Meulles

ancienne commune française du département du Calvados From Wikipedia, the free encyclopedia

Meulles est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge.

Faits en bref Administration, Pays ...
Meulles
Meulles
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Commune Livarot-Pays-d'Auge
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Guillaume Anne
2020-2026
Code postal 14290
Code commune 14429
Démographie
Gentilé Meullois
Population 315 hab. (2022)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 33″ nord, 0° 19′ 51″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 228 m
Superficie 16,29 km2
Élections
Départementales Livarot
Historique
Fusion
Intégrée à Livarot-Pays-d'Auge
Localisation
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Meulles
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Meulles
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Meulles
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    Elle est peuplée de 315 habitants[Note 1].

    Géographie

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Moles en 1050 et 1066 et Molae en 1195[2].

    Le toponyme est issu de l'ancien français meule[2] (du latin mola[3]) qui a conservé sa graphie en français moderne. Il évoque une activité meunière comme à Mosles et au Molay[4].

    Le gentilé est Meullois.

    Histoire

    L'origine de Meulles (parfois orthographié Meules) est fort ancienne, car on la trouve mentionnée dans des chartes dès le XIe siècle. Le plus ancien seigneur de Meulles mentionné dans l’histoire est Beaudouin († v. 1090), deuxième fils du comte Gilbert de Brionne, issu des ducs de Normandie ; il prit part à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant. Un seigneur de Meulles se battit à Brémule, en 1119, aux côtés de Guillaume Cliton, dernier rejeton des ducs de Normandie[5].

    En 1944, lors de la bataille de Normandie, Meulles est libérée par la 5e brigade de la 2e division d’infanterie canadienne commandée par le brigadier W. J. Megill.

    Le , Meulles intègre avec vingt-et-une autres communes la commune de Livarot-Pays-d'Auge[6] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Période Identité Étiquette Qualité
    1977 mars 2008 Dominique Letorey    
    mars 2008[7]   Pierre Mialon   Ingénieur SNCF
    mars 2014[8] décembre 2015 Patrick Beaujan MoDem Cadre commercial développement économique, conseiller général
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[9]. Quatre de ces conseillers intègrent le conseil municipal de Livarot-Pays-d'Auge le jusqu'en 2020[6] et Patrick Beaujan devient maire délégué.

    Jumelages

    Démographie

    En 2022, la commune comptait 315 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Meulles[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Meulles a compté jusqu'à 1 232 habitants en 1806.

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0691 1301 2321 1441 1801 1701 0681 050913
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    853780720762780723715694700
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    641629546525546548517557563
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
    493449396330329362393389362
    Davantage d’informations - ...
    2019 - - - - - - - -
    355--------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L’église Saint-Pierre.
    • Église Saint-Pierre du XIIe siècle. La tour du clocher est la partie la plus ancienne de l'église.
    À l’intérieur on peut voir une Vierge à l'Enfant du XVe et un Christ en croix du XVIIIe dont le pagne est doré à l’or fin.
    • Haras de Montfort et Préaux, réputé pour ses étalons. La reine d'Angleterre, Élisabeth II, a confié son étalon, Recorder, au haras Montfort et Préaux[13].
    • Château de Montfort.
    • Manoir des Chesnes du XVIIe siècle[14].
    • Manoir des Éteux de la seconde moitié du XVIIe siècle[15].

    Personnalités liées à la commune

    • Baudouin de Meules (mort vers 1090), seigneur de Meules.
    • Robert de Meules (mort en 1011), seigneur de Meules.
    • Baudouin de Meules (mort en 1090), baron anglo-normand.
    • Les barons Moels (en), quatre barons anglo-normands des XIIIe et XIVe siècles.
    • Jacques Duguay Meulles (1695-Paris, 1749), orfèvre joaillier, né le au village de Meulle, paroisse Saint-Pierre. Jacques Duguay est le quatrième d’une fratrie de huit enfants : Anne, Jean, Marie, Jacques, Denis, Charle et encore un Jean tous nés entre 1690 et 1705. Jean Duguay, son père, et Marie Leguay, sa mère se sont mariés au village de Meulles le . On ne connait pas avec exactitude la profession de Jean Duguay : était-il laboureur à Meulles ? Rien ne permet de l’affirmer. Jacques Duguay fait son apprentissage cher Joseph Moillet, orfèvre à Paris, rue Jean-Pain-Mollet, en 1715. Il épouse le , en premières noces, Catherine Moillet, fille de Joseph Moillet, son maître, et de Marie Quené. En 1722, naquit son premier fils, Joseph Pierre Duguay, qui devint, en 1756, aussi orfèvre joaillier à Paris. Le , Jacques Duguay épouse en secondes noces Marie Angélique Letot du Clos, fille de Michel Letot du Clos, officier royal sur les Aides de Paris. De cette union sont connus trois enfants : Michel Thomas, François Guillaume et Angélique Geneviève. Il décède à Paris le , rue de l'Arbre Sec, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Il est alors âgé de 54 ans. Encore aujourd’hui, le nom des Duguay est cité lors des ventes d’orfèvreries chez « Sotheby's », ou chez « Fraysse et associés », lors desquelles ces objets ont atteint des montants élevés. Les catalogues des musées mentionnent aussi leurs réalisations comme celui du Metropolitan Museum of Art en 1960, ou celui du musée du Louvre à Paris qui possède des « Mouchettes et leur plateau » venant de la collection Puiforcat par acquisition de 1955[16].
    • Le sous-lieutenant Daniel Rousseau : Daniel Rousseau, résidant à Meulles, entre en Résistance en 1943 à l'âge de 20 ans avec son frère ainé Pierre. Les deux frères participèrent à de nombreuses missions de renseignement (le château de Montfort en face de la ferme des Rousseau était occupé par un détachement de panzer-division SS ainsi que par le colonel Paffrat, intendant du Reichmarshall Rommel), des missions de sabotage telles des poses de mines ou des destructions de panneaux d'indication ainsi que la réception d'un parachutage. Un dépôt de munitions était installé à la ferme.
    Le , Daniel est capturé en mission, il est tenu en captivité dans un poste mobile de la Wehrmacht. Profitant d'une relève de garde, il enjambe les fils barbelés et prend la fuite. Il rentrera à la ferme.
    Peu de jours après, le , il repart en mission avec son frère Pierre et Guy Glasser (résidant au château), le but de la mission est de détruire la signalisation routière et de poser des mines afin de retarder les convois allemands remontant vers le tout nouveau front du débarquement. Hélas, les deux frères sont appréhendés par des éléments de la douzième Division de panzer SS. Cette division avait quitté Meulles la veille mais il restait des unités encore sur place. Pierre parvient à s'échapper, Daniel est rattrapé après avoir riposté à la grenade sur une voiture allemande. Il est attaché et on lui fait traverser le village en voiture les mains liées. Il est emmené dans un champ, il oppose un complet mutisme aux interrogations de l'ennemi. Les SS le fusilleront après lui avoir fait creuser sa tombe. Un blindé passera plusieurs fois sur son corps afin d'effacer toutes traces…
    Le , Pierre était recherché par la Gestapo, il leur échappera grâce à un quiproquo.

    Voir aussi

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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