Messe de réparation
From Wikipedia, the free encyclopedia
Une messe de réparation est une messe célébrée selon le droit canonique selon un « rite pénitentiel » lorsqu’une « action gravement injurieuse » est commise dans un lieu sacré et que les fidèles y voient matière à « scandale ». L'ancien code canon de 1917, qui n’est plus appliqué, était à la fois plus précis et plus limitatif sur les circonstances le motivant : « Le délit d’homicide ; l’effusion de sang grave et injurieuse ; les usages impies ou sordides auxquels l’église a été affectée ; l’ensevelissement d’un infidèle ou d’un excommunié frappé par sentence déclaratoire ou condamnatoire[1]. »
La messe de réparation est prescrite par le Code de droit canonique de 1983 dans le livre IV, troisième partie, titre I, canon 1211[2] :
« Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l'Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu'il ne soit pas permis d'y célébrer le culte tant que l'injure n'a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques. »
Le Code de droit canonique de 1917, en vigueur de 1918 à 1983, se montrait plus spécifique (livre III, partie II, section I, titre IX, canons 1172 et suivants[3]) :
« Une église est profanée par les actes énumérés ci-dessous, pourvu qu'ils soient certains, notoires et aient été posés dans l'église : 1° Le délit d'homicide ; 2° L'effusion de sang grave et injurieuse ; 3° Les usages impies ou sordides auxquels l'église a été affectée ; 4° L'ensevelissement d'un infidèle ou d'un excommunié frappé par sentence déclaratoire ou condamnatoire. Dans l'église profanée, avant qu'elle soit réconciliée, il est défendu de célébrer les offices, d'administrer les sacrements et d'ensevelir les morts. Si la profanation se produit pendant les offices divins, ceux-ci doivent cesser aussitôt ; si c'est avant le canon de la messe ou après la communion, la messe doit être interrompue ; autrement le prêtre doit poursuivre la messe jusqu'à la communion. L'église violée doit être réconciliée le plus tôt possible, selon les rites décrits dans les livres liturgiques approuvés. S'il y a doute que l'église soit violée, elle peut être réconciliée "par prudence". »