Mesures restrictives énergétiques dans le monde maritime
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Les mesures restrictives énergétiques dans le monde maritime[1] ont été mises en place afin d'optimiser la consommation d'énergie des navires marchands.
Pour ce faire, le Energy Efficiency Design Index (EEDI) est obligatoire pour les nouveaux navires construits à partir du [2] et le Ship Energy Efficiency Management Plan (SEEMP) s'appliquant pour tous les navires sous la convention 62 du Comité pour la Protection de l'Environnement Marin de depuis l'adoption de l'amendement de Marpol Annexe VI (résolution MEPC.203(62)).
Ce fut le premier traité juridique sur le changement climatique à être adopté depuis le Protocole de Kyoto[3].
Le EEDI soumet les nouveaux navires à des exigences très strictes et lourdes afin de promouvoir l'utilisation d'équipements et de moteurs efficaces, moins polluants et plus économiques en énergies[4]. Le EEDI requiert une consommation minimale par mille nautique parcouru (tonnes par mille nautique) pour différents types et tailles de navires[5].
Depuis le premier , chaque plan de navire doit correspondre au niveau d'exigence relatif au type de navire construit. Ces exigences vont être progressivement augmentées tous les 5 ans, permettant d'encourager les innovations et le développement de nouvelles techniques, de la phase de design du navire à la consommation nécessaire à son exploitation[3]. L'EEDI est non exhaustif, laissant toutes améliorations de systèmes envisageables et exploitables à bord[6]. Tant que le niveau d’énergie utilisé est inférieur à la règlementation, les constructeurs sont libres d'utiliser les techniques et systèmes les plus économiques et écologiques.
L'EEDI est exprimé en gramme de dioxyde de carbone (CO2) utilisé pour parcourir une distance d'un mille nautique en fonction de son chargement (plus l'EEDI est petit, moins le navire consomme d'énergie pour être exploité).
La réduction du niveau d'émissions de CO2 (gramme de CO2 par tonne mille nautique) pour la première phase est de 10 % et sera accentuée tous les cinq ans afin de pousser les constructeurs à une amélioration constante des technologies utilisées[6]. Cette réduction graduelle est établie jusqu'en 2025, et s’arrêtera lorsqu'une réduction d'au moins 30 % aura été faite sur tous les types de navires, par rapport aux consommations des navires construits entre 2000 et 2010[3].
L'EEDI a été développé pour encadrer l'aspect énergétique du monde de la marine marchande et tiendra prochainement compte des émissions de CO2 rejetées par les nouveaux navires appartenant aux catégories suivantes : pétroliers, vraquiers, porte-conteneurs, navires frigorifiques et navires de charge.
En 2014, MEPC a adopté différents amendements à la règlementation EEDI pour étendre sont niveau d'application aux navires suivants : méthaniers, rouliers, rouliers avec passagers ainsi que les navires à passagers utilisant un système de propulsion non conventionnel.
Ces amendements se traduisent par le fait que 85 % des émissions de CO2 du transport maritime est soumis au régime international[6].
