Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «Notes et références».
Meriem Saâdane naît le à Merouana dans les Aurès, près de Batna en Algérie, de Mohammed Salah Saâdane et de Khedidja Chettab. Son père, originaire de Merouana dans les Aurès, officie en tant qu'instituteur, après avoir abandonné la profession d'avocat à Aïn M'lila à la suite d'un incident survenu avec le juge du tribunal de cette localité. Elle est la sœur aînée de Fadila Saâdane.
Lorsque son père décède en 1940, la famille retourne provisoirement à El Harrouch auprès des proches du côté maternel, où commence la scolarité de la jeune fille, puis décide de s'installer définitivement à Constantine, où elle vit dans le quartier arabe.
À Constantine, elle entre au Collège de Jeunes Filles, où elle a reçoit le brevet d'enseignement moyen en 1949.
Elle rejoint ensuite l'école de l'infirmerie et elle obtient son diplôme en 1951. Elle entre en activité à l'hôpital de Constantine en 1953[1].
Parcours militant
Devenue infirmière en 1951, elle rejoint, dès le déclenchement de la guerre de libération, les cellules secrètes de la ville de Constantine. Soignant les moudjahidines blessés et se chargeant de leur approvisionnement, elle est arrêtée en . Relâchée, elle est à nouveau arrêtée en et conduite au Centre de renseignement et d’action de la ferme Ameziane. Là-bas, elle subit les pires sévices et est torturée jusqu’à la mort par les soldats français [2].
Sa mort
Le , les soldats français se débarrassent de son corps atrocement mutilé et de ceux de 52 autres militants constantinois parmi lesquels Tewfik Khaznadar qu’ils jettent dans la grotte de Djebel Boughareb. Mériem avait tout juste 26 ans.