Meseret Hadush
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Meseret Hadush Weldemariam, née en 1986 à Adigrat, est une musicienne et militante des droits des femmes éthiopienne originaire de la région du Tigré. En 2023, elle fonde Hiwyet (qui signifie « guérison » en tigrigna), pour venir en aide aux victimes de violences sexuelles.
Meseret Hadush est née à Adigrat et a obtenu son baccalauréat à Mekele en 2001. Elle étudie la musique à l'École de musique Yared de l'Université d'Addis-Abeba, où elle obtient une licence en 2012. En 2020, elle est titulaire d'un master en musique à l'Université de Mekele[1]. Elle travaille comme pianiste et professeure de musique, notamment à l'université de Mekele. Elle crée le concours Tigray Idol, afin de promouvoir l'enseignement artistique auprès des filles et des femmes[2].
Pendant la guerre du Tigré, 120 000 femmes auraient été violées. Les victimes sont mis au ban de la société[3]. Meseret Hadush avec d'autres militantes, met en place des structures pour venir en aide auprès des femmes. En 2023, elle fonde l'association caritative Hiwyet (HCA), dont le nom signifie « guérison » et ouvre un centre dans un quartier résidentiel de Mekele. Le centre apporte un suivi médical et psychologique. Le centre propose également aux victimes une formation dans les secteurs de l’agriculture, de l’artisanat ou du commerce, afin qu'elles puissent créer leur entreprise[3]. Hiwyet a prise en charge plus de 5 800 femmes, en 2025[4]. 200 d'entre elles ont bénéficié du programme de formations pour leur réinsertion sociale. Le travail de l'organisation est financé principalement par des dons de la diaspora. Elle ne reçoit aucun financement gouvernemental[5].
Meseret Hadush documente ces crimes commis pendant la guerre afin qu'ils ne soient pas effacés et que les victimes trouvent réparation devant la Cour pénale Internationale[6]. Elle filme tous les entretiens avec les femmes victimes[7].
En 2024, Marianne Getti et Agnès Nabat réalise le documentaire Tigré : viols, l’arme silencieuse, sur le sort de ces femmes[8].
En 2024, Meseret Hadush est arrêtée et emprisonnée cinq jours à Mekelé. En 2025, elle est arrêtée et emprisonnée une semaine à Addis-Abeba. À chaque fois, elle est interrogée et harcelée sur la documentation et les récits des victimes[7].
Fin 2025, le centre, les employés et Meseret Hadush font l'objet de menaces[7].