Mensonges freudiens
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Mensonges freudiens, sous-titré Histoire d'une désinformation séculaire, est un essai du psychologue clinicien Jacques Bénesteau (université Toulouse-Rangueil[1],[2]), publié pour la première fois en 2002 en Belgique (éditions Mardaga). Constituant la première somme critique de Sigmund Freud publiée en langue française, il récapitule les critiques adressées à la psychanalyse freudienne.
Il reçoit le prix scientifique de la Société française d’histoire de la médecine en 2003.
Dans cet ouvrage, Bénesteau, qui se positionne en historien[3], récapitule les critiques adressées à Sigmund Freud et à la psychanalyse[1]. Il aborde la question des archives Sigmund Freud, dont « de très nombreuses pièces essentielles ont été rendues inaccessibles au regard des curieux, des historiens et des érudits, parfois jusqu’au XXIIe siècle », ainsi que les lettres de Freud à Wilhelm Fliess[3],[4]. Il détaille aussi les six cas étudiés par Freud, dont aucun ne peut créditer un succès thérapeutique de la psychanalyse[3]. Il décrit Freud lui-même comme « ambitieux, tyrannique, superstitieux, imbu de sa grandeur, cocaïnomane prosélyte », ainsi que les nombreux suicides parmi son entourage et ses successeurs[3]. Enfin, il critique l'influence de la psychanalyse en France, popularisée par Jacques Lacan et omniprésente dans la culture (cinéma, presse...) ainsi que parmi les groupes d'influence politique[3], précisant que la France « détient le record mondial du nombre d'analystes par habitant »[1].
L'édition de 2002 est préfacée par Jacques Corraze[1].
Publication et placement en librairie
D'après le professeur de philosophie François Aubral, Mensonges freudiens n'a quasiment pas été placé en librairie en France, et aucun organe de presse littéraire n'en a parlé[5]. Il précise : « je sais de bonne source que quatorze éditeurs français qui ont lu le manuscrit de Bénesteau n’ont pas souhaité le publier et qu’après publication en Belgique, dans la collection dirigée par Marc Richelle chez l’éditeur Mardaga, personne n’a daigné en France faire écho à ce livre dans les feuilles littéraires de la grande presse dont c’est le métier »[6]. Même la réception d'un prix scientifique en 2003 n'est pas commentée[7].
Ce livre reçoit un meilleur accueil aux États-Unis, où le Pr Robert Wilcocks de l'Université de l'Alberta prononce une conférence intitulée « L’escroquerie du siècle » à l'Alliance française d’Edmonton, pour partager cette lecture, le [8].