Meteor (satellite)
famille de satellites météorologiques à défilement soviétiques puis russes
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Les Meteor sont une famille de satellites météorologiques soviétiques puis russes circulant sur une orbite polaire. Plus de 70 satellites de ce type dans des différentes versions ont été lancés depuis 1964. Les satellites Meteor ont été conçus pour mesurer les températures atmosphériques et à la surface de la mer ainsi que pour collecter des données sur l'humidité, le rayonnement, les conditions de la banquise, la couverture neigeuse, et les nuages.
Satellites météorologiques à défilement
| Constructeur | VNIIEM |
|---|---|
| Domaine | Satellite météorologique |
| Type de mission | Orbiteur |
| Statut | Opérationnel |
| Lancement |
Meteor-1 : 1969-1977 Meteor-2 : 1975-1993 Meteor-3 : 1984-1994 Meteor-M 2 : 2014- |
| Contrôle d'attitude | Stabilisé sur 3 axes |
|---|---|
| Source d'énergie | Panneaux solaires |
Historique
Le développement des premiers satellites Meteor est lancé à la demande des militaires soviétiques qui en ces temps de Guerre froide souhaitent disposer de prévisions météorologiques couvrant l'ensemble de la planète pour leurs bombardiers intercontinentaux et leur flotte de guerre. Le gouvernement soviétique ordonne le développement du programme Meteor de satellites météorologiques dans le cadre d'un décret passé le . Le projet est piloté par les directions des fusées du ministre de la Défense tandis que le service hydro-météorologique GUGMS doit en exploiter les données. La rédaction du cahier des charges est confiée à l'institut de recherche NII-4 rattaché au ministère de la Défense. Le développement du nouveau satellite est pris en charge par l'OKB-586 de Dnepropetrovsk. Dans sa version initiale le satellite est suffisamment léger pour être lancé par la fusée Cosmos en cours de développement au sein du même bureau d'études. Mais l'OKB-586 joue un rôle crucial dans le programme stratégique des missiles intercontinentaux et son responsable Mikhail Yangel décide de sous-traiter ce programme peu prestigieux à l'institut de recherche NII-627 (devenu par la suite VNIIEM) situé à Moscou. Ce transfert devient effectif en . Cette année-là des modifications sont apportées au cahier des charges : on remplace notamment le système de stabilisation par gradient de gravité par un système plus moderne basé sur des gyroscopes puis finalement par un système d'orientation trois axes et on a désormais recours à des capteurs indépendants pour orienter les panneaux solaires. Ces modifications entrainent une augmentation de la masse du satellite dont le lancement doit désormais être assuré par le lanceur Vostok qui sera remplacé ensuite par la Tsiklon-3[1].
Satellites expérimentaux (1964-1968)
L'institut de recherche VNIIEM lance en 1963 deux satellites Omega de 300 kg (Cosmos 14 (en) et Cosmos 23 (en)) qui permettent de tester plusieurs équipements comme le système de contrôle d'attitude, les panneaux solaires et le système de contrôle thermique. Cosmos 44 un prototype du satellite Meteor est lancé le qui retransmet les premières images en couleurs de la couverture nuageuse. Enfin le le premier satellite de la série considérée comme expérimentale, d'une masse de 2 200 kg, est lancé et placé sur une orbite polaire mais non héliosynchrone avec une inclinaison de 81° et une altitude de 650 km. Les huit autres satellites[pas clair]. En tout dix satellites expérimentaux sont lancés entre 1964 et 1968. Cette première série est victime de problèmes de perte d'étanchéité en vol qui seront résolus en modifiant la conception des ouvertures et en remplaçant le matériau utilisé pour les joints[1].
| Désignation | Type | Base de lancement | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Cosmos 44 | Baïkonour | 1964-053A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1 (cylindre d'une longueur de 3 m et 1 m de diamètre) | ||
| Cosmos 58 | Baïkonour | 1965-014A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 100 | Baïkonour | 1965-106A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 118 | Baïkonour | 1966-038A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 122 | Baïkonour | 1966-057A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 144 | Plessetsk | 1967-018A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 156 | Plessetsk | 1967-039A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 184 | Plessetsk | 1967-102A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 206 | Plessetsk | 1968-019A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg | ||
| Cosmos 226 | Plessetsk | 1968-049A | Vostok-2M | Précurseur de la série Meteor-1, 4 730 kg |
Première série opérationnelle Meteor-1 (1964-1977)
En 1969 la phase de mise au point est achevée et la première série de satellites météorologiques soviétiques, baptisée Meteor-1, débute. Bien que considérés comme expérimentaux, ces engins spatiaux vont fonctionner sans problème majeur durant une décennie. Au total 28 satellites de la série sont lancés entre 1969 et 1977[1].
- Maquette de Cosmos 122 satellite de type Meteor-1 au Musée de l'Air et de l'Espace[Lequel ?].
- Une autre maquette de la même version présentée lors d'une exposition à Moscou
| Désignation | Type | Base de lancement | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR 1-x | METEOR 1 | Plessetsk | - | Vostok-2M | Premier satellite officiel de la série. Échec du lancement dû à une défaillance de l'étage supérieur du lanceur | |
| METEOR 1-1 | METEOR 1 | Plessetsk | 1969-029A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-2 | METEOR 1 | Plessetsk | 1969-084A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-3 | METEOR 1 | Plessetsk | 1970-019A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-4 | METEOR 1 | Plessetsk | 1970-037A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-5 | METEOR 1 | Plessetsk | 1970-047A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-6 | METEOR 1 | Plessetsk | 1970-085A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-7 | METEOR 1 | Plessetsk | 1971-003A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-8 | METEOR 1 | Plessetsk | 1971-031A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-9 | METEOR 1 | Plessetsk | 1971-059A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-10 | METEOR 1 | Plessetsk | 1971-120A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-11 | METEOR 1 | Plessetsk | 1972-022A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-12 | METEOR 1 | Plessetsk | 1972-049A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-13 | METEOR 1 | Plessetsk | 1972-085A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-14 | METEOR 1 | Plessetsk | 1973-015A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-15 | METEOR 1 | Plessetsk | 1973-034A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-16 | METEOR 1 | Plessetsk | 1974-011A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-17 | METEOR 1 | Plessetsk | 1974-025A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-19 | METEOR 1 | Plessetsk | 1974-083A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-20 | METEOR 1 | Plessetsk | 1974-099A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-21 | METEOR 1 | Plessetsk | 1975-023A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-22 | METEOR 1 | Plessetsk | 1975-087A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-23 | METEOR 1 | Plessetsk | 1975-124A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-24 | METEOR 1 | Plessetsk | 1976-032A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-26 | METEOR 1 | Plessetsk | 1976-102A | Vostok-2M | ||
| METEOR 1-27 | METEOR 1 | Plessetsk | 1977-024A | Vostok-2M |
Deuxième série opérationnelle Meteor-2 (1975-1993)

Les militaires soviétiques décident en 1967 de développer une nouvelle version du satellite météorologique baptisée Meteor-2. La durée de vie de celui-ci doit passer de 6 mois à 1 an et il doit être capable de transmettre les données météorologiques directement à des stations de réception militaires, baptisées APPI, qui sont développées par VNII Television et dont 50 exemplaires sont répartis sur le territoire de l'Union Soviétique, dans des pays satellites et en mer. A l'occasion du développement des Meteor-2, les tests réalisés à l'assemblage et avant le lancement utilisent pour la première fois de manière intensive des ordinateurs. Le développement de cette nouvelle génération est ralenti par des problèmes de mise au point des instruments mais également par des capacités de production limitées. Aussi le VNIIEM créée en 1971-1972 un nouvelle ligne de production dans son établissement d'Istra non loin de Moscou. Cet établissement d'Istra, qui deviendra en 1992 le NIIEM, restera par la suite le principal fabricant des satellites Meteor. Finalement la mise en orbite du premier satellite Meteor-2 a lieu en . 21 satellites de ce type sont mis en orbite entre 1975 et 1993 sans aucun échec. Le lancement est initialement effectué par des fusées Vostok puis par des Tsiklon-3, plus modernes, qui permettent de réduire la durée de la phase des tests sur le pas de tir. Les soviétiques maintiennent en permanence deux à trois satellites sur deux plans orbitaux séparés de 90 à 180 degrés repassant toutes les 12 ou 60 heures au-dessus du même point de la surface. En 1982, la constellation est déclarée opérationnelle. Les Meteor-2 auraient facilité la réalisation des prévisions météorologiques de 1 à 3 jours et à anticiper les phénomènes météorologiques violents, ainsi que la présence de neige ou de glace. Pour les militaires, le système Meteor permettait de disposer rapidement d'une prévision météorologique au-dessus des régions photographiées par leurs satellites de reconnaissance ou occupées par leurs foces armées. De manière inattendue, les photos prises par les Meteor-2 étaient d'une qualité suffisante pour permettre de guider les brise-glaces circulant dans l'Océan Arctique en indiquant les passages où la glace était moins épaisse ou inexistante[1].
Ces satellites emportent trois caméras fonctionnant en lumière visible et dans l'infrarouge fournissant la couverture nuageuse de jour comme de nuit, un radiomètre infrarouge à huit canaux fournissant des profils verticaux de température et capteurs mesurant l'intensité des radiations[1].
| Désignation | Type | Base de lancement | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR 2-1 | METEOR 2 | Plessetsk | 1975-023A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-2 | METEOR 2 | Plessetsk | 1977-002A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-3 | METEOR 2 | Plessetsk | 1977-117A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-4 | METEOR 2 | Plessetsk | 1979-021A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-5 | METEOR 2 | Plessetsk | 1979-095A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-6 | METEOR 2 | Plessetsk | 1980-073A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-7 | METEOR 2 | Plessetsk | 1981-043A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-8 | METEOR 2 | Plessetsk | 1982-025A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-9 | METEOR 2 | Plessetsk | 1982-116A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-10 | METEOR 2 | Plessetsk | 1983-109A | Vostok-2M | ||
| METEOR 2-11 | METEOR 2 | Plessetsk | 1984-072A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-12 | METEOR 2 | Plessetsk | 1985-013A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-13 | METEOR 2 | Plessetsk | 1985-119A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-14 | METEOR 2 | Plessetsk | 1986-039A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-15 | METEOR 2 | Plessetsk | 1987-001A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-16 | METEOR 2 | Plessetsk | 1987-068A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-17 | METEOR 2 | Plessetsk | 1988-005A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-18 | METEOR 2 | Plessetsk | 1989-018A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-19 | METEOR 2 | Plessetsk | 1990-057A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-20 | METEOR 2 | Plessetsk | 1990-086A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 2-21 | METEOR 2 | Plessetsk | 1993-055A | Tsiklon-3 |
Sous-série « civile » des Meteor-Piroda (1974-1981)
Au début des années 1970 les autorités soviétiques décident de démilitariser le système Meteor ce qui est officialisé par décret en . Pour accompagner cette ouverture à un usage civil une nouvelle version des satellites météorologiques, baptisée Meteor-Priroda, est mise au point. Les satellites de ce type effectuent des observations multi spectrales. Le lanceur Vostok-2M place en orbite le premier exemplaire de cette nouvelle série le . Le troisième exemplaire est le premier satellite russe placé sur une orbite héliosynchrone[1].
| Désignation | Type | Base de lancement | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR PRIRODA 1 (METEOR 1-18) | METEOR PRIRODA | Plessetsk | 1974-052A | Vostok-2M | ||
| METEOR PRIRODA 2-1 (METEOR 1-25) | METEOR PRIRODA | Plessetsk | 1976-043A | Vostok-2M | ||
| METEOR PRIRODA 2-2 (METEOR 1-28) | METEOR PRIRODA | Baïkonour | 1977-057A | Vostok-2M | ||
| METEOR PRIRODA 2-3 (METEOR 1-29) | METEOR PRIRODA | Baïkonour | 1979-005A | Vostok-2M | ||
| METEOR PRIRODA 3-1 (METEOR 1-30) | METEOR PRIRODA | Baïkonour | 1980-051A | Vostok-2M | ||
| METEOR PRIRODA 3-2 (METEOR 1-31) | METEOR PRIRODA | Baïkonour | 1981-065A | Vostok-2M |
Troisième série opérationnelle Meteor-3 (1984-1994)
VNIIEM comptait utiliser les satellites Meteor-2 et une variante baptisé Meteor-2M comme composante spatiale du futur GMKS, un système intégré de recueil de données météorologiques depuis l'espace approuvé en . Mais le système GMKS est abandonnée et en le VPK donne son feu vert pour le développement de la troisième génération du segment spatial dédié à la météorologie. Baptisé Planeta-S, la constellation de satellites devaient comprendre des satellites Meteor-3 pour la couverture depuis l'orbite basse et le satellite Energia pour l'orbite géostationnaire. Mais ce projet est finalement abandonné à son tour. Le satellite Meteor-3 est par contre développé et le lancement du premier exemplaire a lieu en 1984. Les satellites emportent des instruments dédiés à leur mission primaire (météorologie) mais également des instruments variés d'observation de la Terre. Le cinquième exemplaire, lancé en 1991, emporte pour la première fois une charge utile fournie par un pays étranger reflétant l'ouverture du régime soviétique consécutive à l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir : le spectromètre TOMS fournir par les États-Unis pour cartographier la couche d'ozone[1].
| Désignation | Base de lancement | Type | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR 3-1(a) (Cosmos 1612) | METEOR 3 | Plessetsk | Tsiklon-3 | Échec partiel du lancement | ||
| METEOR 3-1 | Meteor-3 | Plessetsk | 1985-100A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 3-2 | Meteor-3 | Plessetsk | 1988-064A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 3-3 | Meteor-3 | Plessetsk | 1989-086A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 3-4 | Meteor-3 | Plessetsk | 1991-030A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 3-5 | Meteor-3 | Plessetsk | 1991-056A | Tsiklon-3 | ||
| METEOR 3-6 | Meteor-3 | Plessetsk | 1994-003A | Tsiklon-3 |
Quatrième série Meteor-3M (2001)
La série Meteor-3M devait constituer prendre la suite des Meteor-3M. Il était prévu qu'à partir du deuxième exemplaire de cette série, dont le lancement était prévu en 2007, les données de ces satellites soient utilisés en combinaison avec celles fournies par les satellites d'observation de la Terre de la série Resurs-O1. Mais à la suite du lancement du premier exemplaire, qui a lieu fin 2001, le développement de cette série est annulé au profit des Meteor-M. Le seul exemplaire de la série emportait un instrument américain Sage-3 fournissant des profils verticaux des aérosols, de l'ozone et d'autres éléments présents dans l'atmosphère. Le satellite, qui avait une durée de fonctionnement théorique de trois ans, a cessé de fonctionné suite à la perte de son système d'alimentation électrique[6].
Série des Meteor-M (2009 - )
A la suite de l'annulation des Meteor-2M, le VNIIEM lance le développement des Meteor-M qui devait permettre de disposer en orbite à la fin de la décennie 2002 de trois satellites de deux modèles aux caractéristiques distinctes. Les objectifs des deux premiers satellites étaitent d'alimenter le système de prévision météorologique tour en enregistrant des données sur la couche d'ozone, le niveau de radiation dans l'espace et en effectuant des observations de l'océan et de la banquise. Le troisième satellite devait être équipé d'une nouvelle génération de radar à balayage électronique pour l'observation des océans. En 2012 il était prévu que quatre satellites soient opérationnels en 2015 mais cette échéance est largement repoussée[7].
Meteor-M 1 (2009)
Le premier satellite de la série Meteor-M 1 est placé en orbite en 2009.
- Schéma montrant le type Meteor-M1 (2009) en position repliée et...
- et déployée
Meteor-M 2 (2014)
Le deuxième satellite de la série est lancé en .
| Désignation | Base de lancement | Type | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR-M 2 | Meteor M-2 | Baïkonour | 2014-037A | Soyouz-2-1b Fregat |
Série Meteor-M 2 (2014-)
Les satellites Meteor-M 2 sont la version des Meteor en production courant 2025 : quatre satellites ont été lancés et deux autres doivent l'être au cours de la décennie 2020. Le premier satellite de cette série est lancé en 2014. La mise en orbite du deuxième exemplaire en 2018 échoue à la suite d'une erreur de programmation de la trajectoire de l'étage Fregat. Le troisième exemplaire lancé le perd brutalement de l'altitude le peut être suite un impact de débris. Par la suite le satellite fonctionne das un mode dégradé. En les instruments d'observation de la Terre ne peuvent plus être pointés vers la Terre et toute production d'image cesse. le satellite est rendu inactif. Le lancement du troisième exemplaire fin juin 2023 restaure la capacité d'obtenir des images et introduit pour la première fois des observations radar. Un quatrième satellite est lancé fin [10].
| Désignation | Base de lancement | Type | Date de lancement (UTC) |
Référence Cospar | Lanceur | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METEOR-M 2-1 | Meteor M-2 | Vostotchny | Soyouz-2-1b Fregat | Échec du lancement | ||
| METEOR-M 2-2 | Meteor M-2 | Vostotchny | 2019-038A | Soyouz-2-1b Fregat | ||
| METEOR-M 2-3 | Meteor M-2 | Vostotchny | Soyouz-2-1b Fregat | |||
| METEOR-M 2-4 | Meteor M-2 | Vostotchny | Soyouz-2-1b Fregat | |||
| METEOR-M 2-5 | Meteor M-2 | Vostotchny | vers 2027 | Soyouz-2-1b Fregat | ||
| METEOR-M 2-6 | Meteor M-2 | Vostotchny | vers 2028 | Soyouz-2-1b Fregat |
Série océanographique Meteor-M 3 (annulée en 2019)
La série Meteor-M3 devait posséder plusieurs améliorations par rapport aux M 2, notamment un radar à antenne phasée active (AFAR) de nouvelle génération pour la collecte de données océanographiques qui devait compléter les instruments dédiés à la météorologie. Le lancement du premier exemplaire était programmé en 2020. Le développement de cette série est annulé en pour des raisons financières[12].
Caractéristiques techniques
| Série | Dates lancement | Nbre exemplaires | Lanceur | Masse | Puissance électrique | Principales caractéristiques | Principaux instruments |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Prototypes | 1964-1968 | 10 | Vostok-2M | kg | W | ||
| Meteor-1 | 1969-1977 | 28 | Vostok-2M | 2 200 kg | W | Caméra MR-600A, imageur infrarouge thermique Lastocha, Mesure radiation AC | |
| Meteor-Piroda | 1974-1981 | 6 | Vostok-2M | kg | W | ||
| Meteor-2 | 1975-1993 | 21 | Tsiklon-3 | 1 300 kg | W | ||
| Meteor-3 | 1984-1994 | 7 | Tsiklon-3 | 2 150–2 250 kg | W | Caméras MR-2000M et MR-900B, radiomètre infrarouge Klimat, spectromètre SM, Mesure radiation RMK-2
RMK-2 | |
| Meteor-3M | 2001 | 1 | Zenit | 2 477 kg | W | ||
| Meteor-M 1 | 2009 | 1 | Soyouz-2-1b Fregat | 2 900 kg | W | MSU-MR, KMSS , MTVZA-GYa, Severjanin, GGAK-M | |
| Meteor-M 2 | 2014 | 1 | Soyouz-2-1b Fregat | 2 778 kg | W | MSU-MR, KMSS , MTVZA-GYa, IKFS-2, Severjanin, GGAK-M | |
| Meteor-M 2-x | 2017- | 4 | Soyouz-2-1b Fregat | 2 750 kg | 2 000 W | MSU-MR, KMSS-2, MTVZA-GYa, IKFS-2 |
Meteor 1
Les satellites de la série Meteor 1 ont une masse de 2 200 kg. La charge utile est composée de[13] :
- Une caméra optique couvrant les longueurs d'onde 0,4 - 0,8 micromètre avec une fauchée de 1 000 km et une résolution de 1,25 à 3 km.
- Une caméra infrarouge couvrant les longueurs d'onde 8 - 12 micromètres avec une fauchée de 1 000 km et une résolution de 15 km.
- Un capteur mesurant l'énergie solaire frappant la Terre et le rayonnement thermique du sol terrestre, des nuages et l'atmosphère
Meteor 2
Les satellites de la série Meteor 2 ont une masse de 1 300 kg. La charge utile est composée de[13] :
- Trois caméras de télévision fonctionnant en lumière visible et en infrarouge
- Un radiomètre à 5 canaux utilisé pour recueillir des données sur l'atmosphère terrestre
- Un radiomètre destiné à mesurer le flux solaire.
Meteor 3
Les satellites de la série Meteor 3 sont une évolution de la série Meteor 2. Les satellites de cette série ont une durée de vie théorique de deux ans et fournissent en moyenne 600 watts d'énergie. Ils sont placés sur une orbite inclinée de 82,5° à une altitude de 1 200 km. La charge utile, dont la masse atteint 700 kg, est composée de[14] :
- Deux caméras de télévision fonctionnant en lumière visible (0,5-0,7 micromètres) fournissant des images avec une largeur de fauchée et une résolution spatiale respectivement de 3 100 km et 0,7-1,4 km (caméra MR-2000M) et de 2 600 km et 1-2 km (caméra MR-900).
- Un radiomètre à cinq canaux utilisé pour recueillir des données sur l'atmosphère terrestre
- Un instrument de mesure du rayonnement fournissant la densité des flux des électrons (0,15-30 MeV) et des protons (5-90 MeV).
- Meteor 3 est la première série dont certains satellites embarquent des instruments développés par d'autres pays :
- TOMS (Total Ozone Mapping Spectrometer) est un instrument fournii par la NASA développé pour le satellite Nimbus-7 destiné à évaluer les caractéristiques de la couche d'ozone. TOMS est un spectromètre à six bandes dont la résolution spatiale est comprise entre 47 et 62 km et la largeur de fauchée de 3 100 km. Il a volé à bord du sixième satellite Meteor-6 placée en orbite en 1991.
- ScaRaB (Scanner for Radiation Budget) est un instrument développé conjointement par le CNES, Roscosmos et GKSS (Allemagne). Ce radiomètre mesure le rayonnement infrarouge court et long émis par le Soleil et réémis sous forme thermique par la Terre pour contribuer à l'estimation de son bilan radiatif. La largeur de fauchée est de 3 200 km et la résolution spatiale est de 60 km au nadir. L'instrument a une masse de 40 kg et consomme 42 watts.
- PRARE (Precise Range And Range-Rate Equipment) embarqué sur le septième satellite de la série est un instrument allemand qui a volé sur le satellite d'observation de la Terre européen ERS-2. C'est un instrument actif émettant dans deux longueurs d'ondes de la bande des micro-ondes (2,5 et 6,5 cm) et analysant le signal réfléchi pour déterminer la distance du sol. Sa précision est comprise entre 2,5 et 6,5 centimètres[15].
Meteor M-1
Meteor-M-2
Les satellites de la série Meteor-M 2, dont le premier exemplaire est lancé en 2014, sont conçus comme les satellites Meteor précédents par VNIIEM pour le compte de l'agence spatiale russe Roscosmos et du Service fédéral russe d'hydrométéorologie et de surveillance environnementale (Roshydromet).
Ils ont une masse comprise entre 2 700 et 2 900 kg. Le corps du satellite est long de 5 mètres pour un diamètre de 1,4 mètre. L'envergure, une fois les panneaux solaires déployés, atteint 14 mètres. La plateforme/bus, qui est de type Resurs-UKP-M basée sur celle utilisée par le satellite Meteor-3M, consiste en un cylindre pressurisé qui contient l'électronique, l'avionique, les réservoirs d'hydrazine utilisés pour la propulsion. Les instruments et les antennes utilisées pour les télécommunications sont installées à l'extérieur. Les deux ensembles de panneaux solaires, d'une capacité de 2 kW, alimentent des batteries qui sont utilisées durant les éclipses. Le système de régulation thermique est à la fois actif et passif. Les communications sont assurées via des antennes faible gain en bande S et C pour les télémesures et les commandes, un antenne moyen gain en bande L et des antennes VHF[10].
Le satellite emporte les instruments suivants :
Radiomètre MSU-MR
MSU-MR (Multispectral Scanning Radiometer) est un radiomètre imageur de moyenne résolution spatiale collectant des images dans six bandes spectrales allant du visible à l'infrarouge thermique : 0,50 - 0,70 µm, 0,70 - 1,10 µm, 1,60 - 1,80 µm, 3,50 - 4,10 µm, 10,5 - 11,5 µm, 11.5 ± 0,50 - 12,5 µm. Il est utilisé pour réaliser des cartes des nuages à l'échelle régionale. La largeur de sa fauchée est de 2 800 km et sa résolution spatiale est de 1 kilomètre au nadir. L'ensemble a une masse de 70 kg et génère environ 660 kilobits de données par seconde[10].
Ensemble de caméras KMSS
KMSS (Multispectral Imaging System) est un ensemble de trois caméras de résolution spatiale élevée fournissant des images dans six bandes spectrales en lumière visible et dans l'infrarouge dont le bleu, le vert, le rouge et le proche infrarouge (0,76 à 0,9 micromètres). La résolution spatiale est de 60 mètres dans le rouge et le proche infrarouge et de 120 mètres dans le bleu et le vert. La largeur de la fauchée est de 960 km. L'ensemble a une masse de 8 kg et consomme 20 watts[10].
Radiomètre micro-ondes passif MTVZA-GY
MTVZA-GY (Microwave Imaging/Sounding Microwave Radiometer) est un sondeur micro-ondes passif qui fournit des profils verticaux de la température et de l'humidité de l'atmosphère et mesure des caractéristiques de la surface des océans et des terres émergées. Il effectue des mesures dans 21 bandes spectrales. L'instrument a une masse de 90 kg et consomme 80 watts. Il mesure les caractéristiques suivantes de l'atmosphère : le profil vertical de la température jusqu'à une altitude de 45 km avec une précision de 1,5 K, le taux d'humidité (entre 0 et 5 g/cm2) avec une précision de 0,25 g/cm2, les caractéristiques des nuages et le taux de précipitations de 0 à 25 mm/heures. À la surface de l'océan, il mesure la vitesse du vent entre 3 et 40 m/s avec une précision de 2 m/s la température de surface avec une précision de 1 kelvin ainsi que l'âge, les limites et les concentrations des glaces flottantes. Pour les terres émergées il mesure l'épaisseur de la neige sèche jusqu'à 1,5 mètres d'épaisseur avec une précision de 0,2 mètres et les limites des zones enneigées avec une précision de 16 km[10].
Sondeur infrarouge IKFS-2
IKFS-2 (Infrared Fourier Spectrometer-2) est un sondeur infrarouge de type spectromètre à transformée de Fourier développé par les centre de recherche Keldysh qui fournit des profils verticaux de température et du taux d'humidité de l'atmosphère. Il analyse 2 670 bandes spectrales distinctes dont la longueur d'onde est comprise entre 5 et 15 micromètres. Sa masse est d'environ 50 kilogrammes et il consomme 50 watts. Il génère 600 kilobits de données par seconde après la compression effectuée à bord du satellite[10].
Radar à synthèse d'ouverture Severjanin
Severyanin-M ORBC (Onboard Radar Complex) est un radar à synthèse d'ouverture compact fonctionnant en bande X conçu pour collecter des données quel que soit l'éclairage (dont de nuit) et la couverture nuageuses. Sa mission principale est le suivi de la glace de mer et l'observation de l'océan dans les régions arctiques. Il dispose d'un mode à faible résolution — fauchée de 1 000 km avec une résolution spatiale de 700 à 1 000 mètres — et moyenne résolution (résolution spatiale de 400 à 500 mètres). Dans sa première version installée sur le satellite lancé en 2019, le rapport signal sur bruit était trop faible pour fournir des données opérationnelles. Une nouvelle version installée sur les satellites suivants, donneraient par contre satisfaction. Severyanin a une masse de 150 kg (dont moins de 40 kg pour l'antenne seule) et consomme moins de 1 000 watts[10].
Suite d'instruments GGAK-M
GGAK-M (Geophysical Monitoring System Komplex) est une suite d'instruments mesurant différentes propriétés géophysiques. Les deux instruments principaux sont MSGI-MKA qui mesure les électrons et les protons dont l'énergie est comprise entre 0,1 et 15 keV tandis que MSGI-4C mesure la densité des particules énergétiques (protons ayant une énergie de 5, 15, 25, 30 et 40 MeV ainsi que les électrons ayant une énergie de 0,17, 0,7, 1,7, 2,0 et 3,2 MeV. MSGI-MKA a une masse de 5 kg et consomme 6,8 watts. MSGI-4C a une masse de 12 kg et consomme 6,8 watts[10].
Système de télécommunications SSPD
SSPD (Data Collection System) est un système qui récupère automatiquement les données collectées in situ par des stations météorologiques au sol ou en mer et transmises par une liaison radio à faible débit. Celles-ci sont renvoyées aux stations terriennes formant le segment sol des missions Meteor pour intégration dans les modèles météorologiques[10].
Système de collecte des messages COSPAS-SARSAT RK-SM
RK-SM est un équipement permettant de collecter les messages de détresse émis par les balises COSPAS-SARSAT et les relayer vers le sol en bande L ou X. L'équipement permet de calculer la position de la balise émettrice par estimation du décalage Doppler ou récupérer la position fournie par la balise si celle-ci est couplée avec un GPS[10].
