Mercure (1783)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Mercure | |
Modèle réduit d'un vaisseau de 74 canons similaire au Mercure | |
| Type | Vaisseau de ligne |
|---|---|
| Classe | Séduisant |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commandé | 1er juin 1782 |
| Quille posée | août 1782 |
| Lancement | 4 août 1783 |
| Commission | 1783 |
| Statut | Capturé et brulé par les anglais le |
| Équipage | |
| Équipage | 600 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 56,3 m |
| Maître-bau | 14,2 m |
| Tirant d'eau | 7,4 m |
| Déplacement | 1 550 t |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 74 canons |
| Pavillon | France |
| modifier |
|
Le Mercure est un vaisseau de ligne de 74 canons de la Marine royale française, second navire de la classe Séduisant (en).
Construction et lancement
Commandé en , la quille du navire est posée sur le chantier de Toulon dès le mois d'août de la même année[1],[2]. Le navire reçoit le nom de Mercure le . Il est lancé en présence de l'archiduc et l'archiduchesse, et mis en service la même année[1],[2],[3].
Premières actions
En , le Mercure fait partie de l'escadre de la Méditerranée et est présent à Toulon où il a besoin de réparations et qui seront en cours de réalisation en août[4].
Le Mercure fait partie de l'escadre de Pierre Martin lors de la bataille du cap Noli mais ne parvient pas à rejoindre l'action car il a perdu son grand mât de hune le sous l'effet d'un coup de vent[1],[5]. La bataille s'achève avec la perte des vaisseaux Ça-Ira et Censeur capturés par les Anglais du vice-amiral Hotham tandis que le HMS Illustrious, trop endommagé, finit par s'échouer et doit être incendié[6]. Le Mercure rejoint finalement le golfe Juan puis Toulon[1]. Le Mercure ne participe pas à la bataille des îles d'Hyères en car il a dû retourner à Toulon avec le Guerrier et la frégate L'Embuscade[7].
En 1797, il part le de Toulon dans l'escadre Brueys pour croiser devant les côtes italiennes puis revient à Toulon. Il en repart le pour rejoindre Corfou. Il en repart pour Venise et revenir à Corfou pour y passer l'hiver[1].
Expédition d'Égypte
Pour la préparation de la flotte de l'expédition d'Égypte, l'amiral Brueys quitte Corfou le , avec une escadre comprenant le Guillaume Tell, le Tonnant, le Généreux, l'Aquilon, le Mercure, l'Heureux, cinq vaisseaux ex-vénitiens de 64 canons, trois frégates ex-vénitiennes et des corvettes[1],[8]. La flotte rejoint Toulon le après avoir exploré les alentours de Malte[8]. Le , le Mercure, en mauvais état et considéré à ce moment comme ne valant rien par Decrès[N 1], est désarmé pour dix jours de réparation du fait de ses voies d'eau et l'amiral Brueys explique qu'il deviendra l'un des plus solides de la flotte[9].
Pour la traversée en direction de Malte puis de l'Égypte, le Mercure est affecté à la 3e division commandée par le contre-amiral Villeneuve[10]. Le , la flotte arrive devant Alexandrie. Le Mercure fait partie de la division escortant la flotte de Corse et d'une partie de la flotte de Toulon en vue du débarquement[11]. Son commandant, le chef de division Perrée, quitte le commandement du Mercure et prend celui de la flottille du Nil[12].
Le , la flotte appareille pour rejoindre la rade d'Aboukir et s'y embosser[13]. Là, le Mercure, aux ordres du lieutenant de vaisseau Pierre-Philippe Cambon, se situe en dernière position de l'escadre du centre commandée par le vice-amiral Brueys. Derrière lui se trouvent les trois vaisseaux de l'arrière-garde[14].
Aboukir
Il participe à la bataille navale d'Aboukir des 1er et [15]. Commandé par le lieutenant de vaisseau Pierre-Philippe Cambon[16], il est l'avant-dernier navire avant l'arrière-garde de la ligne française et se situe entre les vaisseaux l'Heureux et le Guillaume Tell.
Avec le Tonnant et l'Heureux, il canonne de loin d'abord le HMS Bellerophon qui était désemparé suite à son combat contre l'Orient. Il combat le HMS Majestic de 74 canons aussi en combat singulier lorsque le navire anglais est arrêté à tribord du français par le grelin reliant l'Heureux et le Mercure[17],[18]. Vers 23 heures, le Mercure et l'Heureux coupent leurs câbles pour ne pas être abordés et se laissent dériver[19]. Dans la nuit, à deux heures, le Mercure et l'Heureux sont à leurs tours attaqués. Dans la confusion, l'artillerie du MErcure tire sur l'Heureux et se sont même abordés. Attaqués par plusieurs anglais, ils se jettent sur la côte pour ne pas être coulés[20]. Le Mercure s'échoue sur son avant sur un haut-fond[21]. Decrès monté à son bord pour combattre constate qu'il ne reste qu'environ cent hommes en état de combattre et doit retourner sur la Diane. Le combat s'interrompt vers 3h30 et reprendra au matin[21].
Le Mercure est dans un tel état qu'il ne peut pas être renfloué ni déplacé, n'ayant plus d'ancre ni de canot. Il finit par être capturé par le HMS Alexander vers huit heures du matin[1],[21]. Il est ensuite brûlé par les Anglais le [22],[1],[2],[3]. Les pertes du Mercure sont de 105 tués et 148 blessés dont son commandant, le lieutenant de vaisseau Cambon[23].