Methanobacterium

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Methanobacterium est un genre d'archées de la famille des Methanobacteriaceae.

Faits en bref Domaine, Embranchement ...
Methanobacterium
Description de l'image Defaut 2.svg.
Classification
Domaine Archaea
Embranchement Euryarchaeota
Classe Methanobacteria
Ordre Methanobacteriales
Famille Methanobacteriaceae

Genre

Methanobacterium
Kluyver & van Niel, 1936[1]

Espèces de rang inférieur

  • Methanobacterium aarhusense
  • Methanobacterium alcaliphilum
  • Methanobacterium beijingense
  • Methanobacterium bryantii
  • Methanobacterium congolense
  • Methanobacterium curvum
  • Methanobacterium espanolae
  • Methanobacterium ferruginis
  • Methanobacterium formicicum
  • Methanobacterium ivanovii
  • Methanobacterium kanagiense
  • Methanobacterium lacus
  • Methanobacterium oryzae
  • Methanobacterium palustre
  • Methanobacterium petrolearium
  • Methanobacterium subterraneum
  • Methanobacterium thermaggregans
  • Methanobacterium uliginosum
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Vue microscopique de Methanobacterium

Découverte

En 1776, Alexandre Volta découvrit que les bulles de gaz émanant d'un marais étaient inflammables[2]. Il en suggéra que du méthane pouvait être produit par des organismes vivants, supposament via la décomposition de matières organiques[2]. La première mise en culture de méthanogènes advint en 1933, démontrant que ce méthane était en effet produit par des organismes vivants[2].

Espèces

De nombreuses espèces différentes de Methanobacterium ont été décrites et nommées[3].

Methanobacterium formicicum est une archée présente dans la panse des ruminants[4]. La flore intestinale dégrade les aliments (polysaccharides, protéines et lipides) en molécules organiques ensuite converties en méthane par des Methanobacterium telles que Methanobacterium formicicum.[4] En cas d'introduction dans la flore intestinale de l'humain ou d'autres espèces non ruminantes, Methanobacterium formicicum peut provoquer des troubles gastro-intestinaux et métaboliques[4].

Methanobacterium oryzae a été isolée à partir d'un sol de rizière aux Philippines[5]. Les méthanogènes trouvées dans les rizières, comme Methanobacterium oryzae, utilisent souvent l'hydrogène et l'acétate comme principale source d'énergie et sont ainsi classées parmi les méthanogènes acétoclastiques et hydrogénotrophes[5]. Les Methanobacterium et autres méthanogènes dans les rizières constituent une source importante de méthane, un puissant gaz à effet de serre[5].

Methanobacterium palustre est fréquent dans les zones humides ou marécageuses et a été découvert initialement dans une tourbière de Bavière[6].

Methanobacterium arcticum a été isolée à partir de sédiments du pergélisol russe dans la région de la Kolyma[3]. Cette espèce métabolise uniquement l'hydrogène, le dioxyde de carbone et le formiate: contrairement à d'autres espèces de Methanobacterium, elle n'utilise pas l'acétate pour sa croissance[3].

Methanobacterium thermoautotrophicum peut transférer de l'ADN d'une cellule à une autre par transformation génétique naturelle[7]. Chez les archées, ce processus de transformation génétique semble être une adaptation permettant de réparer les dommages à l'ADN d'une cellule à partir des informations génétiques intactes d'une autre cellule[8].

La bactérie Methanobacterium thermaggregans a été isolée lors d'une culture en fed-batch[9]. M. thermaggregans est alcalophile et thermophile, et a été suggérée comme une souche prometteuse pour la biométhanisation[9].

Notes et références

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