les faits dans un communiqué à la presse[7]. En , elle est condamnée par le tribunal de Tokyo à 2 ans et six mois de prison, avec sursis, pour détournement de fonds publics[19].