Melchior de Berlier-Tourtour, né à Draguignan le et où il meurt le , est docteur de la Sorbonne, prieur de Saint Denis en Gâtinois[1], vicaire général du Mans, puis chanoine honoraire de Paris où il vit une grande partie de sa vie[2].
Selon l’historien Frédéric Mireur, il aurait été précepteur page du roi sous l’Ancien Régime[3].
Il émigre dès le début de la Révolution française, à Jersey où se trouve 10 à 12 000 émigrés. Il y prononce le la première oraison funèbre de Louis XVI[4] où il développe notamment une vision de la monarchie de droit divin et de l'organisation de la société.
Il retourne en France 1803.
Frappé par les lois sur les émigrés de 1792 et 1793 qui punissent ceux-ci de bannissement à perpétuité et la peine de mort pour ceux qui rentrent ainsi que de la saisie de leurs biens, l’abbé Berlier voit tous ses biens vendus[5].
Bibliographie
Hubert de Vauplane, Famille Berlier, une histoire provençale, édition Jourdan, 2022, p.302 et 303, (ISBN978-2-87466-721-3)
Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes et notables à la fin du XIXesiècle, Évreux, Maison Hérissey, 1903 - 1929, t. 4, p.2
Charles Poplimont, La France héraldique, imp. Eugène Heutte & Cie, 1875, p.257
Notes et références
↑Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, Deuxième Série, t. VI, Laval, imp. L. Moreau, 1893, p.92
↑André et Nicole Cabau, Tourtour, chronique d'un village du Haut-Var, Serre éd., (ISBN2-86410-125-4)
↑Frédéric Mireur, Les rues de Draguignan, t. VII, Paris, Le Livre d’histoire, , p.40
↑Melchior Berlier, Oraison funèbre de Louis XVI, Paris, A. Le Clère,
↑arch. Var, Série Q N, no270, "Biens de l'émigré Berlier"